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Le pet et ses diverses manifestations ont toujours alimenté un répertoire de blagues scatologiques, qui avait le don de réjouir des auditoires souvent tout acquis. L'hilarité peut aussi provenir de l'irruption soudaine de ce bruit incongru.
Mais certains ont fait du pet un art véritable. De tous temps, en effet, et dans de nombreuses cultures, les pétomanes ont diverti le public de leurs performances sonores.
D'autres ont fait partie de ces bouffons chargés d'amuser les Rois. Ce fut notamment le cas d'un personnage nommé Roland "le petour" ou "le péteur". Il aurait vécu au XIIe siècle et servi d'amuseur à un Roi d'Angleterre, dont on suppose qu'il s'agissait d'Henri II, à moins que ce ne fût Henri Ier.
En effet, si ce Roland apparaît bien dans certains registres de comptes, il est difficile de savoir à quelle époque exacte il a vécu.
Quoi qu'il en soit, il semble que ce personnage singulier ait rempli, à la Cour du Roi, une fonction essentielle. En effet, il devait, au moment de Noël, effectuer, devant son auditoire, une figure complexe, qui se composait, dans le même mouvement, d'un saut, d'un sifflement et, bien sûr, d'un pet.
Il faut croire que ce spectacle, pourtant bref, était très apprécié du public d'alors. En effet, cette seule fonction, exécutée fidèlement tous les ans, valut à "Roland le Péteur" la propriété d'un vaste manoir et de 12 hectares de terres.
Les goûts évoluant, on finit cependant par trouver son exhibition déplacée et on lui confisqua ses biens. Pourtant, le pet n'était pas seulement considéré comme un objet de plaisanterie au Moyen-Âge.
En effet, cette manifestation physiologique, qui se traduit par le stockage et l'évacuation de gaz, était considérée comme une marque de décomposition organique. Le pet était donc associé à la mort.
Or, on sait à quel point les hommes de cette époque étaient imprégnés par l'idée de la mort er par tout ce qui pouvait rappeler ce processus de délitement, qui finissait par conduire vers elle tous les êtres vivants.
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Les chats ne sont pas réputés aimer l'eau. Et pourtant ils étaient légion dans une ville dont les canaux sont célèbres dans le monde entier. Venise, car c'est de la cité des Doges qu'il est question, en aurait compté, au début des années 1960, jusqu'à 60.000.
Il y a en beaucoup moins aujourd'hui, quelques centaines selon certaines estimations. Mais Venise a longtemps été l'une des villes où la proportion de ces petits félins, par rapport au nombre d'habitants, était la plus importante au monde.
Comment expliquer cet engouement pour les chats ? Ils n'ont pas vraiment été recherchés comme animaux de compagnie, les Vénitiens leur préférant souvent les chiens.
Ce que les habitants de Venise apprécient surtout chez ces félins domestiques, c'est leur capacité à chasser les rats. Ces rongeurs, en effet, étaient les ennemis déclarés des Vénitiens.
Des marchands d'abord, dont ils endommageaient les cargaisons. C'est pourquoi, dès le XIIIe siècle, chaque navire devait embarquer au moins un chat, chargé de protéger la marchandise contre la dent des rongeurs.
Mais ce sont aussi les rats qui transmettent la peste. En les chassant, les chats protègent les habitants contre la maladie qui, au milieu du XIVe siècle, fait des ravages dans toute l'Europe.
Et quand une nouvelle épidémie de peste éclate au début du XVIIe siècle, on va chercher des chats en Syrie, ces animaux étant réputés plus agressifs et mieux armés contre les rats.
Au début du XIXe siècle, les rats pullulent dans les rues de Venise. Là encore, les habitants font confiance aux chats pour en débarrasser la ville. Ils ont fini par devenir de véritables porte-bonheur, et les soldats de la Grande Guerre se font photographier avec eux avant de partir au front.
