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Vous en avez sans doute fait l'expérience, il faut s'armer de patience pour défaire l'emballage de certains produits. À tel point qu'on parle du "syndrome de l'huître" pour désigner la technique commerciale visant à rendre difficile l'ouverture de certains emballages.
Des emballages qui résistent
Les amateurs d'huîtres savent qu'il faut une technique très au point pour ouvrir ces coquillages. Leur dextérité ne serait pas de trop pour défaire certains paquets.
En effet, pour profiter de la brosse à dents ou du téléphone portable que vous venez d'acheter, il faut d'abord venir à bout du plastique dur ou de la coque résistante qui les enveloppent. Et ce n'est pas une mince affaire.
Certaines personnes perdent patience devant une telle entreprise. D'autres utilisent des objets pointus, comme des ciseaux, ou très coupants, comme des cutters ou même des lames de rasoir, pour déchirer ces emballages coriaces. Au risque, bien sûr, de se blesser.
Aux États-Unis, près d'une personne interrogée sur deux aurait déjà renoncé à acheter un produit à cause de la difficulté à ouvrir son emballage. Et les jeunes consommateurs montreraient moins de patience, à cet égard, que les plus âgés.
Donner de la valeur au produit
On peut se demander pourquoi les fabricants mettent en vente des produits dont l'emballage est si difficile à ouvrir. Il est probable que cette habitude répond à un souci de protection du produit.
Plus l'emballage est solide, mieux il préserve le produit des chocs. De même, un emballage difficile à ouvrir est un obstacle au vol et au chapardage.
Mais il y aurait une autre raison, plus subtile. Pour la comprendre, revenons à l'ouverture des huîtres. Plus l'ouverture du coquillage est longue, plus l'amateur salive en pensant au délicieux mollusque qu'il va savourer.
Il en irait de même pour le téléphone que vous venez d'acquérir. La bataille que vous devez livrer pour ouvrir l'emballage donnerait plus de valeur au produit. Quand on pense au nombre de consommateurs prêts à renoncer à l'achat d'un produit trop soigneusement empaqueté, on peut s'interroger sur la pertinence de cette technique commerciale.
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La loi française permet de changer de nom de famille. Mais un tel changement ne peut intervenir que pour des motifs légitimes, qui sont précisés par les textes.
Des motifs légitimes
Le Code civil précise les raisons qui rendent possible un changement de nom. Il s'agit de ce que les textes légaux définissent comme des "motifs légitimes".
Ainsi, on peut demander à porter un autre nom si le sien a une consonance qui prête à rire ou qui provoque des quolibets ou des insultes. De même, une personne portant le nom d'un personnage célèbre, mais connu pour ses crimes par exemple, peut demander à en changer.
On peut aussi souhaiter relever un nom en usage dans sa famille, mais qui risque de s'éteindre. Un nom d'emprunt ou un pseudonyme, consacrés par un long usage, peuvent aussi remplacer son nom officiel.
Si, dans une fratrie issue des mêmes parents, un frère ou une sœur n'a pas le même nom que les autres, il peut demander à porter le même nom qu'eux.
Les personnes pouvant présenter la demande
La demande de changement doit être faite par une personne majeure, de nationalité française. Elle peut aussi émaner d'une personne majeure agissant au nom de ses enfants.
Les parents d'un mineur, ou l'un d'entre eux, ou encore son tuteur légal, peuvent faire une demande de changement de nom pour ce mineur, sans changer eux-mêmes de patronyme.
Les démarches nécessaires
Si le changement de nom a un motif légitime, certaines démarches sont nécessaires pour le rendre effectif. La première consiste à rendre la demande publique. Elle peut être publiée, au choix, au Journal officiel ou dans un journal d'annonces légales.
La publication faite, la demande doit être adressée au Ministère de la Justice. Il n'est pas nécessaire de recourir aux services d'un avocat pour accomplir cette démarche.
