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L'aversion gustative conditionnée, aussi appelée effet Garcia, désigne, chez l'homme comme chez l'animal, un dégoût pour un aliment ou une substance associés à la survenue consécutive de troubles de santé ou d'une maladie.
L'aversion gustative chez les animaux...
Cette aversion gustative a été nommée effet Garcia d'après le nom d'un psychologue américain. Il proposa en effet à des éleveurs américains, dont les moutons étaient décimés par des coyotes, d'imprégner leurs carcasses d'un produit provoquant des vomissements.
Quelque temps après, les éleveurs se sont aperçus que les coyotes laissaient leurs troupeaux tranquilles. Les prédateurs avaient donc fait une association entre la viande de mouton et les vomissements qu'elle provoquait.
Désormais, ils évitaient d'en manger. Cette aversion gustative n'était donc pas innée, mais apprise. Des expériences similaires ont été faites avec d'autres animaux. On a ainsi mêlé du chlorure de lithium à des aliments dont des rats étaient très friands.
L'effet de cette substance a été tel que les rongeurs ont refusé à l'avenir de consommer ces aliments. Cette aversion gustative conditionnée, qui semble spécifique aux mammifères, peut se manifester après un temps assez long, entre 12 et 24 heures parfois.
...Mais aussi chez les hommes
Ce sentiment de dégoût existe aussi chez l'homme. Comme dans les exemples précédents, il peut être associé à la consommation d'aliments qui entraînent, de manière directe, des effets secondaires gênants, comme la nausée par exemple.
Mais cette aversion gustative se manifeste même dans le cas où la consommation d'un aliment a précédé l'apparition de certains troubles, mais dont nous savons qu'elle ne les a pas causés.
Si vous avez eu la nausée après avoir consommé un aliment, vous éviterez d'en manger à l'avenir, même s'il n'est pour rien dans l'apparition d'un malaise qui a d'ailleurs pu se manifester longtemps après le repas.
Au départ, la nourriture absorbée est un élément neutre. Mais, comme elle est associé à un élément conditionné, le fait de se sentir malade, elle devient l'objet d'une sensation que l'expérience nous a appris à éprouver : un sentiment de malaise.
Mais une telle explication des mécanismes du conditionnement ne fait pas l'unanimité chez les scientifiques.
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Le langage est rempli de mots ou d'expressions familiers, dont l'origine est parfois curieuse. C'est le cas, entre bien d'autres, pour le mot "bus" et la locution "avoir des scrupules".
L'origine du mot "bus"
Quand nous prenons le "bus", nous n'imaginons pas à quel point l'origine de ce mot familier tient du hasard. En effet, pour assister à la naissance de ce terme, il faut remonter à un jour d'août 1826.
Ce jour-là, un certain Stanislas Baudry, un ancien militaire, crée un service régulier de voitures (hippomobiles bien sûr) pour transporter des passagers. Elles relient le centre de Nantes à un quartier excentré, dans lequel Baudry a créé un établissement de bains.
Les voitures sont stationnées sur une place, devant la boutique d'un chapelier appelé Omnes. L'enseigne indique "Omnibus Omnes", autrement dit "Omnes pour tous". Peu à peu, les passagers, qui voient l'enseigne chaque fois qu'ils montent en voiture, prennent l'habitude d'appeler ces véhicules des "omnibus".
L'usage du mot se répand, et on finit par le raccourcir : d'"omnibus" on passe donc à "bus".
Pourquoi dit-on "avoir des scrupules" ?
Les mots passent parfois d'une origine très concrète à un registre plus abstrait. C'est le cas du mot "scrupule". Au départ, le terme "scrupule", emprunté au latin "scrupulus", désigne une petite pierre aux arêtes aiguës.
Au cours des longues marches qui les menaient sur les voies romaines de l'Empire, les légionnaires avaient souvent les pieds blessés par ces "scrupules" pointus. Ils se sentaient alors dans l'embarras.
S'ils continuaient à marcher, ils avaient les pieds en sang. Mais s'ils s'arrêtaient pour enlever les pierres de leurs sandales, ils s'exposaient à des sanctions.
Peu à peu l'expression "avoir des scrupules" s'est mise à désigner l'hésitation face à une action à accomplir. Ou, plus exactement, une incertitude mâtinée d'une certaine inquiétude et même de remords. On était bien loin de la petite pierre qui martyrisait les pieds des soldats romains.