Mais cette époque est révolue ; les chats errants n'ont plus droit de cité dans les rues de la ville. Du fait des campagnes de stérilisation successives, leur nombre a beaucoup baissé. Et les quelques centaines qui avaient trouvé refuge dans la petite île de San Clemente, dans la lagune, sont à leur tour menacés.
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Voilà 54 ans, le 2 mars 1969, le Concorde se lançait dans son premier vol d'essai. Cet appareil longiligne, à la silhouette fuselée, volera jusqu'en 2003.
Parmi les caractéristiques du Concorde, qui le distinguaient d'autres avions commerciaux, on peut noter son allongement en vol. En effet, si l'appareil au sol mesurait 62,19 m, il pouvait s'étirer en vol de 2 à 50 cm supplémentaires.
Comment expliquer un tel phénomène ? A priori, on pourrait croire que cet allongement était dû au nez de l'avion. En effet, les ingénieurs avaient doté le Concorde d'un nez basculant.
Au décollage comme à l'atterrissage, ce nez se repliait, ce qui permettait au pilote d'avoir une vue entièrement dégagée sur la piste. Une fois en vol, le nez de l'avion se relevait, pour se placer dans le prolongement de l'appareil. Mais cette particularité est sans rapport avec l'allongement du Concorde en vol.
En effet, cet étirement de l'avion en vol est dû à la dilatation de certains matériaux, celle-ci provenant de la chaleur. Ce qui, à première vue, peut paraître étonnant.
En effet, on sait que la température s'abaisse fortement avec l'altitude. Ainsi, quand le Concorde atteignait son altitude de croisière de 60.000 pieds, soit 18.290 mètres, il faisait -57°C à l'extérieur.
Comment, dans ces conditions, parler d'un phénomène dû à la chaleur ? L'explication réside dans la vitesse de l'appareil. Chacun sait, en effet, que le Concorde était un avion supersonique, capable de voler à mach 2,02, soit 2.350 km/h, ce qui était sa vitesse de croisière.
Or, à une telle vitesse, la température de la carlingue pouvait rapidement monter à quelque 130°C. De quoi allonger l'avion de quelques dizaines de centimètres, cet étirement, souvent de 20 cm à mach 2, variant selon la vitesse de l'appareil. Un phénomène qui ne compromettait nullement la sécurité des passagers.
Une fois revenu au sol, l'avion retrouvait sa taille normale. Cette dilatation des matériaux cessait d'ailleurs de se manifester dès que la vitesse de l'appareil redescendait au-dessous de celle du son.
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Par leur apparence, leur goût et leur mode de fabrication, le whisky, le scotch et le bourbon peuvent présenter certains points communs. Au point qu'on peut peut avoir parfois du mal à les distinguer.
Or, ces spiritueux sont différents à bien des égards. La provenance est la première chose qui les distingue. En effet, le whisky, au départ, était fabriqué en Écosse et en Irlande.
Dès la fin du XVIIIe siècle, cependant, beaucoup d'Écossais et d'Irlandais émigrent aux États-Unis. Ils continueront à y fabriquer le whisky, profitant des ressources naturelles offertes par leur pays d'adoption.
Quant au scotch, c'est un produit du terroir écossais. Il ne peut être fabriqué que là. Enfin, le bourbon est surtout confectionné aux États-Unis, son nom lui venant d'un comté du Kentucky, où il fut produit, pour la première fois, à la fin du XVIIIe siècle.
Ces trois spiritueux sont fabriqués à partir de certaines céréales. Leur emploi, qui varie selon chaque boisson, représente une autre différence entre elles.
Le whisky, comme les deux autres boissons, est élaboré à partir d'un mélange, le "mash bill", composé de blé, de seigle, de maïs et d'orge. De toutes ces céréales, le seigle est souvent la plus importante. Si le whisky en contient au mois 51 %, il a droit à l'appellation de "rye whisky", ou "whisky de seigle".