Au bout de quelques mois, le Ministère donne sa réponse. Si elle est jugée recevable, le changement de nom fera l'objet d'un décret, publié au Journal officiel. Sinon, le refus de la demande doit être motivé.
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Des peintres n'auraient pas hésité à utiliser les cœurs de Rois de France et de certains princes du sang pour confectionner une peinture spéciale. Qu'en est-il de cette étrange histoire ?
Des cœurs pillés sous la Révolution
La sépulture multiple était devenue une pratique courante à la Cour de France. Il était de coutume, en effet, d'inhumer à part le cœur et les entrailles des monarques et des princes de leur famille.
En 1793, au moment de la Terreur, les révolutionnaires décident d'effacer toutes les traces de la Monarchie. Ils ordonnent ainsi de détruire les tombeaux de la nécropole royale de Saint-Denis et de disperser les dépouilles qu'ils contiennent.
De même, l'architecte et dessinateur Louis-François Petit-Radel fut chargé de s'emparer des cœurs royaux et de les jeter. Il se rend donc dans les églises, comme le Val de Grâce, où ces organes sont conservés dans des reliquaires.
Mais, au lieu de se débarrasser des cœurs de Louis XIII, de Louis XIV ou d'Anne d'Autriche, il les aurait vendus à des peintres.
Une curieuse peinture
Quel pouvait bien être le but de ce commerce macabre ? Si des peintres ont pu acheter les cœurs royaux vendus par Petit-Radel, c'est qu'ils s'en servaient pour fabriquer des couleurs.
En effet, cet organe leur aurait permis de confectionner du "brun de momie". Comme son nom l'indique, cette mixture était préparée d'ordinaire avec de la chair de momie. Réduite en poudre, elle devait macérer un certain temps avec des aromates et de l'alcool.
On obtenait ainsi une sorte de pâte au coloris brun-rouge, réputée pour donner à la composition une brillance exceptionnelle et une sorte de transparence. Mais un peintre aurait obtenu un résultat supérieur en utilisant un cœur humain.
En tous cas, des artistes, comme Martin Drolling, auraient eu recours à ce "brun de momie" dans certaines de leurs toiles, comme "L'intérieur d'une cuisine", peint en 1815 et conservé au musée du Louvre.
Cette même année, il aurait d'ailleurs rendu à son descendant le cœur intact de Louis XIII. On manque cependant de preuves solides pour prouver la véracité de cette curieuse histoire.
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La vache hilare qui orne les célèbres boîtes de fromage fondu a sans doute beaucoup fait pour en assurer le succès. Mais, au fait, d'où vient ce nom de " la vache qui rit" ?
La première "vache qui rit"
L'origine du nom "la vache qui rit" remonte à la Première Guerre mondiale. C'est Léon Bel qui en a l'idée. Cet homme d'affaires, qui a succédé à son père dans un négoce d'affinage de comté, invente, en 1921, le fromage fondu à base de crème de gruyère qui deviendra "la vache qui rit".
Durant la guerre de 1914-1918, Léon Bel est affecté dans le service du train, qui s'occupe de la logistique et du transport des troupes. Les soldats ont l'habitude d'apposer des emblèmes sur les wagons et les camions.
L'un d'entre eux figure une vache riant aux éclats. Le dessin s'accompagne de ce titre : "La wachkyrie". Il s'imprime dans la mémoire de Léon Bel.
Un célèbre dessinateur
Cette vache n'a pas été dessinée par n'importe qui. En effet, on doit ses traits à Benjamin Rabier. Ce célèbre illustrateur s'est souvent inspiré du monde animal dans ses dessins. Il crée aussi de nombreux dessins animés, qui mettent en scène un petit canard jaune du nom de Gédéon.
Cette vache dessinée par Benjamin Rabier se nomme donc la "wachkyrie". Il s'agit d'un sobriquet se référant aux Walkyries, ces divinités de la mythologie germanique. Cet emblème est donc une manière de railler l'adversaire.