Dans le même ordre d'idées, une autre petite pierre, le "calcul", en est venue, avec le temps, à désigner une opération de l'esprit.
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Après l'agression d'Yvan Colonna, condamné pour le meurtre du préfet Érignac, en 1998, par un autre détenu, le gouvernement vient de lever le statut de "détenu particulièrement signalé" (DPS) de deux autres prisonniers impliqués dans cet assassinat. Mais que signifie ce statut ?
Le profil d'un DPS
Ce statut de "détenu particulièrement signalé" est régi par des circulaires parues notamment en 2012 et 2013. Les autorités judiciaires vérifient certains éléments avant de considérer des détenus comme des DPS et de les inscrire sur un registre spécifique.
Il s'agit de détenus ayant réussi à s'enfuir ou ayant essayé de le faire. De ce fait, ils sont d'abord signalés pour ces risques d'évasion. D'autant que ces détenus classés DPS peuvent également bénéficier de complicités extérieures, au sein de la criminalité organisée ou des réseaux terroristes.
Par ailleurs, ces détenus représentent, notamment en cas d'évasion, un risque élevé pour l'ordre public. Ils se sont en effet rendus coupables de meurtres, de viols ou d'actes de torture, à l'extérieur ou même dans leur prison. Il s'agit donc d'individus particulièrement dangereux.
Des mesures de surveillance renforcées
En principe, un "détenu particulièrement signalé" n'est pas placé à l'isolement, ni privé d'activités ou de promenades. Il fait cependant l'objet d'une surveillance renforcée.
Un détenu classé DPS est plutôt emprisonné dans une maison centrale, un type d'établissement pénitentiaire spécialement conçu pour recevoir les détenus les plus difficiles.
Par ailleurs, la cellule d'un DPS est située à proximité d'un poste de surveillance. Surveillé avec une grande vigilance, il est l'objet de fouilles plus fréquentes; de même, sa correspondance est davantage contrôlée et les visites sont réglementées.
Il peut se livrer à des activités en prison, mais leur choix est plus restreint et leur déroulement strictement encadré. Ces mesures de surveillance varient cependant selon les détenus et les établissements pénitentiaires.
La mise en œuvre de ce statut de DPS a parfois suscité la méfiances des organismes européens chargés de veiller au respect des droits des détenus. Ils ont notamment pointé la fréquence des contrôles nocturnes et d'autres pratiques qu'ils estiment contraires à ces droits.
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La guerre en Ukraine a remis l'OTAN sur le devant de l'actualité. Fondé en 1949 pour contenir l'avancée du bloc communiste, cet organisme militaire joue toujours un rôle essentiel dans la défense de l'Europe.
Stopper l'avancée communiste en Europe
À la fin de la Seconde Guerre mondiale, les troupes soviétiques se dirigent vers l'Allemagne, tandis que les Alliés l'assaillent par l'Ouest. Dans leur progression, elles envahissent donc les pays d'Europe centrale et orientale, qu'elles font passer sous la coupe de l'URSS.
En 1947, le Président Truman édicte la doctrine qui porte son nom : elle a pour but d'endiguer l'avancée communiste en Europe. Ce barrage contre la progression du camp adverse passe par l'aide économique massive du plan Marshall, adopté en avril 1948.
Son objectif est de désamorcer la propagande communiste, fondée en partie sur l'exploitation des difficultés économiques des populations. Pour arrêter les communistes, l'Europe se dote aussi d'une défense commune, consacrée par la création de l'Organisation du Traité de l'Atlantique du Nord, ou OTAN, le 4 avril 1949.
En 1955, l'URSS ripostera en créant, avec les pays d'Europe de l'Est sous sa domination, une alliance militaire qui prendra le nom de Pacte de Varsovie.
Une alliance défensive
L'OTAN a mis en place un système de défense collective, fondé sur la volonté de protéger l'Europe d'une éventuelle agression par l'URSS et ses pays satellites.
Cela signifie que, si l'un des pays membres de l'OTAN, en Europe ou en Amérique du Nord, est attaqué par un autre pays, les autres partenaires de l'organisation doivent lui venir en aide et déclarer la guerre à l'agresseur.
Cependant, une telle action n'est pas automatique et chaque pays membre conserve en principe son autonomie de décision. En effet, chaque nation garde sa propre armée, mais le commandement de l'OTAN est intégré et les politiques de défense font souvent l'objet d'une définition commune.
