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    Choses à Savoir – Culture générale

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    Latest Episodes:
    L'art vous intéresse ? Découvrez Choses à Savoir Art ! Feb 04, 2022
    Show notes

    Tous les liens pour écouter Choses à Savoir Art se trouvent sur:

    https://www.chosesasavoir.com/podcast/art/


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    Le Metro 2 a-t-il existé ? Feb 03, 2022
    Show notes

    Certaines informations, en provenance de Russie ou de l'extérieur, laissent penser qu'en plus du métro actuel, un autre réseau de tunnels aurait été creusé sous la ville de Moscou. L'existence de ce métro 2, dont l'utilisation serait essentiellement militaire, reste cependant à confirmer.


    Un métro secret sous Moscou ?


    Des allusions à la construction de ce métro 2, comme on l'a appelé, se trouvent dans un rapport de 1991 du Département de la Défense américain. Par ailleurs, un conseiller de plusieurs dirigeants russes, dont le président Poutine, a confirmé l'existence, sous la ville de Moscou, d'une ligne de chemin de fer souterraine.


    Ce métro 2 aurait été édifié sous Staline, qui vivait dans la peur permanente d'un attentat. Le KGB se serait chargé de mener à bien sa construction.


    Ce métro comprendrait quatre lignes, situées entre 50 et 200 mètres de profondeur. Elles relieraient des centres névralgiques, comme le Kremlin, le siège du FSB (le successeur du KGB), le ministère de la Défense, un aéroport et une ville militaire.


    Par ailleurs, on pourrait, par au moins deux entrées secrètes, y accéder depuis le métro public. Les voies seraient dépourvues de rails de contact, ce qui obligerait à recourir à un matériel de transport spécifique.


    Une véritable ville souterraine


    S'il existe, ce métro 2 ne permettrait pas seulement d'assurer, en cas de danger, le transport et l'évacuation des dirigeants et de leur entourage.


    En effet, ces galeries souterraines, profondes et solidement construites, pourraient aussi servir d'abri en cas d'agression extérieure ou d'attaque nucléaire. Un bunker souterrain y aurait été bâti, sans doute à l'usage de Staline, qui aurait pu en faire son centre de commandement militaire.


    Mais l'ensemble des dirigeants et des cadres du parti communiste pourraient aussi se réfugier dans cet endroit secret. Chacun d'entre eux y disposerait d'un vaste appartement, où il pourrait loger sa famille. Au total, environ 10.000 personnes pourraient trouver refuge dans ces installations souterraines.


    Malgré des indices concordants, une telle description relève encore de la spéculation. Aucune preuve formelle n'atteste de l'existence d'un métro dont la plupart des Moscovites eux-mêmes n'ont jamais entendu parler.


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    Pourquoi nous faisons-nous des câlins ? Feb 02, 2022
    Show notes

    Dès le début de sa vie, le tout-petit est l'objet des attentions de sa maman, qui ne lui ménage pas les câlins. Mais, avec le temps, nous continuons à manifester ces gestes de tendresse à nos proches. En fait, ils jouent un rôle important dans notre vie.


    Une sensation de bien-être


    Le fait de prendre quelqu'un dans ses bras libère une hormone spécifique, l'ocytocine. Comme elle procure un sentiment de bien-être et de plénitude, on l'a baptisée l'hormone du bonheur.


    On pourrait presque dire que les câlins sont contagieux. En effet, on a envie de se blottir contre une personne qui vous tend les bras, et de la serrer contre soi à son tour.


    Une telle sensation serait régie par le fonctionnement de ce que les spécialistes appellent les neurones miroirs. C'est le même processus qui est en jeu quand on imite une personne en train de bailler.


    De même, le câlin activerait, au niveau de la peau, des récepteurs qui contribueraient à ralentir le rythme cardiaque et à installer une sensation de bien-être.


    Une marque de tendresse essentielle


    Les câlins déclenchent donc des processus physiologiques qui nous procurent une véritable sensation de bien-être. C'est pour la ressentir que nous donnons à nos proches ces marques de tendresse.


    C'est aussi pour éprouver ce sentiment de sécurité qui nous renvoie au petit enfant que nous étions. De fait, dès le début de leur vie, les enfants ont besoin de ressentir l'affection que leurs parents leur témoignent, notamment par le biais des câlins.