Quand, en 1921, Léon Bel cherche un nom pour sa spécialité de fromage fondue, il se souvient de l'affichette aperçue sur les wagons de ravitaillement. La guerre est finie et, même si la volonté de revanche est palpable, il n'est plus question de se moquer des Allemands.
Bel reprend donc cette vache au rire épanoui, qu'il féminise, sur les conseils de la femme de Benjamin Rabier, en la parant de boucles d'oreille en forme de boîtes de fromage. Il lui donne aussi cette vive couleur rouge qu'on lui connaît encore aujourd'hui.
Mais le nom est modifié. De " la wachkyrie", on passe en effet à "la vache qui rit".
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Lors de la Convention de Philadelphie, en 1787, qui devait aboutir à l'adoption de la Constitution des États-Unis, le compromis dit des 3/5e fut adopté afin de régler le problème de la représentation de certains États à la future Chambre des Représentants.
Quelle valeur électorale donner à un esclave ?
Le nombre de sièges attribué à chaque État, dans la future Chambre des Représentants fédérale, dépendrait de l'importance de sa population. Or, dans certains États, la population n'était pas composée de la même façon.
En effet, elle comportait un grand nombre d'esclaves. Dès lors, la question qui se posait aux membres de la Convention était la suivante : devait-on exclure les esclaves du décompte de la population ou devait-on en tenir compte ?
Dans l'affirmative, de quelle manière devait-on les compter ? Finalement, les conventionnels décidèrent de compter un esclave comme 3/5e d'un homme libre. Les délégués des États du Nord s'y opposèrent, au motif que les esclaves ne pouvaient ni voter ni posséder des biens.
Ce compromis des 3/5e, qui devait régler les élections à la Chambre des Représentants, fut inscrit dans la Constitution de 1787.
Une plus grande influence pour les États esclavagistes
L'adoption de ce compromis eut pour conséquence de donner un certain avantage aux États esclavagistes. En effet, il a permis de compter des personnes absentes des États du Nord et d'octroyer ainsi plus de sièges à des États du Sud dont l'influence s'est accrue d'autant.
Il est à noter que la discussion de cet article, et cette façon de donner une moindre valeur à certains hommes qu'à d'autres, ont bien créé une certaine gêne chez quelques délégués. L'un d'entre eux a même profité de l'occasion pour réclamer l'adoption de lois anti-esclavagistes.
Dans un pays qui accordait tant d'importance à l'égalité des droits, la mesure est pourtant passée sans encombre. Très peu de délégués ont remis en cause le principe même de l'esclavage.
Il faudra attendre la fin de la guerre de Sécession, et l'adoption du 13e amendement, en 1868, visant à préserver les droits des anciens esclaves, pour voir le compromis des 3/5e formellement aboli.
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Les électrochocs, pour soigner certains troubles psychiques, ont encore très mauvaise réputation. Pourtant, ils sont toujours utilisés aujourd'hui, mais dans des conditions très différentes. Leurs résultats seraient très probants dans le traitement de certaines maladies.
Une offre de soins mal répartie
Plus de 20.000 séances de sismothérapie, comme on appelle désormais les électrochocs, auraient eu lieu en 2011. De 100 à 200 personnes en bénéficieraient aujourd'hui chaque année.
Mais ces soins ne sont proposés que par une quarantaine de centres. À cet égard, les inégalités entre régions restent importantes.
Un protocole strict
Le protocole encadrant les séances de sismothérapie est très strict. Le patient est informé du déroulement de la session et des effets secondaires qu'elle peut provoquer. Il doit donner son accord écrit, ce qui peut être fait, dans certains cas, par son représentant légal.
L'intervention se fait sous anesthésie générale. Un produit spécifique est injecté au patient pour éviter les convulsions musculaires.
Le cerveau reçoit, durant une vingtaine de secondes, un courant électrique de faible intensité. Il réagirait à la crise convulsive ainsi déclenchée, au reste de courte durée, en créant de nouvelles connexions et en sécrétant des hormones. Ces réactions auraient une véritable action réparatrice.