La France s'est retirée, en 1966, du commandement intégré de l'OTAN, mais demeure présente dans ses autres institutions, et notamment au sein du Conseil de l'Atlantique Nord, qui demeure le principal organe de décision. Aujourd'hui, l'OTAN compte 30 membres.
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De nombreux propriétaires de chats font castrer leur animal. Certains, pourtant, voient cette stérilisation comme un acte barbare. Or, non seulement le chat n'en souffre pas, mais il y gagne des années de vie supplémentaires.
Des chats en meilleure santé...
Le premier avantage de la castration, bien sûr, est d'éviter que votre chat ne se reproduise à un rythme accéléré. En effet, qu'allez-vous faire des chatons qui vont naître si vous ne pouvez les garder ? On le sait, leur sort n'est pas toujours enviable.
Par ailleurs, la castration va protéger votre animal domestique de certaines maladies. Si cet acte est pratiqué à temps, sur un chat âgé de 4 à 6 mois, elle peut lui épargner des affections graves, comme certaines tumeurs cancéreuses par exemple.
...Et qui vivent plus vieux
Si votre chat n'est pas castré, il ne tardera pas à se mettre à la recherche d'une femelle. S'il vit en intérieur, il cherchera à marquer son territoire de diverses manières, en griffant les meubles ou en urinant dans l'appartement.
En résumé, il faut vous attendre à des dégradations. Et vous aurez du mal à tenir votre animal. Travaillé par ses hormones, il deviendra turbulent et vous rendra la vie difficile.
Si votre animal peut sortir, il parcourra de longues distances pour trouver une femelle. Il courra donc plus de risques de se faire écraser par une voiture. Et il n'hésitera pas à se battre avec d'autres mâles pour conquérir sa femelle. Il peut bien sûr se blesser dans ces bagarres.
Le chat castré, lui, sera beaucoup plus paisible et s'aventurera beaucoup moins loin. Il aura donc toutes les chances de vivre plus longtemps. On estime qu'en moyenne un chat "entier" vivant dans la rue n'aura qu'une espérance de vie de 2 à 5 ans, alors qu'un chat castré peut atteindre 20 ans.
Seul bémol : ce dernier, adepte d'une vie calme, aura tendance à prendre du poids. Il sera également sujet aux calculs urinaires. C'est pourquoi il est important de lui faire faire de l'exercice et de contrôler sa quantité de nourriture quotidienne.
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Nous employons chaque jour des expressions dont nous ignorons l'origine. Ainsi, savez-vous ce que signifient "branle-bas de combat" et "donner sa langue au chat" ?
Une expression militaire
Pour comprendre ce que veut dit dire "branle-bas de combat", il faut d'abord préciser que le "branle" désigne le hamac dans lequel dormaient les matelots. Chaque matin, ils recevaient l'ordre du "branle-bas".
Ils devaient alors décrocher leur hamac et nettoyer le navire de fond en comble. Mais si la consigne était celle du "branle-bas de combat", les marins savaient que le bateau ne tarderait pas à être attaqué.
Comme ils le faisaient tous les jours, ils devaient d'abord décrocher leur hamac. Ceci fait, ils étaient bien sûr dispensés de la corvée de nettoyage.
Au lieu de briquer le pont du bateau, ils devaient rouler les hamacs près des embrasures des canons. Disposés de la sorte, ils protégeaient l'équipage des boulets ennemis et des éclats de bois.
Du chien au chat
L'expression "donner sa langue au chat" date du XIXe siècle. Elle vient d'un autre dicton, employé notamment par Mme de Sévigné :"jeter sa langue aux chiens". À cette époque, on lançait les restes aux chiens, autrement dit ce qui ne compte pas, ce qui n'a pas de valeur.
Jeter sa langue aux chiens, cela voulait dire qu'on renonçait à s'exprimer, donc à trouver la solution de la devinette qu'on vous posait. Mais alors, pourquoi le chat a-t-il remplacé le chien ?
Cette substitution serait due à une expression de George Sand :" mettre quelque chose dans l'oreille du chat". Autrement dit, lui confier un secret qui restera bien gardé, puisque cet animal est muet.
"Donner sa langue au chat" s'inspirerait toujours de l'expression "jeter sa langue aux chiens", car l'organe de la parole est devenu inutile, puisqu'on renonce à s'en servir. Mais cette langue, on préfère au fond la confier au chat, qui la gardera sûrement et pourra la rendre au besoin.
Il se peut aussi que le verbe "donner", moins dur, ait été préféré à "jeter", et que le chat ait paru plus pacifique que le chien.