    Ainsi, des caresses prodiguées à des prématurés leur permettraient de prendre du poids plus rapidement. Par ailleurs, des études montrent que les câlins stimuleraient les défenses immunitaires et renforceraient les liens du couple.


    Se réfugier dans les bras d'autrui, ce serait aussi un moyen de lutter contre l'anxiété. C'est sur cette base que la thérapie des "free hugs", ou "étreintes gratuites", s'est popularisée et que, dans certains pays, des bars à câlins se sont créés.


    Enfin, le câlin est un mode de communication non verbal, qui fait souvent mieux passer l'émotion que la parole.


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    Pourquoi l'île Runit est-elle inquiétante ? Feb 01, 2022
    Show notes

    L'île Runit, dans les îles Marshall, est devenue, à la fin des années 1970, un site d'enfouissement des déchets issus des nombreux essais nucléaires réalisés dans la région. Mais aujourd'hui, le site n'est plus sécurisé et provoque des inquiétudes, aussi bien sur place qu'aux États-Unis.


    Des déchets nucléaires sous un dôme de béton


    Entre 1946 et 1958, les Américains ont procédé à près de 70 essais nucléaires dans les atolls de Bikini et d'Enewetak, qui font partie des îles Marshall. En 1979, il est décidé d'enterrer les déchets provenant de ces explosions sur l'îlot Runit, qui appartient à l'atoll d'Enewetak.


    La population, ainsi d'ailleurs que celle d'autres îles, est d'abord déplacée. Puis on enfouit les déchets radioactifs, parmi lesquels du plutonium 239, dans le vaste cratère produit par un essai réalisé sur le sol de Runit. Le cratère a ensuite été recouvert d'un vaste dôme de béton d'une épaisseur de 45 centimètres.


    Un risque de fuite des déchets


    Plus de 40 ans après l'enfouissement des déchets, des inquiétudes se font jour. Le Congrès américain a d'ailleurs demandé une enquête sur le degré de sécurité du site et les conditions d'enfouissement des déchets.


    En effet, les sujets de préoccupation ne manquent pas. Ainsi, il apparaît que l'état du dôme laisse à désirer. De fait, des fissures y seraient apparues. Par ailleurs, des restrictions budgétaires ont conduit, à l'époque de l'enfouissement des déchets, à ne pas tapisser le fond du dôme d'une couche de béton protectrice.


    De ce fait, l'eau de mer pourrait facilement s'y infiltrer. Ce danger est d'autant plus grand que, du fait du réchauffement climatique, le niveau de la mer ne cesse de monter.


    Si le rythme d'élévation de ce niveau devait se poursuivre, les déchets et le dôme lui-même pourraient être submergés à l'horizon 2100. Les risques, pour la population locale, mais aussi pour la faune et la flore, en seraient accrus d'autant. En effet, une telle situation pourrait favoriser la fuite de déchets radioactifs.


    De nombreuses voix s'élèvent donc pour demander aux autorités américaines, responsables de ce site, de prendre des mesures pour le sécuriser.


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    Pourquoi ne faut-il pas prendre de paracétamol en cas de gueule de bois ? Jan 31, 2022
    Show notes

    Après une soirée bien arrosée, nous ressentons souvent les effets de la "gueule de bois". En effet, maux de tête et nausées rendent les lendemains de fête difficiles. Pour dissiper ces malaises, certains ont l'habitude de prendre du paracétamol. Mais ce n'est pas une bonne idée.


    La prise en charge de l'alcool par l'organisme


    Pour comprendre les effets du paracétamol sur l'organisme, après une assez forte consommation d'alcool, il faut d'abord se faire une idée précise de la manière dont l'alcool est pris en charge par notre corps.


    L'alcool est rapidement absorbé par l'organisme et dirigé vers le foie. C'est en effet cet organe qui joue le plus grand rôle dans son traitement. Il le fait par le biais d'enzymes spécifiques, qui sont des molécules synthétisées par l'organisme.


    Si la consommation d'alcool est excessive et se poursuit assez longtemps, une inflammation du foie peut se produire. Au terme d'une telle évolution, une hépatite ou même une cirrhose peuvent se déclarer.


