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Dans une série consacrée aux montres "importantes" et d'une "provenance exceptionnelle", sera adjugée, chez Christie's, le 8 juin prochain, une montre spéciale. En effet, cette montre Rolex a appartenu, durant la Seconde Guerre mondiale, au lieutenant britannique Gerald Imeson, pilote de la Royal Air Force.
Il s'en est servi pour planifier ce qui est resté dans l'histoire comme la "grande évasion". Cet épisode, survenu le 24 mars 1944, a d'ailleurs inspiré un film de John Sturges, avec Steve McQueen.
Ce jour-là, en effet, 76 prisonniers, sur 250, ont réussi à s'évader du stalag de Sagan, en Allemagne, où ils étaient détenus. Le chemin de la liberté, pour eux, c'était un étroit tunnel de 101 mètres de longueur, pour 60 centimètres de largeur, creusé avec la plus grande peine.
Malheureusement, la plupart des évadés seront repris. 50 seront exécutés par les Allemands, les autres resteront détenus jusqu'à la fin de la guerre.
Le lieutenant Imeson possédait donc une montre de la marque Rolex. Et il avait choisi un modèle prestigieux. On peut s'étonner qu'un prisonnier de guerre ait pu garder un tel instrument, qui aurait pu l'aider à s'évader.
C'est bien pour cette raison que, d'ordinaire, leurs geôliers allemands dépouillaient les prisonniers de leurs montres. Mais ils faisaient souvent exception pour les pilotes, en vertu d'un accord tacite.
Imeson avait reçu sa montre dans un colis de la Croix Rouge. Il avait profité de l'offre faite par le fondateur de Rolex, Hans Wilsdorf, qui proposait aux militaires de ne payer leurs montres qu'une fois le conflit terminé.
3.000 officiers profitèrent de cette offre, choisissant d'ailleurs, le plus souvent, un modèle plus ordinaire. La montre d'Imeson disposant d'un chronographe, il put mesurer avec précision les intervalles de temps séparant deux patrouilles. On peut donc dire que cette montre joua un rôle important dans la "grande évasion".
C'est pourquoi Gerald Imeson, qui mourut en 2003, à l'âge de 85 ans, ne s'en sépara jamais. Elle est aujourd'hui estimée à une valeur comprise entre 190.000 et 375.000 euros.
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Depuis 1969, 12 hommes au total ont posé les pieds sur la Lune; le premier ayant été Neil Armstrong lors de la mission Apollo 11 et le dernier Harrison Schmitt en 1972. Or, après avoir effectué ce "grand pas pour l'Humanité", ils ont tous, sans exception, été frappés à leur retour, du même mal. Lequel ?
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Une nouvelle étude scientifique révèle un des secrets de la peinture de Leonard de Vinci. L'artiste aurait en effet utilisé du jaune d'œuf, avec d'autres ingrédients, comme de l'eau et des pigments en poudre.
La présence de jaune d'œuf était déjà suspectée, mais on ne savait pas si le peintre l'avait utilisé de manière intentionnelle. En effet, il aurait pu s'agir d'une contamination. Désormais, la preuve est faite que Leonard de Vinci s'en servait bien pour préparer sa peinture.
C'est avec le secours de cet ingrédient, utilisé en très petite quantité, qu'ont été peintes nombre de toiles du maître et, parmi elles, son chef-d'œuvre absolu, la "Joconde".
Mais il n'en avait pas l'exclusivité. En effet, ce procédé était déjà connu des Égyptiens. Et d'autres peintres, comme Vermeer, Rembrandt ou Dürer, l'utilisèrent aussi.
Le mélange de jaune d'œuf à la peinture à l'huile en modifie les propriétés, au point d'éviter que les toiles ne se dégradent avec le temps.
En effet, les tableaux ont tendance à se craqueler, la peinture finissant par "se froisser" en quelque sorte. On mesure bien l'effet bénéfique de ce jaune d'œuf en examinant les premières toiles de Leonard de Vinci, à une époque où il n'utilisait pas encore cet ingrédient.
Dans une de ses premières œuvres, "La madone à l'œillet", on voit apparaître come des rides sur le visages de la Vierge et celui de l'enfant Jésus. À l'époque, le maître ne mélangeait pas encore du jaune d'œuf à sa peinture.
Mais il découvre cette astuce plus tard, ce qui explique l'absence de ce plissement caractéristique sur ses tableaux ultérieurs.
Par ailleurs, le jaune d'œuf, mêlé à la peinture, la rendrait plus visqueuse, et donc plus facile à appliquer. De même, la peinture, ainsi préparée, aurait moins tendance à jaunir ou à s'assombrir, surtout si elle est exposée à la lumière. Les spécialistes parlent, à ce propos, d'un processus d'"oxydation".
Or, on le sait, des antioxydants entrent dans la composition du jaune d'œuf. C'était donc un ingrédient idéal pour assurer la pérennité d'une toile.
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En 1798, Bonaparte se lance dans la campagne d'Égypte. Le Directoire, pouvoir instable et embourbé dans divers scandales, a besoin de victoires pour redorer son blason. S'emparer de ce pays, sous domination anglaise, serait également le meilleur moyen de couper la route des Indes, une artère vitale pour le Royaume-Uni.
L'armée, forte d'environ 50.000 hommes, embarque sur 400 navires, qui parviennent à Alexandrie au début juillet. Le 21, la bataille des Pyramides se termine par la victoire des troupes françaises, qui voient la route du Caire ouverte devant eux.
Après le désastre naval d'Aboukir, le 30 juillet, Bonaparte quitte finalement l'Égypte en août 1799. Pour rendre hommage à ses soldats morts au combat, il demande que leurs noms soient gravés à l'intérieur de la pyramide de Kheops.
167 savants, artistes et ingénieurs accompagnent l'armée. Les travaux et les relevés dus aux membres de cette expédition scientifique permettront l'essor d'une nouvelle discipline, l'égyptologie.
Nul doute qu'ils ne furent saisis d'admiration en contemplant ces majestueux monuments, qui avaient défié les siècles. De leur côté, les soldats et leur chef même éprouvèrent sans doute des sentiments comparables à la vue des pyramides.
Des anecdotes circulent d'ailleurs très tôt sur l'intérêt mêlé de fascination qu'aurait manifesté Bonaparte à leur endroit. On raconte ainsi que, lors de sa visite à Gizeh, sur les bords du Nil, il aurait pénétré seul à l'intérieur de la pyramide abritant le tombeau du pharaon Kheops, qui aurait régné vers 2.600 ans avant notre ère.
Il y serait resté toute la nuit, avant de ressortir, au petit matin, sans dire un mot, mais en proie à une visible agitation. Sur le point de mourir, à Sainte-Hélène, il aurait voulu confier son secret, mais y aurait renoncé, craignant qu'on ne le crût pas.
D'après son fidèle secrétaire, Bourrienne, cette histoire serait fausse. Jamais le général ne se serait aventuré à l'intérieur de la pyramide. Mais le fait même d'avoir propagé cette anecdote en dit long sur la fascination qu'éprouvait Bonaparte pour un monument dont il admirait les proportions.
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Certains pays sont, dans l'usage courant, désignés par plusieurs noms. Ainsi, parle-t-on aussi bien d'"Angleterre", de "Grande-Bretagne" ou de "Royaume-Uni" pour désigner la grande île située de l'autre côté de la Manche.
Il en va de même pour un autre pays, frontalier de la Belgique et de l'Allemagne. Un Français le nommera "Hollande" ou "Pays-Bas", selon les cas. Et ses habitants seront appelées des "Hollandais" ou bien des "Néerlandais".
En fait, on prend là, comme on le fait pour l'Angleterre, la partie pour le tout. En effet, la Hollande est l'une des province des Pays-Bas, nommés ainsi en raison de leur altitude très faible. Plus précisément, il existe deux provinces de ce nom, la Hollande du Nord et la Hollande du Sud.
Cette manière de prendre la partie pour le tout est une figure de style appelée "synecdoque". Elle permet, par exemple, de désigner la maison tout entière par l'emploi du seul mot "toit".
Il n'est donc pas correct, en principe, d'utiliser le mot "Hollande" pour désigner les Pays-Bas.
Et pourtant, il faut bien constater que ces deux mots sont interchangeables. Jusqu'à une date très récente, les autorités néerlandaises elles-mêmes s'en accommodaient. Mais cette mise en avant d'une seule partie du pays ne rendait cependant pas compte de sa diversité et de la richesse de toutes ses composantes.
Aussi, le gouvernement a-t-il décidé, à compter du 1er janvier 2020, que le seul vocable "Pays-Bas" serait désormais utilisé, au détriment du mot "Hollande". Ce qui suppose des modifications, notamment au fronton de tous les bâtiments publics.
Pour accompagner la promotion du seul nom choisi, désormais, pour désigner le pays, un logo officiel a été choisi. Il représente une tulipe orange, ornée des lettes NL.
Un double symbole de la nation néerlandaise : une fleur connue, à l'étranger, comme le symbole même des Pays-Bas et la couleur de la dynastie régnante, les Orange.
Toute cette campagne de "marketing", destinée à imposer ce nom de "Pays-Bas", aura coûté, au total, quelque 200.000 euros aux contribuables néerlandais.
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On peut penser, à première vue, que la liberté de s'habiller comme on l'entend, y compris sur le lieu de travail, fait partie de la liberté individuelle. ET qu'en conséquence elle ne peut pas être limitée.
Ce qui est vrai, dans le principe. Mais le Code du travail prévoit des exceptions à ce principe général. Autrement dit, l'employeur peut, oui, apporter des restrictions à cette liberté de se vêtir, mais attention , seulement si deux conditions sont réunies.
Ainsi, une tenue de travail peut vous être imposée si celle-ci se justifie par la "nature de la tâche à accomplir", premiere condition, ET, seconde condition, si elle est "proportionnée au but recherché", selon les termes mêmes du Code.
Ainsi, si le travail exercé comporte certains risques, l'employeur peut exiger du salarié qu'il porte une tenue assurant sa sécurité. Dans ce cas, il sera tenu de la lui fournir et de compter comme période travaillée le temps nécessaire à l'habillage et au déshabillage.
De même, une certaine tenue pourra s'imposer, pour des raisons d'hygiène, à la personne travaillant dans une entreprise de transformation alimentaire.
Et puis, en dehors même de ces restrictions d'ordre général apportées par le Code du travail à la liberté de se vêtir à sa guise sur le lieu de travail, l'employeur jouit d'une certaine latitude pour réglementer la tenue des salariés.
Comme aucune loi n'en précise les contours, c'est au juge d'apprécier, au cas par cas, si l'employeur a ou non outrepassé ses droits en interdisant telle ou telle tenue dans l'entreprise.
Ainsi, il est admis que l'employeur peut réglementer la tenue de ses salariés pour préserver l'image de marque de son entreprise. De telles restrictions s'appliquent plus particulièrement aux salariés en contact avec le public.
Ainsi, la jurisprudence admet qu'un employeur ait le droit d'interdire à un employé devant recevoir des clients de porter, par exemple, un short ou un survêtement.
Par ailleurs, l'employeur est en droit d'exiger, de la part de ses salariés, une tenue correcte et décente. Ainsi, des vêtements transparents ou trop décolletés, le port d'une mini-jupe ou d'un bermuda peuvent-ils être légitimement proscrits sur le lieu de travail.
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En créant, à l'aube d'Hollywood, son personnage de Charlot, ce vagabond au grand cœur, reconnaissable entre tous, Charlie Chaplin est devenu l'un des cinéastes les plus célèbres au monde.
Ce qui ne l'empêcha pas, au début des années 1950, d'encourir les foudres des services secrets américains. L'Amérique est alors en proie au "maccarthysme", cette paranoïa anticommuniste qui voyait en nombre de citoyens américains, et notamment des acteurs, des agents de l'Internationale rouge.
Chaplin n'a jamais appartenu au parti communiste, mais on le soupçonnait d'avoir pour lui une secrète sympathie. Aussi le puissant patron du FBI, J. Edgar Hoover, fait ouvrir un dossier au nom du comédien. Il s'épaissira, au fil du temps, jusqu'à compter 2.000 pages.
Sur quoi les accusations formulées à l'encontre de Chaplin étaient-elles fondées ? Sur de vagues soupçons bien plus que sur des faits tangibles.
Ils étaient puisés dans l'œuvre même du maître. À défaut d'y faire une propagande ouverte pour le communisme, Chaplin y révélait sa sympathie pour la démocratie et sa condamnation du capitalisme.
Qu'on se souvienne, à cet égard, du ridicule autocrate, inspiré par Hitler, qui, dans "Le dictateur", jonglait avec un ballon en forme de mappemonde. Ou du malheureux ouvrier des "Temps modernes" qui, incapable de suivre le rythme dément du travail à la chaîne, finit par se perdre dans d'immenses engrenages.
À chaque fois, l'humour de ces films n'en soulignait que mieux la satire féroce d'une société injuste et privée de ses valeurs humanistes.
Une vie privée agitée
On ne pouvait cependant pas incriminer Chaplin sur le seul fondement de ses films. Alors Hoover s'en prend à sa vie privée. Comme celle de beaucoup d'acteurs de cette époque, elle est assez agitée.
Ainsi, la seconde femme de Chaplin, l'actrice Lita Grey, l'accuse de cruauté et d'infidélité. Une autre actrice lui intente un procès en reconnaissance de paternité.
On prend prétexte de ces accusations pour lui interdire de rentrer aux États-Unis, en 1952, alors qu'il se trouve à Londres. Il n'y reviendra que vingt ans plus tard, en 1972, pour recevoir un oscar d'honneur.
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La prise en compte des besoins sexuels des soldats, notamment durant les périodes de guerre, ou de cantonnement dans des garnisons éloignées, n'est pas nouvelle.
Ainsi, lors de la troisième Croisade, à la fin du XIIe siècle, Philippe Auguste aurait fait venir des prostituées sur place. Le monarque, assez prude, voulait ainsi lutter contre l'homosexualité, assez fréquente dans les camps, et limiter les cas de viols.
Tout au long de l'histoire moderne, ces prostituées accompagnaient souvent les armées. Soucieuses d'enrayer la transmission de maladies sexuellement transmissibles, comme la syphilis, les autorités militaires prévoient bientôt des locaux spécifiques, où les soldats pourront rencontrer des prostituées.
On les appellera, d'un nom officieux, les "bordels militaires de campagne", ou BMC. Les premiers apparaissent au XIXe siècle, à l'occasion de la conquête de l'Algérie.
Ils arriveront en métropole, au début de la Première Guerre mondiale, mais seront réservés, dans un premier temps, à l'usage des troupes coloniales. En effet, les préjugés racistes sont tenaces. Il ne saurait être question que des soldats venus d'Afrique aient des relations intimes avec des femmes blanches.
Ces bordels de campagne sont aussi une manière de lutter contre la propagation des maladies vénériennes. En effet, les prostituées qu'on y trouve doivent être dûment enregistrées, auprès de la mairie ou de la préfecture de police de Paris.
Elles subissent alors un examen de santé et un contrôle militaire. Des mesures qui se révèleront d'ailleurs peu efficaces, puisque 20 à 30 % des soldats seront infectés par la syphilis durant la Grande Guerre.
Ces bordels militaires sont souvent de simples tentes ou des camions, même si on leur alloue parfois des locaux spécifiques. Présents durant la Seconde Guerre mondiale, puis pendant les conflits coloniaux, comme les guerres d'Algérie et d'Indochine, ces lupanars semi officiels ne sont plus tolérés, en métropole, après 1945.
En 1946, en effet, une loi, inspirée par Marthe Richard, ancienne prostituée devenue aviatrice et conseillère municipale de Paris, entraîne la fermeture des maisons closes. Les derniers "BMC", en Guyane et à Djibouti notamment, fermeront leurs portes quelques décennies plus tard.
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Si vous aimez l'avocat, estimez-vous heureux d'en trouver encore sur le marché ou dans les rayons des magasins. En effet, ce fruit devrait avoir disparu depuis longtemps.