C'est le maïs qui est la céréale dominante dans la composition du bourbon. Pour avoir droit à cette appellation, il doit en contenir au moins 51 %. Enfin, l'orge maltée, c'est-à-dire germée et séchée dans un four, est la céréale de base du scotch.
En règle générale, les trois spiritueux sont soumis à une double distillation. Au terme du processus, le bourbon, contrairement aux deux autres alcools, ne peut plus subir aucune modification de goût ou de coloration.
Par ailleurs, le processus de vieillissement de ces boissons, souvent dans des fûts de chêne, n'est pas tout à fait comparable. Enfin, le whisky a un goût souvent plus doux, le bourbon est un peu plus sucré, et le scotch se distingue par sa saveur légèrement fumée.
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La Lune continue de susciter l'intérêt des agences spatiales. Le programme Artémis, mis au point par la NASA, a prévu d'y faire à nouveau marcher des astronautes dès l'année prochaine.
Mais ces missions lunaires ne seront un véritable succès que si elles sont le fruit d'une coopération entre les diverses agences spatiales. Or, elle suppose certains arrangements, comme, par exemple, un accord sur une heure commune.
En effet, on peut se demander sur quelle heure les astronautes, une fois sur la Lune, devront régler leurs montres. Première solution : on pourrait, comme sur la Terre, tenir compte de la durée du jour pour définir les heures.
Mais, sur notre satellite, le Soleil brille durant 14 jours. Un temps bien long pour des astronautes habitués à un rythme de 24 heures.
Pour évaluer l'heure une fois sur la Lune, une référence plus commode serait le temps universel coordonné, ou UTC en anglais. En effet, il s'agit là d'un temps stable, sans rapport avec la rotation de la Terre sur elle-même.
Et ce temps est d'autant plus fiable qu'il est contrôlé par des horloges astronomiques, dont on connaît la précision. Ce serait un parfait instrument si l'ensemble de notre monde était toujours régi par les lois de Newton.
Or, depuis les lois d'Einstein sur la relativité restreinte, puis la relativité générale, une variable aussi capitale que le temps leur échappe en partie. Désormais, le temps n'est plus absolu, mais relatif.
De fait, le temps diffère en fonction de la vitesse de celui qui le mesure, mais aussi de la proximité d'une masse, comme une planète par exemple, intervenant dans la gravitation.
Or, la masse gravitationnelle de la Terre étant très différente de celle de la Lune, les heures indiquées par deux horloges installées sur l'une et l'autre ne tarderaient pas à se décaler.
En effet, l'horloge présente sur la Lune gagnerait plus de 55 microsecondes toutes les 24 heures. C'est peu, à première vue, mais suffisant pour compromettre des missions qui doivent être réglées avec une très grande précision.
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On sait qu'en Sicile, la mafia locale, baptisée "Cosa Nostra", demeure très puissante. Elle profite de la peur qu'elle inspire pour obliger les commerçants et les entrepreneurs à lui verser un "pizzo".
En échange, la mafia leur garantit sa "protection". Mais ce "pizzo" n'est pas seulement une sorte de taxe. Sous ce terme générique, se glissent souvent des paiements en nature. Ainsi, les membres de la mafia se servent gratuitement dans les boutiques soumises au "pizzo", ou peuvent obliger le commerçant à faire appel à tel ou tel fournisseur.
Pour certains Siciliens, la coupe était pleine. Ils ont donc décidé de refuser de payer le "pizzo".
Ils ont donc fondé, en 2004, une association dont le nom était tout un programme. Elle s'appelle en effet "Addiopizzo", autrement dit "adieu au pizzo". Ses membres se sont mis à coller des stickers "addiopizzo" un peu partout sur les murs de Palerme. Ces autocollants proclamaient qu'un peuple soumis à la mafia perdait par là-même sa dignité.
Et ce mouvement remporte un succès notable. À Palerme, 700 commerçants et entrepreneurs ont décidé de défier la mafia en refusant de la payer et en affichant un autocollant "addiopizzo" sur la devanture de leurs magasins et entreprises. À Catane, ils sont une centaine à suivre le mouvement.