    Pas de paracétamol en cas de "gueule de bois"


    Cette rapide description du trajet de l'alcool dans l'organisme permet de comprendre pourquoi la prise de paracétamol après des libations un peu abondantes n'est pas recommandée.


    En effet, ce médicament pourra lutter efficacement contre la douleur ou les accès de fièvre. Mais il n'a pas d'action anti-inflammatoire. Par conséquent, si les malaises ressentis sont provoqués par une légère inflammation du foie, le paracétamol n'apportera aucun soulagement.


    Mais il peut même être nocif. En effet, le paracétamol est, lui aussi, synthétisé par le foie. Or, cet organe a déjà assez à faire avec le traitement de l'alcool. En ingérant du paracétamol, on risque donc de le surcharger.


    Pire, le foie, soumis à une pression trop intense, peut fabriquer, à partir de la métabolisation du paracétamol, un sous-produit toxique, qui peut provoquer des dommages hépatiques.


    Il faut également se garder de prendre de l'aspirine en cas de "gueule de bois"; en effet, elle accroît la concentration d'alcool dans le sang. Le remède le plus efficace, dans ce cas, est sans doute l'ibuprofène qui, en plus de combattre la douleur, a une action anti-inflammatoire.


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    Les Chevaliers étaient-ils tous des hommes ? Jan 30, 2022
    Show notes

    Nous avons tous en tête l'image du chevalier en armure partant au combat sur son destrier caparaçonné. Mais ce chevalier était parfois une chevaleresse, comme on disait alors. Tout comme les hommes, en effet, les femmes n'étaient pas rares à prendre les armes.


    La défense du patrimoine familial


    Si leurs maris étaient partis à la guerre ou avaient été faits prisonniers, les femmes de la noblesse n'hésitaient pas à défendre le patrimoine familial les armes à la main.


    C'est le cas de Jeanne de Flandre, épouse de Jean de Montfort, qui, au XIVe siècle, prétend au duché de Bretagne. Alors que ses ennemis assiègent la ville d'Hennebont, elle prend la tête de la résistance et repousse les assauts.


    La nuit venue, elle fait mettre le feu aux tentes des assiégeants, ce qui lui vaut le surnom de Jeanne la Flamme. De l'autre côté de la Manche, la comtesse de Dunbar résiste, en 1338, aux attaques des Anglais.


    Si ce n'est la femme, c'est parfois la sœur du chevalier qui se lance dans la bataille. C'est le cas de Julienne du Guesclin, la sœur du célèbre connétable, qui troque son habit de religieuse contre une cotte de maille et s'empare d'une épée pour défendre un château attaqué par les Anglais.


    Et des femmes de modeste extraction, comme Jeanne d'Arc ou Jeanne Hachette, à Beauvais, se font même chefs de guerre.


    Des femmes aux Croisades


    Les femmes de la noblesse ont une autre occasion de participer aux combats. En, effet, nombre d'entre elles accompagnent leurs époux ou leurs fils à la Croisade.


    Certaines participent à la défense des forteresses attaquées par les sarrasins. Lors de la première Croisade, à la fin du XIe siècle, on voit des femmes creuser des fossés.


    Pendant la troisième Croisade, un siècle plus tard, des femmes se chargent de massacrer l'équipage d'un vaisseau ennemi. Certaines partent même à la Croisade pour leur propre compte et, revêtues d'une armure, se battent comme des hommes.


    À partir de la Renaissance, les exploits des chevaleresses sont passées sous silence. Dans la littérature comme dans la vie, la femme doit réintégrer son domaine de prédilection : le foyer.


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    Qu'est-ce que le syndrome de la vessie timide ? Jan 27, 2022
    Show notes

    La parurésie, ou syndrome de la vessie timide, toucherait plus de 200 millions de personnes dans le monde. Ce trouble psychologique, qui s'apparente parfois à une véritable phobie sociale, peut gravement perturber la vie quotidienne des personnes qui en souffrent.


    Un véritable blocage


    Les personnes atteintes de parurésie ont du mal à uriner, ou n'y parviennent pas du tout, quand elles se trouvent dans certaines situations. Il peut s'agir, par exemple, de l'obligation d'emprunter des toilettes publiques ou de la conscience que d'autres personnes attendent leur tour.