Apparu voilà environ 65 millions d'années, il faisait les délices de mammifères aussi imposants que les paresseux géants ou les mammouths. L'avocat était alors sans doute plus volumineux que le fruit actuel.
Mais les grands mammifères n'en faisaient qu'une bouchée. Ils avalaient alors des avocats entiers, les digéraient puis, en déféquant, transportaient les graines dans d'autres contrées. Ces animaux parcouraient en effet de grandes distances.
C'est de cette manière que les avocats se répandaient sur de vastes secteurs. En effet, les graines de l'avocat sont trop grosses pour être transportées par le vent, comme celles d'autres plantes.
Les choses ont continué ainsi pendant des millions d'années. Puis, voilà environ 13.000 ans, de grands changements climatiques ont entraîné la disparition d'une bonne partie de ces grands animaux.
On estime qu'à cette date près de 70 % de ce que les spécialistes appellent la mégafaune d'Amérique du Nord auraient succombé à ces variations du climat. Et 80 % de ces animaux auraient même disparu en Amérique du Sud.
Sans ces animaux, les graines d'avocat avaient beaucoup moins de chances d'être transportées plus loin et de donner naissance à d'autres arbres. Les petits animaux ne pouvaient consommer qu'une partie de l'avocat, sans pouvoir l'avaler tout entier.
La plupart des graines auraient donc dû rester sur le sol et pourrir. Peu à peu, les avocatiers auraient dû se raréfier, avant que l'espèce ne s'éteigne.
Et pourtant, ce n'est pas le cas. La survie de l'avocat, cette plante "anachronique", reste largement un mystère. D'autres animaux, plus petits pourtant, comme la souris, l'écureuil ou le jaguar, auraient-ils pu contribuer à sa dispersion ?
À cet égard, la culture de l'avocat, qui a d'ailleurs contribué à en modifier la forme, a dû jouer un rôle déterminant. Il partage d'ailleurs cet aspect "anachronique" avec d'autres fruits, comme la papaye ou la sapote, un fruit tropical cultivé en Amérique centrale ou à la Réunion.
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Pour le grand public, les membres de l'Académie française se distinguent avant tout par leur costume. Il se compose de deux parties essentielles : un uniforme, à dominante verte, et une épée.
À vrai dire, ils ne sont pas spécifiques à l'Académie française. En effet, ils sont portés par l'ensemble des membres de l'Institut de France, dont l'Académie française n'est que l'une des composantes.
Ce qui a valu à l'uniforme des académiciens français le surnom d'"habit vert", c'est la couleur des broderies, en forme de rameaux d'olivier, qui ornent le devant et les manches de l'uniforme.
Or, cette couleur était précisée par un arrêté datant de 1801. Il est à noter que, depuis le milieu du XIXe siècle, le pantalon a remplacé peu à peu la culotte à la française, portée avec des bas. Un chapeau, en forme de bicorne, complète l'ensemble.
Par ailleurs, les académiciens français portent une épée, dont l'usage s'impose vraiment au début du XIXe siècle. Si, à cette époque, ls arborent cet attribut guerrier c'est que l'épée, comme l'uniforme, fait en quelque sorte partie de la tenue de tout fonctionnaire.
Cependant, à la différence de l'uniforme, aucun texte ne rend obligatoire le port de l'épée. Cette épée de Cour, qui se généralise peu à peu, se porte verticalement.
Les femmes, en principe, sont dispensées d'en porter. Mais certaines, comme Hélène Carrère d'Encausse, Secrétaire perpétuel de l'Académie, l'ont tout de même ajoutée à leur uniforme.
L'épée d'un académicien lui est très personnelle. En effet, des symboles ou des éléments représentatifs de sa vie ou de son œuvre sont gravés sur la poignée. Ce travail est souvent demandé à des artistes de renom, qui font alors de ces épées d'académiciens de véritables œuvres d'art.
Le plus souvent, ce sont des proches de l'académicien qui lui offrent, quelques jours avant sa réception à l'Académie, une épée qui reflète alors pleinement sa personnalité.
L'épée d'un académicien n'est donc pas conçue comme une arme, mais comme un objet d'apparat, qui fait partie du rituel de l'Académie.
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