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    SCEPTICISME SCIENTIFIQUE

    Le balado de la science et de la raison

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    Latest Episodes:
    Épisode #235: La philosophie japonaise Mar 29, 2014
    Show notes

    Interview: Pierre Bonneels.

    Lien:

    – Colloque international : « Fortune de la philosophie cartésienne au Japon ».


    Épisode #234: A propos des arguments de Catherine Vidal (3. L’épaisseur du corps calleux) Mar 15, 2014
    Show notes

    Nicolas Gauvrit discute des arguments de Catherine Vidal (3. L’épaisseur du corps calleux).

    Généralité et éthique

    Eliot, L. (2011). The trouble with sex differences. Neuron, 72(6), 895-898.

    Valian, V. (2011). Psychology: More alike than different. Nature, 470(7334), 332-333.
    Corps calleux

    Allen, L. S., Richey, M. F., Chai, Y. M., & Gorski, R. A. (1991). Sex differences in the corpus callosum of the living human being. The Journal of Neuroscience, 11(4), 933-942. [Corps calleux plus épais pour les femmes après correction.]

    Ardekani, B. A., Figarsky, K., & Sidtis, J. J. (2012). Sexual dimorphism in the human corpus callosum: an MRI study using the OASIS brain database. Cerebral Cortex. [Sur plus de 300 cerveau étudiés par IRM : corps calleux plus épais chez les femmes après correction pour la taille du cerveau.]

    Bishop, K. M., & Wahlsten, D. (1997). Sex differences in the human corpus callosum: myth or reality? Neuroscience & Biobehavioral Reviews, 21(5), 581-601. [Méta analyse critique des méthodes utilisées : il ne faut pas corriger comme on le fait habituellement pour la taille du cerveau, c’est trompeur]

    Chura, L. R., Lombardo, M. V., Ashwin, E., Auyeung, B., Chakrabarti, B., Bullmore, E. T., & Baron-Cohen, S. (2010). Organizational effects of fetal testosterone on human corpus callosum size and asymmetry. Psychoneuroendocrinology, 35(1), 122-132. [L’exposition du fœtus à la testostérone ne semble pas lié à la taille du corps calleux]

    DeLacoste-Utamsing, C., & Holloway, R. L. (1982). Sexual dimorphism in the human corpus callosum. Science, 216(4553), 1431-1432.

    Menzler, K., Belke, M., Wehrmann, E., Krakow, K., Lengler, U., Jansen, A., … & Knake, S. (2011). Men and women are different: diffusion tensor imaging reveals sexual dimorphism in the microstructure of the thalamus, corpus callosum and cingulum. Neuroimage, 54(4), 2557-2562.

    Padmini, M. P., & Rao, B. (2012). Sexual dimorphism of corpus callosum occurs in human foetuses. [Chez le foetus de 24 semaines, le corps calleux est plus épais chez les filles.]

    Steinmetz, H., Jancke, L., Kleinschmidt, A., Schlaug, G., Volkmann, J., & Huang, Y. (1992). Sex but no hand difference in the isthmus of the corpus callosum. Neurology, 42(4), 749-749. [femmes CC plus large, midsagittal area]

    Noyau INAH3

    Byne, W., Lasco, M. S., Kemether, E., Shinwari, A., Edgar, M. A., Morgello, S., … & Tobet, S. (2000). The interstitial nuclei of the human anterior hypothalamus: an investigation of sexual variation in volume and cell size, number and density. Brain Research, 856(1), 254-258.

    Garcia-Falgueras, A., & Swaab, D. F. (2008). A sex difference in the hypothalamic uncinate nucleus: relationship to gender identity. Brain, 131(12), 3132-3146.

    Rametti, G., Carrillo, B., Gómez-Gil, E., Junque, C., Segovia, S., Gomez, Á., & Guillamon, A. (2011). White matter microstructure in female to male transsexuals before cross-sex hormonal treatment. A diffusion tensor imaging study. Journal of psychiatric research, 45(2), 199-204.


    Épisode #233: Le monstre du Loch Ness Mar 08, 2014
    Show notes

    Interview: Julien Benoit.


    Épisode #232: La pleine conscience Mar 01, 2014
    Show notes

    Interview: Bruno Van de Casteele.


    Épisode #231: A propos des arguments de Catherine Vidal (2. L’intelligence) Feb 14, 2014
    Show notes

    Ceci est la transcription de l’épisode #231: A propos des arguments de Catherine Vidal (2. L’intelligence) du balado Scepticisme scientifique. Un tout grand merci à Jérôme pour avoir réalisé cette transcription. Salut, c’est Nicolas Gauvrit pour Scepticisme scientifique, le balado de la Science et de la Raison. Aujourd’hui, 2ème épisode de la série sur les différences possibles entre hommes et femmes, différences cérébrales et cognitives, psychologiques et plus spécifiquement les arguments avancés par Catherine Vidal. On ne va parler que de ça, on n’élargira pas le débat au-delà des 7 arguments avancés par Catherine Vidal. Alors là c’est la suite de l’épisode précédent concernant les arguments, et on avait commencé à discuter du 1er argument de Catherine Vidal qui était : « Du temps de Paul Broca, il y a un peu plus d’un siècle, on avait cru plein de choses qui étaient en fait des idées reçues. On avait cru que le cerveau des hommes était plus gros que celui des femmes, qu’il y avait un lien entre la taille du cerveau et l’intelligence et que par conséquent les femmes étaient moins intelligentes que les hommes ». Et Catherine Vidal nous dit : « Tout ça, ce sont des idées », je caricature un petit peu, vous vous souvenez du discours plus exact de Catherine Vidal. Alors on a vu que si on regarde la recherche scientifique, eh bien on a un tableau un peu différent de ça, c’est-à-dire que ce ne sont pas toujours des idées reçues, en tout cas pour les deux premiers points. Donc on avait vu que le 1er point concernant la taille ou le poids des cerveaux moyens masculins et féminins il n’y avait absolument aucun doute, il y avait un consensus parfait parmi les scientifiques sur le fait que la taille du cerveau masculin est à peu près 10% supérieure à la taille moyenne du cerveau féminin. On avait vu aussi que, contrairement à ce que dit très explicitement Catherine Vidal, il y a bien un lien entre la taille du cerveau et l’intelligence, et ça c’est bien établi aussi, il y a des méta analyses qu’on peut voir, j’avais donné des références et on va encore en voir aujourd’hui. Et on avait aussi précisé quelque chose, c’est que de ces deux résultats scientifiques on ne peut pas déduire qu’il y aurait nécessairement un décalage dans l’intelligence entre hommes et femmes. Il peut y avoir un lien avec la taille du cerveau (plus élevée chez les hommes) sans que pour autant il y ait une différence d’intelligence entre hommes et femmes, et donc cette question-là il faut l’aborder séparément, de manière directe, empirique, et c’est de ça qu’on va parler aujourd’hui. Alors avant de rentrer dans les détails (vous allez voir qu’il y a beaucoup de débats là-dessus), il faut faire un petit détour par la mesure de l’intelligence, parce que sinon on ne comprendra pas ce qu’il se passe après. Donc on va parler de la mesure de l’intelligence en psychologie, d’où ça vient, qu’est-ce que justifie qu’on parle même d’intelligence puisqu’il y a beaucoup de gens qui disent : « Tout ça n’est pas scientifique, en réalité l’intelligence ça n’existe pas ou si ça existe ça n’a rien à voir avec ce que mesurent les psychologues ». Alors comment sont-il arrivés à ces mesures d’intelligence ? