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Les médecins ont coutume d'arborer un symbole à la forme particulière, qu'on appelle un caducée. Mais il ne doit pas être confondu avec des emblèmes assez similaires, utilisés par d'autres professions.
Le bâton d'Esculape
Le caducée devenu le symbole de la médecine est aussi appelé bâton d'Esculape. C'était le nom du dieu romain de la médecine, que les Grecs appelaient Asclepios. Dans la mythologie grecque, c'est le fils d'Apollon, que Zeus punit pour avoir voulu ressusciter les hommes.
Asclepios-Esculape était le plus souvent représenté appuyé sur un bâton. Et, autour de ce bâton, s'enroulait un serpent. Selon les traditions, ce bâton représentait l'arbre de vie ou la vie itinérante du médecin parcourant les routes pour soigner les malades rencontrés en chemin.
Quant au serpent, sa mue, qui lui permet de changer de peau, est le symbole du malade, dont le corps meurtri est régénéré par la médecine. On ne s'étonnera donc pas que ce caducée soit devenu, depuis 1945, le symbole officiel de la médecine. On y a juste ajouté un miroir, symbole de sagesse et de prudence.
Deux autres symboles
Il existe d'autres symboles assez comparables au bâton d'Esculape, qu'il faut se garder de confondre avec lui. C'est le cas du bâton d'Hermès, ou Mercure pour les Romains.
Dans l'Antiquité, il s'agissait d'une baguette d'olivier, entourée de deux serpents entrelacés et parfois surmontée de deux ailes. Tenu en main par le dieu des messagers, ce bâton d'Hermès est le symbole des hérauts. Il remplace en quelque sorte le drapeau blanc, comme emblème de paix et de neutralité.
Ce bâton d'Hermès, associé à l'alchimie, était réputé avoir des pouvoirs magiques. Hermès étant leur dieu tutélaire, il est naturel que les commerçants aient adopté ce symbole comme leur emblème. Mais il représente aussi l'éloquence, car Hermès, divinité décidément polyvalente, était aussi le dieu des orateurs.
Enfin, le bâton d'Esculape ne doit pas être confondu avec la coupe d'Hygie. On peut apercevoir cette coupe, autour de laquelle s'enroule un serpent, sur la devanture des pharmacies. La déesse Hygie faisait elle aussi partie du panthéon, grec.
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La marque de mode Hugo Boss est bien connue, dans le monde entier, par les amateurs de vêtements élégants. Mais, durant la Seconde Guerre mondiale, le patron du groupe s'est compromis avec le régime nazi.
Le tailleur d'Hitler
En 1924, le couturier Hugo Ferdinand Boss commence ses activités en ouvrant un petit atelier de confection de vêtements à Metzingen, dans le Wurtemberg. La forte inflation sévissant sous la République de Weimar et la crise de 1929 compliquent ses affaires.
Hugo Boss réussira à les remettre à flots en passant de fructueux contrats avec les nazis. Il commence par fabriquer les "chemises brunes" des membres du parti.
À partir de 1938, sa firme fournit une partie de leurs uniformes aux soldats de la Wehrmacht et de la Wäffen SS. Le groupe emploie des travailleurs forcés, venant surtout de Pologne, et des prisonniers de guerre, qui travaillent dans des conditions très pénibles.
Après la guerre, Hugo Boss se justifie en expliquant que ces commandes lui ont permis de sauver son entreprise. En réalité, l'industriel, qui avait adhéré au parti nazi dès 1931, agissait aussi par conviction.
Un passé compromettant
Après la guerre, Hugo Boss a été considéré comme un partisan actif du régime hitlérien. Pour cette raison, il a été condamné à verser une forte amende, d'un montant de 80.000 marks.
Par ailleurs, il perd ses droits civiques et n'a plus le droit de diriger une entreprise. À sa mort, en 1948, c'est son gendre qui lui succède à la tête de la firme familiale.
Le passé compromettant du fondateur d'Hugo Boss fut tenu sous le boisseau durant des décennies. Il faudra attendre la fin des années 1990 pour qu'il soit révélé par un journal américain à grand tirage.
Face à ces accusations, le groupe, qui a tout de même pris son temps, a décidé de jouer la transparence. En effet, en 2011, Hugo Boss présente ses excuses pour les souffrances endurées par les travailleurs forcés employés dans ses usines durant la guerre.
Et il finance même une biographie consacrée à Hugo Boss, qui ne cache rien du passé nazi du créateur de la célèbre marque de vêtements.
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Le "hareng rouge" est un stratagème fréquemment utilisé en littérature, et notamment dans le roman policier, et au cinéma. Il fait partie de l'arsenal classique des auteurs.
Un procédé de narration
Le "hareng rouge" est en quelque sorte une fausse piste dans laquelle l'auteur d'un roman ou le réalisateur d'un film laissent s'engager le lecteur ou le spectateur. Ils vont croire, par exemple, que tel personnage, sur lequel semble se fixer l'attention de l'auteur, est le coupable recherché par la police.
En fait, il ne s'agissait que d'une ruse pour brouiller les pistes. À un moment donné, l'auteur délaisse ce personnage, qui n'avait d'autre utilité que de faire tomber le lecteur dans un piège.
L'emploi d'un tel subterfuge rend l'intrigue moins prévisible. Il rend aussi le dénouement plus spectaculaire, en rendant possible un retournement de situation que le lecteur, ou le spectateur, n'avaient pas anticipé.
Le faux coupable est un vrai personnage
L'origine de cette expression de "hareng rouge" n'est pas vraiment connue. Certains l'expliquent par l'usage du "kipper", ce hareng rouge fumé, à l'odeur très forte, qu'on utilisait pour détourner un chien de chasse de la piste qu'il suivait.
Agatha Christie y fait allusion dans la comptine qui rythme l'intrigue de son célèbre roman "Dix petits nègres", où il est question d'un hareng saur. Or, "hareng saur" peut se traduire, en anglais, par "red herring", qui veut dire "hareng rouge" ou "fausse piste".
La reine du roman policier est d'ailleurs coutumière de ce procédé narratif. Il lui permet de détourner suffisamment l'attention du lecteur pour que la révélation du vrai coupable, à la fin du livre, soit une véritable surprise.
Comme tous les bons auteurs, Agatha Christie savait donner à son "hareng rouge", ou, si l'on préfère, à son faux coupable, une consistance suffisante pour que le lecteur morde d'emblée à l'hameçon.
Cependant, pour que le fin mot de l'histoire n'ait pas l'air trop artificiel, il convient que le "hareng rouge" ne fasse pas trop d'ombre au vrai coupable. Sinon, le lecteur risque de trouver la ficelle un peu grosse.
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On se retrouve lundi 2 mai.
D'ici là, je vous invite à découvrir toute la gamme des podcasts Choses à savoir sur www.chosesasavoir.com !
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La peine de mort n'était plus pratiquée, en 2020, que par 18 pays dans le monde. Un seul pays européen figure dans cette liste, la Biélorussie. Et la manière dont la peine capitale est appliquée montre à quel point les dirigeants du pays se soucient peu des droits de l'homme.
Un régime dictatorial
On sait que la Biélorussie, dirigée d'une main de fer par Alexandre Loukachenko, n'a rien d'une démocratie. Les atteintes répétées aux droits de l'homme apparentent même ce régime autoritaire à ce que certains observateurs ont appelé la "dernière dictature d'Europe".
Dans ces conditions, on ne s'étonnera guère que son système pénal prévoie encore la peine de mort. Il est vrai qu'elle ne s'applique, en théorie, qu'aux hommes de 18 à 65 ans ayant commis des crimes majeurs.
Le président Loukachenko s'appuie, pour conserver la peine de mort, sur les résultats d'un référendum de 1996, qui avait vu 8 Biélorusses sur 10 approuver son maintien.
Des condamnés exécutés d'une balle dans la nuque
Ce n'est pas seulement la peine de mort elle-même qui pose problème en Biélorussie, mais aussi la manière dont elle est appliquée. Si le prévenu a été condamné à mort, et que l'appel ainsi que la grâce présidentielle ont été rejetés, il est conduit dans un centre de détention spécifique.
Aucune date d'exécution n'est communiquée au détenu. Ce secret aurait pour but d'éviter des mouvements de foule à l'extérieur de la prison. Le condamné apprend souvent en même temps que la grâce a été rejetée et que l'exécution va avoir lieu séance tenante. Il n'a donc pas le temps de se préparer.
Quant au mode d'exécution, il est particulièrement humiliant. Le prisonnier est invité à s'agenouiller et le bourreau lui tire une balle dans la nuque.
Les défenseurs des droits de l'homme critiquent également la manière dont les familles sont traitées. En effet, elles n'ont pas le doit de récupérer les corps des suppliciés.
Et ces derniers sont enterrés dans un lieu tenu secret. La commission des droits de l'homme de l'ONU fustige de telles pratiques et assimile le traitement des condamnés à mort à une forme de torture.
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Quand on évoque les sirènes, on pense aussitôt à des créatures mi-femmes mi-poissons. Mais les sirènes étaient également décrites comme des femmes au corps d'oiseau. Les premières viennent de la mythologie nordique, les secondes de la mythologie grecque.
Des sirènes oiseaux...
Les sirènes qui charmaient Ulysse et ses compagnons, dans l'"Odyssée" d'Homère, ne sont pas, comme on le pense généralement, des créatures au buste de femme, dont le corps se termine par une queue de poisson.
Ce sont plutôt des femmes-oiseaux. Au départ, ce sont des femmes normales, qui accompagnent la déesse Perséphone, fille de Zeus et de Demeter. Mais quand Hadès, le dieu des Enfers, enlève la déesse, elles ne font rien pour l'en empêcher.
Demeter les punit alors en leur donnant un corps d'oiseau. Mais elle leur conserve leur voix magnifique dont, aigries, elles se servent désormais pour attirer les bateaux contre les rochers et dévorer les marins.
Fréquentant d'abord les eaux douces, les sirènes sont entraînées vers la mer, où elles vivront désormais, par la vengeance des Muses, dont elles avaient osé concurrencer le chant.
...Aux sirènes poissons
Le premier texte mentionnant des sirènes au visage de femme et au corps de poisson ne date que du VIe siècle après J.-C. Ce type de créature s'impose donc bien plus tard dans les représentations, bien qu'on en ait retrouvé sur des vases antiques datant du IIe siècle avant notre ère.
Mais leur origine n'est pas la même. Ces sirènes en forme de poissons appartiennent en effet à la mythologie scandinave et à celle du nord de l'Allemagne.
Ces sirènes nordiques sont des femmes très séduisantes, qui arborent une longue chevelure. Leur queue de poisson, qu'elles tiennent parfois en main, apparaît simple et parfois double. Si elles ne sont pas de véritables démons, comme les sirènes de la mythologie grecque, elles n'en restent pas moins dangereuses pour les hommes.
Toutefois, dans les récits nordiques, les sirènes séduisent bien les marins, mais ce n'est pas pour les dévorer, comme leurs consœurs de l'Antiquité grecque. Elles veulent s'en faire des compagnons, qui ne pourront plus se détacher de leur compagnie.
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De nos jours, les femmes cosmonautes ne sont pas rares. Si elles participent aux mêmes missions que les hommes, leur activité est parfois bridée par des contraintes spécifiques.
Des astronautes moins bien protégés
Des rayonnements ionisants circulent dans l'espace et atteindraient la Terre si notre planète n'en était protégée par l'atmosphère et la magnétosphère qui l'entourent. Or, au-dessus d'une certaine dose, ces rayonnements sont dangereux et peuvent provoquer certains cancers.
Si nous ne risquons rien sur Terre, il n'en va pas de même dans l'espace. À une certaine altitude, en effet, les astronautes sont moins bien protégés contre ces rayonnements.
Pour préserver leur santé, les différentes agences spatiales ont fixé des seuils d'exposition maximaux. Ils sont calculés en millisieverts (ou mSv en abrégé), une unité mesurant la dose de rayonnements reçus.
Des différences propres à la NASA
La NASA est la seule agence spatiale à prévoir, dans ce domaine, des dispositions différentes pour les hommes et les femmes. Ces seuils varient également en fonction de l'âge.
Cette limite d'exposition aux rayonnements est ainsi de 180 mSv pour une femme de 30 ans et de 700 mSv pour un homme de 60 ans. C'est notamment en consultant des études parues sur la santé des personnes ayant survécu aux bombes atomiques lancées sur le Japon, que les responsables de la NASA ont décidé d'établir ces différences.
En effet, elles montraient que les femmes présentaient une moindre résistance aux rayonnements. Avec la même exposition à ces rayons nocifs que les hommes, elles couraient deux fois plus de risques de développer un cancer du poumon.
Devant moins s'exposer, les femmes cosmonautes de la NASA ne pouvaient donc pas s'attarder dans l'espace aussi longtemps que les hommes.
De leur côté, les autres agences spatiales ont adopté un seuil maximal d'exposition de 1.000 mSv, quels que soient l'âge ou le sexe des cosmonautes.
Peut-être instruite par cet exemple, la NASA a décidé de changer de politique. Désormais, le seuil devrait être de 600 mSv pour tout le monde. Il pourrait cependant être porté à 900 mSv pour les missions plus longues, comme celles qui pourraient mener les astronautes sur Mars.
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Certaines personnes ont un meilleur sens de l'orientation. Mais il ne s'agit pas d'une disposition innée. En effet, une telle faculté dépendrait en partie de l'environnement dans lequel nous avons grandi.
Une étude basée sur un jeu vidéo
Des chercheurs français ont voulu comprendre pourquoi certaines personnes semblaient mieux s'orienter que d'autres. Pour cela, ils ont entrepris une recherche de grande ampleur, portant sur environ 400.000 personnes, venant de 38 pays.
Pour tester leur sens de l'orientation, ils se sont servis d'un jeu vidéo utilisé pour étudier l'évolution de la maladie d'Alzheimer. Dans ce jeu, le joueur doit se mettre à la place d'un navigateur parti à la recherche de mystérieuses créatures.
Pour trouver son chemin, il utilise une carte qu'il devra ensuite mémoriser.
Un sens qui remonte loin
Les résultats de l'étude montrent que le sens de l'orientation, chez une personne, dépendrait en partie de l'endroit où elle a passé son enfance. Ainsi, les personnes ayant grandi dans un milieu rural ont montré une plus grande capacité à s'orienter.
Et cette particularité se vérifie quel que soit le pays d'origine des participants, même si elle est plus marquée dans certains d'entre eux.
Les villes seraient donc un environnement moins propice au développement du sens de l'orientation. D'après les chercheurs, c'est cependant un constat à relativiser. En effet, tout dépendrait de la ville.
Ainsi, le lacis compliqué formé par les petites rues de certaines agglomérations représenterait une assez bonne "école" pour apprendre, sans s'en douter, le sens de l'orientation.
Mais ce ne serait pas le cas des villes dont le plan en damier n'offrirait pas assez de difficultés à celui qui cherche à se repérer.
Par ailleurs, les personnes vivant dans un environnement comparable à celui de leur enfance auront plus de facilité à s'orienter dans certaines situations. Ainsi, les personnes élevées à la campagne, et qui y demeurent toujours, trouveront plus aisément leur chemin sur un long parcours.
De même, une personne ayant toujours vécu dans une ville à l'urbanisme rectiligne n'aura pas de peine à s'orienter dans une cité au plan comparable.
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Certaines chansons ont l'air si innocentes qu'elles sont devenues des comptines pour enfants. Et pourtant, leur sens véritable devrait en réserver l'écoute à un public averti. C'est le cas de la célèbre ritournelle "Il court, il court, le furet".
Une chanson sous la Régence
Quand on chante cette chanson, on imagine un furet courant lestement sous les frondaisons d'une forêt. On se dit que cet animal était bien plus courant autrefois, car on se doute que cette comptine est ancienne.
Et, de fait, elle remonte à la Régence, celle de Philipe d'Orléans, neveu de Louis XIV, qui gouverna la France durant la minorité de Louis XV, entre 1715 et 1723.
À vrai dire, il ne faut pas prendre cette chanson au sens littéral. Sa véritable signification se dissimule sous une contrepèterie, qui consiste notamment à intervertir des syllabes ou des lettres pour obtenir un effet plaisant.
Une comptine grivoise
En fait, il n'y a pas de "furet". Le mot désigne un ecclésiastique alors très influent, le cardinal Dubois. Conseiller du Régent, puis ministre principal du prince, il amasse une fortune considérable.
Le "furet" c'est donc en réalité le "curé". Et c'est celui "du bois joli", autrement dit le cardinal Dubois. Et le prélat ne court pas, comme le dit la chanson, il "fourre".
Ce terme obscène fait allusion au goût prononcé que le cardinal aurait montré pour les dames. Il est vrai qu'il n'avait nullement la vocation sacerdotale. Il ne fut ordonné prêtre que sur le tard, en 1720, et ne savait même pas célébrer la messe. Pour cet homme d'origine modeste, la carrière ecclésiastique était le seul moyen d'assouvir ses ambitions.
On comprend mieux, dès lors, la signification du vers "du bois, Mesdames", dont les gens de l'époque comprenaient le double sens, mais qui, sans la référence au cardinal Dubois, paraît tout à fait obscur aujourd'hui.
On le voit, les chansons "enfantines" ne sont pas toujours destinées à être entendues de toutes les oreilles. C'est aussi le cas de l'une des plus célèbres comptines, "Au clair de la lune", dont il n'est pas conseillé de révéler la véritable signification aux enfants.
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Quand on ne les rencontre pas sur Internet, les cookies sont de délicieux biscuits ronds, avec des pépites de chocolat à l'intérieur. Mais il semble que cette célèbre pâtisserie ait été créée un peu par hasard.
Des biscuits et du chocolat
On doit la recette du cookie à une certaine Ruth Wakefield. Elle étudie les arts ménagers et travaille comme diététicienne. Avec son mari, elle achète, en 1930, une auberge dans le Massachusetts.
L'endroit, baptisé Toll House Lodge, sert un peu de relai. Les clients, dont certains viennent à cheval, y changent de monture. Pendant cet intervalle, ils se régalent des plats que Ruth, habile cuisinière, concocte pour eux.
Et c'est dans sa cuisine qu'elle aurait inventé, sans l'avoir vraiment voulu, la recette des cookies. En effet, elle aurait, un beau matin, préparé des biscuits au beurre.
Voulant améliorer l'ordinaire, elle les aurait alors fourrés avec les morceaux de chocolat découpés dans une tablette. Ruth Wakefield pensait que le chocolat allait fondre à l'intérieur des gâteaux.
Mais, contre toute attente, les éclats de chocolat ne se mélangèrent pas à la pâte et, tout en gardant leur aspect, devinrent plus onctueux. Les cookies étaient nés.
Une recette très populaire
Cette recette, publiée dans certains journaux, eut un succès prodigieux et fit le tour du pays. C'est elle, sans doute, qui amena à l'auberge des Wakefield de très nombreux visiteurs, dont certains déjà célèbres, comme le sénateur John F. Kennedy.
Quant à la marque Nestlé, qui avait fourni la tablette de chocolat à l'origine de la recette, elle tira aussi son épingle du jeu. La préparation des cookies par les ménagères américaines permit de tirer ses ventes vers le haut.
Quant à Ruth Wakefield, qui était sans doute gourmande, elle vendit sa recette à Nestlé qui, en échange, lui fournit, sa vie durant, tout le chocolat dont elle pouvait avoir envie.
Et elle tira un autre bénéfice de l'opération. Sa recette figurait en effet sur tous les sachets de chocolat Nestlé. Et les cookies qu'elle permettait de préparer avaient reçu le nom de son auberge, "Toll House". Un nom qui devint familier à tous les amateurs de ce délicieux biscuit.
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