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L'usage compulsif de l'iphone et, d'une manière générale, des téléphones connectés, a de nombreux effets. L'une de ses conséquences est la baisse des ventes de chewing-gum. Heureusement pour ses fabricants, cette célèbre gomme à mâcher ne manque pas d'atouts pour séduire les consommateurs.
Les iphones et le chewing-gum
Iphone ou smartphone, la plupart des gens ne peuvent plus s'en passer. Rester quelques minutes sans consulter leurs écrans est au-dessus de leurs forces.
Ainsi, dans les transports en commun, par exemple, les lecteurs de livres ou de journaux sont devenus rares. La plupart des usagers sont penchés sur leurs téléphones. Et c'est la même chose dans les supermarchés.
L'endroit où on les consulte le plus, ce ne sont pas tant les travées du magasin que la file d'attente devant les caisses. Captivés par leur navigation sur le web, les consommateurs ne prêtent plus guère attention aux chewing-gums surtout vendus près des caisses.
Aussi, depuis 2007, les ventes ont-elles baissé d'environ 15 %, malgré les efforts des industriels pour varier la présentation et les parfums de ces friandises.
Une friandise qui a surtout des avantages
Mais le chewing-gum ne vaut pas seulement pour son goût et cette manière si particulière de le consommer. Il a d'autres atouts, que les fabricants pourraient mettre en avant pour augmenter leurs ventes.
En premier lieu, il rendrait plus intelligent. Cette assertion n'est pas aussi saugrenue qu'elle en a l'air. Comme on sait, le chewing-gum se mâche, et cette mastication favoriserait la diffusion du sang dans le cerveau.
Par ailleurs, le chewing-gum éliminerait de la bouche un très grand nombre de bactéries. Mais il doit être dépourvu de sucre, sinon il nourrirait ces micro-organismes au lieu de les détruire.
D'après certaines études, le chewing-gum serait excellent pour le système digestif et faciliterait le transit intestinal. À condition, cependant, de ne pas le mâcher trop longtemps, ce qui pourrait provoquer des flatulences et des ballonnements.
Pourtant, cette gomme à mâcher n'aurait pas que des avantages. En effet, elle favoriserait la consommation d'aliments gras et ne prédisposerait pas les enfants au calme.
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L'Écossais Gregor MacGregor imagina l'une des supercheries les plus audacieuses de l'Histoire. En effet, il n'hésita pas à inventer de toutes pièces un pays dont il vendit les richesses à des gens crédules.
Du militaire...
Né en 1786, Gregor MacGregor s'enrôle d'abord dans l'armée britannique. Puis il part pour l'Amérique du Sud, où les colonies espagnoles s'émancipent les unes après les autres.
Il participe ainsi, en tant qu'officier, à la guerre d'indépendance du Venezuela, qui oppose ce pays à l'Espagne entre 1810 et 1823. Il épouse une parente de Simon Bolivar, le libérateur du Venezuela et d'autres pays d'Amérique latine.
En 1817, MacGregor parvient à s'emparer d'une île possédée par les Espagnols. Mais ces faits d'armes finissent par le lasser. Il est d'ailleurs tenu pour un couard, peu courageux face au feu.
...Au "prince de Poyais"
Gregor MacGregor imagine alors une activité plus lucrative. En 1820, il arrive au Honduras et se fait octroyer, par un potentat local, 32.000 hectares de terrain. Il s'agit d'une terre ingrate, impropre à la culture.
Mac Gregor baptise son domaine "Poyais", d'après le nom d'une tribu voisine. L'année suivante, il se rend en Angleterre, paré d'un nouveau titre. En effet, il se fait appeler "Cazique de Poyais", autrement dit le "chef" ou le "prince" de ce nouveau territoire.
D'après ses dires, le "Poyais" est un véritable État, avec son système de gouvernement, plutôt démocratique, et même un service militaire, auquel sont assujettis les habitants.
Pour donner plus de vraisemblance à son histoire, MacGregor invente une monnaie et un drapeau pour ce nouveau pays. Et il parvient à susciter l'intérêt autour de lui. Des Anglais vendent leurs biens pour faire fortune dans le nouvel État, d'autres signent des contrats de travail.
Pas moins de trois navires transportent ces immigrants vers le Poyais. À l'arrivée, la désillusion est rude. À la place des villes annoncées, les nouveaux venus ne trouvent que des terres incultes et quelques masures.