Forts de ce succès, les militants anti-mafia ne relâchent pas leur pression sur Cosa Nostra. Ils viennent ainsi de peindre, sur les murs de Palerme, une fresque en l'honneur du juge Borsellino, tué, en juillet 1992, dans un attentat commandité par la mafia.
De même, des journées anti-racket sont organisées, au cours desquelles les habitants sont invités à soutenir les commerçants dans leur lutte contre la mafia. C'est d'ailleurs ce que font, d'ores et déjà, la municipalité, les magistrats et la police.
Pour l'instant, Cosa Nostra reste sur la réserve. Soucieuse de ne pas alimenter la polémique, elle n'a pas, pour l'instant, organisé d'opérations de représailles ni même tenté d'intimider les principaux activistes anti-mafia. Mais son attitude sera-t-elle toujours aussi modérée ?
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Pour certains écrivains, notamment au XVIIIe siècle, les Gaulois sont un peuple aux mœurs frustes, que les Romains, dans le sillage de Jules César, auraient éveillé à la civilisation.
Or, certains indices, comme le contenu de leur assiette, montrent que les Gaulois étaient, au contraire, un peuple évolué. S'ils mangeaient de la viande, ce n'était pas seulement celle des animaux qu'ils chassaient.
À première vue, on n'imagine guère Obélix en éleveur de bovins, de moutons ou de porcs. Et pourtant, les Gaulois ne passaient pas leur temps à poursuivre des sangliers, ils élevaient aussi des animaux dont ils consommaient la viande. Ils en faisaient aussi de la charcuterie.
En effet, ils savaient déjà préparer le jambon ou l'andouillette. Ces animaux d'élevage, comme les chèvres ou les vaches, leur donnaient aussi du lait.
Mais les Gaulois étaient aussi des agriculteurs. Aussi, des céréales comme le blé, l'orge ou le millet formaient-elles la base de leur alimentation. Ils mangeaient plutôt des galettes, de seigle ou d'orge, que du pain. Ils savaient aussi faires des crêpes ou de la bouillie. Des légumineuses, comme les lentilles oui les pois, agrémentaient aussi leurs menus.
De nombreux légumes, comme les choux, les navets, les courges ou les rutabagas, poussaient dans de véritables jardins potagers. Ils savaient les cuisiner de plusieurs manières.
On le sait, les Gaulois fabriquaient une sorte de bière, la cervoise. Mais ils buvaient aussi du vin, qu'ils importaient surtout d'Italie. Ils étaient aussi friands d'hydromel ; il s'agit d'une boisson alcoolisée, obtenue grâce à la fermentation du miel.
Les Gaulois consommaient aussi du poisson, conservé dans le sel. Les salaisons concernaient aussi les produits de la charcuterie.
Ils aimaient aussi les fruits et les baies. Ainsi se régalaient-ils de pommes, de framboises, de noisettes ou de prunes. Ils utilisèrent aussi l'huile d'olive, mais plus tard, au moment de l'occupation romaine. Mais ils connaissaient d'autres condiments, comme la moutarde, l'ail ou même le vinaigre.
Et on doit sans doute certaines recettes aux Gaulois, comme le petit salé aux lentilles ou le pot-au-feu, toujours appréciées par les gourmands.
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Même si nombre de Français lui préfèrent d'autres modes de règlement, le paiement en espèces a encore de beaux jours devant lui. Ceci dit, le paiement en liquide est soumis à certaines restrictions, liées, pour l'essentiel, à la lutte contre le blanchiment d'argent.
Ainsi, un particulier ne pourra pas dépasser un certain plafond dans ses achats en espèces. Dans un commerce, par exemple, il ne pourra pas dépenser plus de 1.000 euros en argent liquide. Et il ne pourra pas utiliser plus de 50 pièces pour un même achat.