    Cette difficulté ou même cette incapacité à soulager sa vessie est aussi liée à la peur d'être vu ou entendu en train d'uriner.


    Cette situation peut être très mal vécue et provoque des manifestations d'angoisse et de stress. Elle entraîne aussi la mise au point de stratégies d'évitement.


    Ainsi, les personnes concernées ne participent plus à des sorties ou à des voyages et finissent par se replier sur elles-mêmes. Elles évitent aussi de boire dans la journée et se retiennent parfois pendant des heures.


    Des origines psychologiques


    Le syndrome de la vessie timide a des origines psychologiques. Le médecin veillera cependant à écarter toute cause physiologique, qui trahirait alors l'existence de certaines maladies.


    Le plus souvent, le point de départ de la phobie est à rechercher dans l'enfance ou l'adolescence du sujet. Il peut avoir été confronté, à ce moment de sa vie, à un événement, souvent banal mais vécu comme un traumatisme.


    Il peut s'agir, par exemple, de l'obligation, pour un élève, de fréquenter des toilettes qui ferment mal.


    Le diagnostic de parurésie sera posé quand le patient ne subit cette gêne urinaire que dans des circonstances bien précises. Un accompagnement psychologique est la meilleure manière de faire disparaître ce trouble.


    Il passe notamment, pour le patient, par l'éventuelle découverte de l'événement fondateur et la prise de conscience du caractère irrationnel de son comportement.


    Pratiquée d'une certaine façon, la rétention de respiration a aussi fait ses preuves. D'autres traitements, comme la prise d'anxiolytiques, ou un auto-sondage urinaire, prescrit par un urologue, peuvent encore soulager les personnes victimes de parurésie.


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    Pourquoi parle-t-on de “dose léthale médiane” ? Jan 26, 2022
    Show notes

    La dose létale médiane, calculée à partir de tests faits sur les animaux, permet de mesurer le degré de toxicité d'une substance. Elle sert de base à l'établissement d'un classement de dangerosité pour un certain nombre de produits.


    Une unité de mesure particulière...


    La dose létale médiane s'écrit aussi DL50. Elle permet de mesurer la dose nécessaire d'une substance donnée capable de provoquer la mort de la moitié des animaux auxquels elle est administrée.


    Une DL100 correspondrait à la dose capable de tuer la totalité de cette population d'animaux. Il s'agit le plus souvent de groupes composés de 20 ou 30 rats ou souris. La substance peut être administrée par des voies diverses, comme l'application cutanée l'ingestion ou l'inhalation.


    Cette notion de dose létale médiane a été mise au point à la fin des années 1920. Entre 1981 et 2001, l'OCDE l'a utilisée comme un test officiel dans ses essais sur les animaux.


    ...Pour déterminer la toxicité des produits


    Tels quels, les résultats des tests fondés sur l'utilisation de la dose létale médiane ne sont pas applicables à l'homme. Ils sont cependant utilisés pour déterminer le niveau de toxicité d'une substance.


    La DL50 a permis de concevoir un indice de toxicité allant de 1 à 6. Le degré 6, le plus bas, désigne des produits "relativement inoffensifs", alors que le niveau 1, le plus élevé, est appliqué aux produits "extrêmement toxiques".


    De même, l'utilisation de la dose létale médiane a servi à établir une échelle des poisons. Ainsi, la strychnine se place sur le degré 6 de cette échelle de toxicité, alors que la toxine botulique, sécrétée par une bactérie, se situe à son sommet.


    Il est possible d'utiliser la DL50 pour mesurer la toxicité de chaque substance. Pour obtenir un résultat, il faut administrer une certaine quantité de la substance en rapport avec le poids de l'animal testé.


    Ainsi, il faudrait, en théorie, 90.000 milligrammes d'eau par kilo pour tuer la moitié d'une population donnée de rats ou de souris. Mais l'administration d'1 mg/kg de strychnine permettrait d'obtenir le même résultat.



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    Que sont les “murs de la Paix” ? Jan 25, 2022
    Show notes

    Élevés dans certaines zones de l'Irlande du Nord, au début des affrontements opposant catholiques et protestants, les "murs de la paix" subsistent en partie, malgré la signature des accords de 1998, qui mettent fin aux hostilités.


    Des murs pour séparer deux communautés


    Les premiers murs ont été érigés en 1969, au début de ce que les Irlandais du Nord appellent les "Troubles". Ils ont surtout été construits à Belfast, la capitale de L'Irlande du Nord, mais aussi dans d'autres villes.


    Ils s'élèvent dans les quartiers habités par des protestants et des catholiques et séparent les habitants de chaque communauté. Leur but est de les protéger contre les tirs ou les jets de projectiles divers.


    C'est d'ailleurs pourquoi ces murs sont parfois l'œuvre de la police elle-même. Construits avec de simples tôles, au départ, ces murs devaient être provisoires. Mais, comme ils se révèlent efficaces, on les consolide avec des briques, du béton et de l'acier.


    Certains sont très hauts et s'entourent de grillages métalliques. Plus solides et plus imposants, les "murs de la paix" semblent devenus permanents. Belfast, à elle seule, en contiendrait près d'une centaine.


    Des murs toujours en place


    En principe, la fin des hostilités, consécutive à la signature des Accords du Vendredi saint, en 1998, aurait dû conduire à la démolition de ces murs. C'est d'ailleurs l'objectif du gouvernement régional qui, en 2013, s'était engagé à les détruire dans les dix ans.


    Certains ont déjà été démolis. Faute d'être démantelés, d'autres murs sont munis de portes, pour faciliter le passage d'un quartier à l'autre. Mais ce symbole d'ouverture ne traduit pas pour autant la réalité actuelle.


    En effet, le référendum sur le Brexit, en 2016, a ravivé les tensions. De fait, les protestants s'en sont déclarés majoritairement partisans, au contraire des catholiques.


    Cette opposition a fait resurgir un antagonisme demeuré latent entre les deux communautés. Depuis lors, des projectiles sont à nouveau lancés d'un quartier à l'autre. En attendant, les "murs de la paix", qui s'inscrivent dans la plupart des itinéraires touristiques, font toujours partie du paysage de l'Irlande du Nord.


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    Le boa étouffe-t-il vraiment ses proies ? Jan 24, 2022
    Show notes

    On croyait savoir comment comment les boas tuaient leurs victimes. Les naturalistes pensaient qu'elles étaient étouffées dans les anneaux de ces serpents. Mais une récente étude remet en cause cette explication.


    Des rats équipés de capteurs


    Jusqu'ici, nous pensions que les serpents étaient dotés de deux armes pour venir à bout de leurs proies : le venin et l'étouffement. Cette dernière technique était réputée être celle des boas.


    Ce n'est d'ailleurs pas pour rien que l'un d'entre eux est appelé boa constrictor. Le mot constriction, en effet, est un synonyme d'étouffement. Des chercheurs américains ont cependant voulu en avoir le cœur net.


    Pour cela, ils ont placé, sur le corps de rats anesthésiés, des capteurs destinés à mesurer leurs fonctions cardiaques. Ils les ont ensuite livrés à des boas en captivité.


    Une interruption de la circulation sanguine


    Grâce à ces capteurs, les chercheurs ont pu mesurer l'activité cardiaque des rats avant qu'ils soient donnés en pâture aux boas, puis pendant et après la capture des rongeurs par les reptiles.


    Ils se sont alors aperçus que les rats ne mouraient pas par étouffement. En effet, ils ont constaté une chute très rapide de la pression artérielle des rongeurs et un dérèglement tout aussi soudain de leurs fonctions cardiaques.


    En enserrant le rat d'une manière spécifique, le boa parvient à interrompre la circulation sanguine de sa victime. Dès lors, les organes vitaux n'étant plus irrigués, la mort survient très vite.


    En fait, les scientifiques avaient déjà la puce à l'oreille; certains avaient en effet remarqué que la mort d'un rat, ou d'une autre proie, semblait vraiment trop rapide pour être causée par un étouffement. Leurs doutes ont donc été confirmés par cette expérience.


    Cette technique de chasse semble finalement mieux adaptée à la morphologie d'un serpent. Dépourvu de pattes ou d'autres moyens d'attaque, il aurait en effet du mal à maîtriser une proie qui ne manquerait pas de se défendre.


    Et qui pourrait d'ailleurs se débattre même si on la privait d'air. Alors que cette interruption brutale de la circulation sanguine provoque une paralysie quasi immédiate de la proie.


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