On a également observé que cette décharge électrique entrainerait une augmentation du volume de certaines régions cérébrales, impliquées notamment dans la mémorisation.
Une véritable efficacité
La sismothérapie se montrerait très efficace pour traiter certaines affections psychiatriques. Ainsi, elle améliorerait l'état de patients souffrant de dépressions sévères dans 80 à 90 % des cas.
Elle serait particulièrement indiquée pour soigner les dépressions résistantes aux antidépresseurs. Et le taux de réponse serait supérieur à celui des médicaments.
De même, l'efficacité de la sismothérapie dans le traitement de la schizophrénie semble avérée. Il s'agit notamment des formes de la maladie dans lesquelles le patient refuse de s'alimenter et ne réagit plus.
La sismothérapie peut entraîner des effets secondaires, comme une certaine confusion, juste après la séance, ou des problèmes de mémoire. Mais, en règle générale, ces troubles cognitifs ne durent pas plus de quelques mois.
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L'œuvre sans doute la plus célèbre d'Antoine de Saint-Exupéry, "Le petit prince", n'a pas été écrite en France, mais aux États-Unis. En effet, depuis le mois de décembre 1940, le célèbre aviateur s'était exilé dans ce pays.
Un pilote en exil
Saint-Exupéry n'a accepté ni l'armistice de juin 1940 avec l'Allemagne nazie ni la mise en place du régime de Vichy. Aussitôt démobilisé, il se rend donc au Maroc, puis, de là, s'envole pour les États-Unis.
Il arrive à New York le dernier jour de l'année 1940. Le célèbre pilote n'est pas venu se mettre à l'abri. Il compte profiter de sa notoriété pour persuader les Américains, dont la majorité demeure isolationniste, d'entrer en guerre aux côtés de l'Angleterre.
Et Saint-Exupéry pense représenter une alternative à de Gaulle. Il n'éprouve en effet guère de sympathie pour le mouvement gaulliste qui, à New York, offre le spectacle de ses divisions.
Des influences diverses
C'est après son arrivée aux États-Unis que "Le petit prince" fut écrit dans une bourgade paisible, située sur la côte Nord de Long Island. Mais le livre sera publié à New York en 1943.
C'est en voyant l'écrivain dessiner la silhouette d'un petit garçon sur un coin de nappe, alors qu'ils dînaient au restaurant, que l'éditeur de Saint-Exupéry et sa femme lui auraient conseillé d'introduire ce personnage dans un conte.
À vrai dire, l'idée d'écrire un tel récit lui trottait dans la tête depuis quelque temps déjà. Elle lui serait venue alors qu'il séjournait à l'hôpital, en 1940. Son amie, l'actrice Annabella, venue lui rendre visite, lui aurait lu un conte d'Andersen qui lui aurait donné l'idée d'en écrire un à son tour.
Et Saint-Exupéry aurait commencé à illustrer son histoire grâce à la boîte de peinture offerte par le cinéaste René Clair. Dès l'année 1940, la silhouette du garçonnet à l'écharpe, qui va devenir le "petit prince", apparaît dans la correspondance de Saint-Exupéry.
D'autres influences ont encore pu jouer, comme celle de la femme de son éditeur qui, elle aussi, lui aurait suggéré d'écrire un conte de fées.
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Pour nombre de nos contemporains, l'étoile rouge est un symbole associé au communisme et à la Russie de Lénine et Staline. Mais c'est aussi l'emblème d'une bière et d'une eau minérale bien connues, ainsi que d'un grand magasin new-yorkais. Mais d'où viennent ces étoiles moins "politiques" ?
De l'alchimie aux tatouages
L'origine de l'étoile rouge qui orne les bouteilles de Heineken et de San Pellegrino n'est pas connue avec précision. Elle tient d'ailleurs autant de l'histoire que de la légende.