Dans ce climat inhospitalier, une centaine de colons succombent à la malaria ou meurent d'inanition. Pourtant, aucune de ces victimes ne s'est plainte de la supercherie imaginée par Gregor MacGregor.
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Le biais des survivants, ou du survivant, est une manière particulière d'appréhender la réalité. Elle consiste à évaluer une situation donnée en se concentrant sur les seuls réussites qu'elle a engendrées.
Tenir compte aussi des échecs
D'une certaine manière, le biais du survivant, spontanément adopté par l'esprit humain, tend à déformer la réalité. C'est durant la Seconde Guerre mondiale que ce terme a été utilisé pour la première fois.
Un scientifique remarque alors que les études menées pur améliorer la résistance des avions aux tirs de l'ennemi ne tenaient compte que des appareils revenus à la base. Pour déterminer les endroits où il convenait de renforcer les blindages, il fallait aussi considérer les avions qui avaient été abattus.
En d'autres termes, il ne fallait pas se concentrer sur les seuls succès mais intégrer également les échecs aux calculs effectués.
Un biais qui se rencontre souvent
Depuis sa découverte, on s'est aperçu que le biais du survivant pouvait s'appliquer à de nombreux domaines et s'étendait à bien des aspects de notre vie quotidienne.
Ainsi, on a tendance à surestimer la qualité des œuvres littéraires de telle ou telle époque parce qu'on ne tient compte que des livres qui sont arrivés jusqu'à nous. Mais si on recensait une partie des ouvrages qui ont sombré dans l'oubli, on serait sans doute obligé de nuancer cette opinion positive.
Dans le domaine économique, la mesure des performances de l'industrie, dans tel ou tel secteur, peut être faussée par la seule prise en compte des entreprises affichant des résultats positifs.
De même, l'orientation professionnelle se fonde souvent sur l'étude des avantages d'un métier, et des réussites de certains de ceux qui l'ont choisi. Mais, pour se faire une idée plus objective de cette profession, il ne faudrait pas négliger le témoignage des personnes qui ne se sont pas épanouies dans ce métier.
Le biais du survivant joue aussi dans le domaine médical. Ainsi, pour évaluer le taux de survie des patients touchés par une maladie, on ne prend pas toujours en compte les décès précoces; ce qui tend à fausser l'évaluation.
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On le sait, avant d'entamer une carrière politique, à partir de 1991, Vladimir Poutine est entré au KGB. D'après ses propres dires, il y serait entré par vocation. Sa fréquentation des services secrets aurait influencé sa vision des choses et sa façon d'aborder ses interlocuteurs.
Une vocation
Vladimir Poutine ne serait pas entré au KGB par hasard. Le monde des services secrets l'aurait fasciné, comme beaucoup d'adolescents. Ce serait donc une sorte de vocation. C'est du moins ainsi qu'il présente lui-même les choses.
Un an environ avant la fin de ses études secondaires, il aurait décidé de s'orienter dans cette voie. Il serait même entré au siège du KGB pour proposer ses services. On l'aurait alors éconduit, en lui conseillant de terminer ses études.
Il aurait donc entamé des études de droit et c'est durant cette période qu'il aurait été contacté par un membre du KGB. Après avoir obtenu son diplôme, en 1975, le futur dirigeant russe intègre le KGB, où il reste jusqu'en 1991.
Même s'il en est sorti avec le grade de lieutenant-colonel, il semble que Poutine ait fait une carrière assez terne au sein des services secrets russes. Il a d'abord travaillé au secrétariat, avant d'être affecté au contre-espionnage et de servir durant 5 ans à l'étranger. Il sera en effet opérateur en Allemagne de l'Est.
Une carrière qui a façonné Vladimir Poutine
Intégrer le KGB, c'était un peu faire partie du sérail. Ainsi, la carrière de Vladimir Poutine au sein des services secrets lui a permis de nouer des contacts très utiles et de maîtriser, plus ou moins bien, des langues étrangères, comme l'allemand ou l'anglais.
La carrière au KGB du futur maître du Kremlin l'a également familiarisé avec l'exercice autoritaire du pouvoir et la manière de tenir la population en lisière.
Il a aussi conservé les réflexes d'un agent des services secrets. Ainsi, il se renseigne sur les éventuelles failles de ses interlocuteurs, pour avoir un moyen de les déstabiliser. Connaissant la peur des chiens manifestée par Angela Merkel, il la reçoit ainsi flanqué de deux dogues.
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