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Longtemps considéré comme l'un des symboles d'une nourriture de mauvaise qualité, le hamburger a su redresser son image. Aujourd'hui, les Français en consomment près de 15 par an. Mais pourquoi ce plat s'appelle-t-il ainsi ?
Un plat originaire d'Allemagne
Avant de se répandre dans l'ensemble du monde, le hamburger était une spécialité typiquement américaine. Ce qui ne l'empêche pas d'avoir des origines allemandes.
En effet, ce sont des immigrés allemands qui, au milieu du XIXe siècle, ont introduit ce mets dans leur pays d'accueil. Et il porte le nom de l'endroit où il est apparu : la ville de Hambourg.
En effet, Hambourg a donné "hamburger". En outre, ce hamburger était le plat le plus servi sur la ligne de bateaux qui reliait la ville de Hambourg à New York.
C'est la tradition, en Allemagne, de donner aux spécialités culinaires, le nom de la ville dont ils sont originaires.
En dehors du hamburger, on peut citer un autre plat allemand destiné à devenir tout aussi populaire en Amérique : le "frankfurter", autrement dit le hot dog, spécialité de Francfort. De son côté, le "berliner", originaire de Berlin, désigne un beignet fourré à la confiture.
Malgré les apparences, le nom de ce mets n'a donc rien à voir avec le jambon qui, comme on le sait, se dit "ham" en anglais.
Une apparence un peu différente
À l'origine, le hamburger était composé de viande hachée, qu'on salait ou fumait, pour mieux la conserver, et à laquelle on ajoutait de la sauce et des oignons. Le plat était parfois servi dans les cantines allemandes.
Mais la viande n'était pas encore placée entre deux tranches de pain et les premiers hamburgers ne comprenaient, en principe, ni bacon ni fromage.
Ce plat très simple, nourrissant et peu coûteux, convenait très bien aux ouvriers. Ils pouvaient le consommer rapidement, dans des wagons aménagés ou d'autres endroits. Par contre, on ignore quand, et pourquoi, on ajouta du pain à l'ensemble.
Peut-être était-ce pour manger le hamburger plus facilement, à la manière d'un sandwich. Ainsi, on pouvait le déguster dans la rue, tout en marchant.
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Des étrangers ne prenant que le mois de mai comme exemple pourraient penser que les Français profitent de plus de jours fériés que leurs voisins. Et pourtant, la France n'est pas la championne en la matière.
Un nombre de jours fériés dans la moyenne
Les idées reçues ont souvent la vie dure. Ainsi, le cliché selon lequel les Français chômeraient souvent ne correspond pas à la réalité. Ils bénéficient, en effet, de 11 jours fériés dans l'année. Comme la Suède, le Canada ou encore la Nouvelle-Zélande.
Ce qui correspond à la moyenne internationale. Certains pays font beaucoup mieux. C'est le cas de l'Inde et de la Colombie, qui donnent 18 jours fériés à leurs ressortissants. La Finlande et l'Espagne, avec respectivement 15 et 14 jours fériés, sont à peine moins généreux en la matière.
Dans certains pays, par contre, les salariés sont moins favorisés. C'est notamment le cas en Hongrie, aux Pays-Bas ou au Royaume-Uni, où ils doivent se contenter de 8 jours fériés.
Souvent de nature religieuse, et dépendant des traditions locales, les événements donnant lieu à ces jours fériés sont souvent différents d'un pays à l'autre.
Donner une image de sérieux
On le voit, certains pays accordent à leurs habitants deux fois plus de jours fériés que d'autres. Comment expliquer une telle diversité ?
En premier lieu, si les habitants de certains pays ont droit à beaucoup de jours fériés, ils doivent se contenter, en échange, d'un nombre réduit de jours de congé. Et vice versa.
Ainsi, pour compenser leurs 5 jours de congé légal, ce qui est bien peu, les Philippins profitent de 14 jours fériés. Les jours fériés représentent donc une sorte de variable d'ajustement.
Par ailleurs, si certains pays les réduisent, c'est pour attirer les industries et les investissements étrangers. Ils espèrent ainsi donner l'image d'un pays laborieux, où, aux yeux de la population, le travail compte plus que les loisirs.
C'est en tout cas le pari qu'a fait un pays comme le Portugal. Les autorités ont en effet supprimé 4 jours fériés sur les 14 dont pouvaient profiter les habitants.
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Les témoignages de personnes prétendant avoir vu des "soucoupes volantes" font régulièrement la une des journaux. Certaines indiquent même avoir aperçu leurs occupants. Le plus souvent, elles les décrivent comme de petits hommes verts et chauves. Pourquoi une telle représentation des extraterrestres s'est-elle imposée ?
De petits hommes verts...
À vrai dire, certains récits présentent les extraterrestres comme des êtres humanoïdes à la peau grise. D'où le nom de "petits-gris" qui leur est parfois donné.
C'est en tout cas sous cette apparence que des visiteurs de l'espace se seraient présentés, en 1955, à une famille du Kentucky. Et pourtant, les journalistes rapportant cet étrange fait divers parleront de "petits hommes verts".
Il faut sans doute voir, dans cette manière de les décrire, l'influence de certains romans de science-fiction. C'est notamment le cas de "The green man", un récit d'Harold Sherman, publié en 1946, qui rencontre un grand succès, ou d'un roman de Fredric Brown présentant des Martiens à la peau verte.
Désormais, cette couleur s'impose à l'imaginaire collectif : décidément, le vert sied aux extraterrestres !
...Et chauves
Mais la couleur de leur épiderme ne suffit pas à décrire un extraterrestre. On se le figure aussi, la plupart du temps, comme un être chauve.
Cette représentation trahit l'anthropomorphisme de notre vision. En effet, les hommes ont du mal à imaginer un extraterrestre qui ne leur ressemble pas. Ils leur attribuent donc des bras et des jambes, mais aussi une tête, souvent volumineuse.
Et si cette tête est chauve, c'est parce que les extraterrestres sont souvent perçus comme des humains qui seraient parvenus à un stade beaucoup plus évolué de l'existence.
En somme, nous voyons un peu les petits hommes verts comme l'avenir de l'humanité. Or des êtres aussi évolués n'ont plus besoin de poils ou de cheveux pour les protéger du froid.
Dégagé de la chevelure, cet attribut d'une animalité désormais révolue, le crâne de cet être supérieur, qui ressemble, pense-t-on, à ce que sera l'homme un jour, apparaît alors dans tout son volume. Vert et chauve, tel se présente donc l'extraterrestre, du moins dans notre imagination.
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Le chant matinal du coq est inséparable de l'univers champêtre de la campagne, par opposition au monde bétonné de la ville. Mais les vocalises de ce gallinacé sont très bruyantes. Au point qu'on peut se demander comment elles ne le rendent pas sourd.
Un chant très puissant
Le coq ne chante pas pour le plaisir d'exercer ses cordes vocales. Ses "cocoricos" sont un moyen pour lui de délimiter son territoire et de montrer qui est le maître de la basse-cour. Quant aux poules, elles sont loin d'y être indifférentes.
Le coq émet des sons très puissants. Les voisins qu'il réveille en sursaut le savent bien. Si cet oiseau a une telle puissance vocale, c'est grâce à un organe spécifique, le syrinx, situé entre la trachée et les bronches.
L'intensité sonore de ce chant a été calculée. À un mètre de distance, le bruit produit atteint les 100 décibels, soit autant qu'une tronçonneuse ! Et, à l'intérieur de l'oreille du volatile, on a mesuré plus de 142 décibels.
Le coq se "bouche" les oreilles
Un homme exposé régulièrement à des bruits aussi forts pourrait en perdre l'audition. Au-delà des 120 décibels, un tel risque existe en effet.
Alors comment se fait-il que le coq qui est, si l'on peut dire, aux premières loges, ne devienne pas sourd lui-même ? En effet, même après avoir empli la campagne de leur chant, jour après jour, ces volatiles ne perdent rien de leur acuité auditive.
Ce phénomène a intrigué les chercheurs. Après avoir étudié le mécanisme du chant du coq, ils ont fini par trouver la solution.
Quand cet oiseau se met à chanter, il ouvre son bec, bien sûr, et renverse la tête en arrière. Ces mouvements provoquent alors l'obstruction partielle du conduit auditif par des tissus mous.
C'est un peu comme si le coq mettait des bouchons d'oreille avant de pousser son cri matinal. On comprend dès lors qu'il n'en soit pas autrement incommodé. Mais que dire des poules et des poussins ?
Heureusement pour eux, le coq ne chante pas dans leurs oreilles et s'éloigne un peu pour coqueriquer.
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Certains tests permettent de définir, avec un certain degré de précision, la personnalité d'un individu. C'est le cas du test dit de la triade noire, ou sombre, souvent utilisé par la police ou les tribunaux pour repérer des personnes capables de commettre des actes répréhensibles.
Un test pour démasquer les criminels
Au début des années 2.000, des psychologues ont mis au point ce test de la triade noire. Les questions qui le composent doivent permettre de reconnaître, chez une personne, l'existence de certains traits de caractère.
Au nombre de trois, ces traits formeraient un triangle, ou une "triade", caractéristique d'une personnalité dangereuse pour la société. Le test de la triade noire n'est d'ailleurs pas seulement utilisé pour repérer d'éventuels criminels.
Les responsables des ressources humaines des grandes entreprises pourraient également s'en servir pour recruter des cadres qui doivent posséder des qualités qui, par certains côtés, peuvent s'apparenter aux dispositions mises en lumière par le test.
Trois traits de caractère
Ce test, quand il est positif, met donc en évidence trois traits caractéristiques d'une personnalité potentiellement malfaisante. Le narcissisme est la première de ces dispositions.
Il ne s'agit pas là de la complaisance que certains éprouvent envers eux-mêmes, mais d'une tendance perverse à vouloir manipuler les autres. Le second trait de caractère est la psychopathie.
Celle-ci se présente comme un véritable trouble de la personnalité, caractérisé par un manque d'empathie et un comportement antisocial. Par ailleurs, le psychopathe ne manifestera guère de remords s'il commet une action répréhensible.
Dernier volet de cette trilogie, le machiavélisme. Les personnes qui en ont font preuve ont une conception assez cynique de la vie. Comme elles ne se font aucune illusion sur leurs semblables, elles ont tendance à se méfier d'eux. Et même à les manipuler, dans leur propre intérêt.
Cette habileté à se servir d'autrui ne permet pas toujours de voir d'emblée, dans les personnes obtenant des scores élevés à ce test, des individus capables de commettre de mauvaises actions. En fait, ils peuvent apparaître, de prime abord, comme des gens affables, passés maîtres dans l'art de flatter leurs interlocuteurs.
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Depuis la reprise des Jeux Olympiques par Pierre de Coubertin, en 1896, cette célèbre compétition sportive a lieu tous les 4 ans. Ce rythme a été calqué sur celui des Jeux Olympiques de l'Antiquité.
Des jeux sacrés
Les premiers Jeux Olympiques se seraient tenus, à l'initiative d'un roi d'Élide, dans le Péloponnèse, en 776 avant J.-C. Leur fondation, où l'histoire se mêle à la légende, a donné lieu à de nombreux mythes.
D'après l'un d'eux, ce serait Héraclès qui, au terme de ses 12 travaux, aurait construit le stade d'Olympie, où devaient se dérouler les jeux, et défini sa longueur.
Durant l'Antiquité, de nombreuses autres compétitions ont lieu, comme les jeux pythiques ou les jeux néméens. Tous sont placés sous l'invocation des dieux et tiennent une grande place dans la vie des Grecs anciens.
Les vainqueurs de ces jeux, dont la tête est ceinte d'une couronne d'olivier, sont considérés comme de véritables héros.
Les olympiades pour mesurer le temps
La ville d'Olympie, cadre de la compétition, a fini par donner son nom à ces jeux. Mais elle est aussi à l'origine du nom de la période qui les sépare.
En effet, l'"olympiade" a fini par désigner une période de 4 ans, temps qui sépare chaque édition des Jeux Olympiques. Mais l'olympiade ne marque pas seulement cet intervalle de temps. Elle sert aussi à le mesurer.
En effet, les Grecs anciens en sont venus à compter le temps en olympiades et non en années. Les jeux, et donc le début de l'olympiade, commençaient en juillet ou en août, au moment du solstice d'été. Chez les Grecs, en effet, il marquait le début de l'année.
Quand, à la fin du XIXe siècle, le baron de Coubertin voulut ressusciter les Jeux Olympiques, il décida de conserver cet intervalle de 4 ans entre chaque édition.
Mais la compétition moderne, contrairement aux jeux de l'Antiquité, se décline en deux versions. En effet, les jeux d'été sont suivis des jeux d'hiver. Ils se tiennent d'abord la même année, puis, à partir de 1992, sont organisés en alternance.
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Il est courant, aujourd'hui, de se faire livrer des repas à domicile. Certaines entreprises, comme Uber Eats ou Deliveroo, en ont même fait leur spécialité. Mais un tel service existe en Inde depuis plus d'un siècle.
Un système très bien organisé
Ce système de livraison de repas, basé à Bombay, a vu le jour vers 1890. Il repose sur l'activité des "dabbawallahs", qui apportent les repas des employés sur leur lieu de travail.
Il s'agit des repas préparés, en général, par leurs femmes. Ce qui permet de respecter les nombreuses prescriptions alimentaires liées à la religion. Le repas est contenu dans une "dabba", ou "lunchbox", boîte métallique conçue pour recevoir les aliments.
Sur la boîte figurent l'adresse de livraison ainsi que des signes et des couleurs, destinés aux livreurs ne sachant pas lire. Les boîtes, installées sur des palettes, sont acheminées jusqu'à la gare de départ, puis réparties en fonction de leur destination.
Les "dabbawallahs" les récupèrent ensuite et les livrent dans le secteur précis qui leur est attribué. Le repas fini, les "dabbas" suivent le chemin inverse et sont renvoyées à leurs propriétaires.
Très peu d'erreurs et de retards
Si le "dabbawallah" est plébiscité par ses utilisateurs, c'est d'abord, nous l'avons vu, parce qu'il leur permet de déjeuner sans enfreindre les interdits alimentaires propres à leur religion.
Mais ils apprécient également la ponctualité des livreurs. Ils arrivent en effet presque toujours à l'heure. On estime que, sur environ 200.000 livraisons quotidiennes, seulement 400 ne sont pas faites ou subissent des retards.
D'après d'autres calculs, le taux d'erreur serait 1 pour 16 millions. La parfaite connaissance de leur secteur, l'existence d'itinéraires alternatifs et la présence d'un second livreur, prêt à remplacer un collègue défaillant, expliquent en partie la réussite de ce système de livraison.
Mais ce succès est aussi fondé sur la confiance, les clients connaissant bien leurs livreurs, parfois depuis très longtemps. C'est pourquoi l'éventuelle modernisation du système, avec la mise en place d'une application, se heurte aux réticences de ses utilisateurs, qui préfèrent miser sur le contact humain.
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Ce week-end je vous propose un épisode bonus inédit tiré de mon podcast Choses à Savoir Sciences:
https://www.chosesasavoir.com/podcast/sciences/
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Plusieurs éléments entrent en ligne de compte dans le comportement du consommateur s'apprêtant à faire un achat. La température régnant dans le magasin serait l'un d'entre eux.
Un comportement influencé par la température
Pour savoir si la température, et donc le niveau de climatisation d'un magasin, pouvait influencer le comportement des consommateurs, des chercheuses britanniques se sont livrées à de petites expériences.
Elles ont d'abord demandé à certaines personnes de tenir en main une tasse remplie d'un liquide très chaud, alors que d'autres participants s'emparaient d'un récipient plein d'eau glacée.
Tous devaient en même temps regarder une émission consacrée au sauvetage des pandas. Les personnes tenant le verre d'eau glacée se sont montrées plus émues par le reportage et plus disposées à faire des dons pour aider les sauveteurs.
De même, des personnes ont été placées dans une pièces froide et d'autres dans un endroit mieux chauffé. Puis on leur a demandé quelle somme elles consentiraient à dépenser pour assurer un objet auquel elles tenaient beaucoup.
Les participants se trouvant dans la pièce froide se sont déclarés prêts à dépenser plus d'argent dans ce but que les personnes installées dans un local plus chaud.
Le froid pousserait à des achats d'impulsion
De précédentes études avaient semblé prouver que, plus la température ambiante est élevée, et donc plus la climatisation est forte, plus les gens se montrent généreux, dans leurs dons ou leurs achats.
Mais cette nouvelle étude anglaise paraît montrer le contraire. C'est la baisse de la température qui pousserait les consommateurs à payer leurs achats plus cher ou à acheter des choses dont ils n'ont pas vraiment besoin.
Autrement dit, des températures basses, peut-être associées à des souvenirs ou à des sensations, les pousseraient à faire des achats d'impulsion, dans lesquels l'émotion l'emporterait sur la raison.
Il est possible que les consommateurs, un peu perturbés par le froid ambiant, cherchent à en compenser l'inconfort par la recherche d'une autre forme de chaleur, celle qu'on puise dans le plaisir d'un achat un peu compulsif.
Ces recherches montreraient en tous cas que la climatisation d'un magasin ne serait pas seulement une affaire de statut, ou de standing, pour leur propriétaire.
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On aurait pu penser, et certaines études l'avaient confirmé, que le port d'un masque, en ces temps de pandémie, contribuait à enlaidir ceux qui le portaient. Or, des recherches récentes semblent montrer le contraire.
Les hommes masqués seraient plus séduisants
D'après des études réalisées avant l'épidémie de Covid, le port d'un masque rendrait moins attirante la personne qui le portait. Des chercheurs britanniques ont voulu savoir si, un an et demi après le début de la crise sanitaire, ces constatations étaient toujours valables.
Pour le compte de cette étude, réalisée en décembre 2021, ils ont demandé à une quarantaine de femmes de mesurer l'attrait de visages masculins. Elles devaient donner à chacun de ceux qu'on leur présenterait une note comprise entre 1 et 10.
Certains hommes ne portaient pas de masque, les autres avaient mis un masque en tissu ou un masque chirurgical. Enfin, la partie inférieure du visage était parfois dissimulée par un livre ouvert.
Les hommes portant un masque chirurgical furent déclarés les plus séduisants, suivis par les porteurs de masques en tissu. Les participantes jugèrent les autres hommes moins attirants.
Un travail de reconstitution
A priori, les résultats de cette étude peuvent sembler assez déconcertants. Mais les psychologues l'expliquent de deux manières.
En premier lieu, les personnes confrontées à un visage masqué essaieraient de reconstituer la partie manquante. On aurait pu penser que le cerveau, rebuté par cet effort inutile, nous inviterait à ne pas voir ce visage masqué de manière positive.
Or, semble-t-il, c'est tout le contraire qui se produit. En effet, le cerveau aurait tendance à dessiner une image idéalisée de ce visage, auquel nous prêterions alors les traits les plus séduisants.
Par ailleurs, après ces années d'épidémie, le masque ne serait plus associé, de manière essentielle, à la maladie. Dans ce cas, il confère une image négative à celui qui le porte, que nous ne voyons pas comme quelqu'un d'attirant.
Mais, en ces temps de pandémie, le masque est devenu une sorte d'emblème des soignants. Les personnes qui le portent profitent donc de l'image très positive qui leur est associée.
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