Comme l'étoile de David, cette étoile adoptée par les brasseurs, sans doute à partir du XIVe siècle, aurait eu 6 branches. Puis elle en perdit une. La signification de ces branches fait l'objet de plusieurs hypothèses.
Elles représenteraient 4 des 5 éléments, plus une sorte de protection magique. Selon une autre hypothèse, ces branches symboliseraient des éléments alchimiques, comme l'air, l'eau ou la fermentation, qui joueraient un rôle essentiel dans la fabrication de la bière.
Selon la légende, les brasseurs auraient accroché cette étoile rouge au-dessus des cuves, pour garantir la qualité du breuvage. Quant à l'étoile de San Pellegrino, elle serait la reproduction du tatouage du créateur de la boisson, qui était un ancien marin.
Un symbole disputé et diversement apprécié
L'utilisation de l'étoile rouge à des fins commerciales n'est pas du goût des communistes, qui se considèrent, en quelque sorte, comme les légitimes propriétaires de cet emblème.
C'est ainsi que le parti communiste russe a demandé au gouvernement de prendre des mesures pour protéger ce symbole de la convoitise capitaliste.
Et pourtant, les communistes ne peuvent guère revendiquer l'antériorité en la matière. En effet, les magasins Macy's ont ouvert leurs portes dès 1858 et la première brasserie Heineken a été fondée en 1864. Soit bien avant la fondation du parti bolchevik russe, en 1903.
De leur côté, certains pays tolèrent mal un symbole qu'ils assimilent sans peine au communisme. C'est ainsi que le gouvernement hongrois veut sanctionner Heineken, au motif que ses bouteilles arborent un emblème communiste. Ce qui lui permettrait d'évincer le concurrent le plus sérieux d'une bière locale qui peine à s'imposer.
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Depuis quelques années, le Ministère de la Défense a décidé de travailler en collaboration avec des auteurs de science-fiction. Ils doivent imaginer les situations conflictuelles qui pourraient se produire dans l'avenir. Ce qui permettrait aux pouvoirs publics de prendre d'éventuelles dispositions pour y faire face.
Mieux imaginer le futur
C'est l'Agence d'innovation de Défense, un organisme dépendant du Ministère, qui annonce, en 2019, la constitution future d'une "Red team" Défense. Elle doit regrouper des auteurs, scénaristes et dessinateurs de science-fiction, chargés d'élaborer des scénarios dramatiques pour le futur.
L'année suivante, l'Université Paris Sciences et Lettres, qui regroupe de nombreuses institutions académiques et de recherche, est chargée de recruter les membres de la "Red team". Elle en réunit une dizaine au total.
Ils doivent travailler en liaison étroite avec les militaires et les ingénieurs de la "Blue team", qui dépend du Ministère de la Défense.
En partie confidentiels, les travaux de ces auteurs de science-fiction ont abouti à la publication des premiers scénarios imaginés par leurs soins.
Des scénarios déjà connus
Plusieurs des scénarios imaginés par la "Red team" dont donc disponibles, sous la forme d'un ouvrage récemment paru ou même en ligne.
L'un d'eux met en scène des millions de migrants, dont le nombre n'a cessé de grossir en raison du changement climatique. Ils en viennent à fonder une véritable nation, aux frontières fluctuantes.
Composée d'individus n'ayant souvent rien à perdre, cette société parallèle devient menaçante. Elle finit par s'en prendre à une installation spatiale, basée en Guyane française et chargée notamment du transport des touristes dans l'espace.
Un autre scénario imagine une société future où ne régnerait plus aucun consensus culturel. Elle serait fragmentée en petits groupes, puisant dans des ressources numériques les seules informations tendant à conforter leur vision du monde.
Cette "chronique d'une mort culturelle annoncée" qui, à certains égards, décrit une réalité déjà en partie présente, a suscité de nombreuses réactions. Elle fait bien augurer d'une collaboration qui, associant des professionnels et des spécialistes de la prospective, peut déboucher sur une meilleure appréhension des défis du futur.
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