S'il s'agit d'une personne dont la résidence fiscale ne se trouve pas en France, ces seuils, plus élevés, sont portés, selon les situations, à 10.OOO ou 15.000 euros.
Dans les transactions entre particuliers, il n'existe pas de limites, du moins en principe. Pour les sommes supérieures à 1.500 euros, il est cependant conseillé de régulariser la transaction par un écrit.
Il est d'autres occasions où l'on ne peut disposer à son gré de son argent liquide. Si les dépôts d'espèces à la banque ne sont pas soumis à des seuils particuliers, le client devra cependant, au-dessus d'un certain plafond, préciser les motifs du dépôt et fournir certains justificatifs.
Le but étant toujours de retracer l'origine de l'argent et de lutter ainsi contre le blanchiment d'argent "sale", pour employer l'expression habituelle.
Il existe encore d'autres situations où l'on ne peut utiliser l'argent liquide à sa guise. Ainsi, il est possible de payer un salarié en espèces, mais à condition que ce salaire ne dépasse pas 1.500 euros.
De même, un contribuable peut payer ses impôts avec des billets de banque. À condition, toutefois, que la somme à payer n'excède pas 300 euros.
Et vous ne pouvez même pas vous promener dans la rue avec tout l'argent liquide que vous souhaitez. En effet, vous ne devez pas avoir plus de 10.000 euros sur vous. Si vous possédez une somme plus importante, vous devrez expliquer pourquoi vous transportez autant d'argent. Faute de quoi vous vous exposez à des amendes.
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Les fonctionnaires n'ont pas toujours eu bonne presse auprès de leurs concitoyens. On a souvent critiqué leurs horaires, jugés peu contraignants, leur absentéisme supposé ou leur manque d'appétence au travail.
Ces reproches se sont cristallisés, à une certaine époque, dans une expression, celle de "ronds-de-cuir". Elle a été popularisée par un roman satirique, "Messieurs les ronds-de-cuir", paru en 1891.
L'auteur en est Georges Courteline, connu surtout pour avoir écrit de courtes pièces à l'humour grinçant, comme "Les Boulingrin" ou "Le commissaire est bon enfant".
Sous-titré "Tableaux de la vie de bureau", ce roman met en scène des fonctionnaires étriqués, qui ne semblent penser qu'à leur avancement et à la meilleure manière d'en faire le moins possible.
Mais pourquoi Courteline a-t-il appelé ses tristes héros des "ronds-de-cuir" ? L'explication est très simple. Au XIXe siècle, les bienfaits de l'ergonomie n'avaient pas encore été découverts et nul ne se souciait vraiment du confort des employés de bureau.
Aussi devaient-ils rester assis, durant de longues heures, sur des chaises incommodes, à l'assise dure et au dossier raide. Les réclamations que certains fonctionnaires n'ont pas dû manquer de faire à ce sujet sont sans doute restées dans quelque dossier poussiéreux, que l'administration n'a pas daigné ouvrir.
Alors les employés au fessier endolori ont décidé de prendre les choses en main. Puisqu'on ne voulait pas leur fournir de chaises plus confortables, ils ont pris l'habitude d'apporter des coussins.
Ainsi leurs sièges sont-ils devenus plus moelleux. Et comme ces coussins étaient ronds et faits de cuir, on a fini par surnommer les employés de bureau, qui ne s'en séparaient plus, des "ronds-de-cuir".
Et cette expression a tout de suite été entendue dans un sens péjoratif. Elle est vite devenue un terme de moquerie méprisante.
Il ne manquait plus que la calotte sur la tête et les manches de lustrine destinées à protéger leurs vêtements, pour compléter l'uniforme de ces "ronds-de-cuir" besogneux, dont le teint hâve et le le dos courbé trahissaient un travail routinier, accompli dans une atmosphère confinée.
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Vous l'ignorez peut-être mais Paris est une ville emplâtrée, au sens propre ! A peu près 50% des bâtiments actuels sont recouverts de cet enduit, et cela ne date pas d'hier !
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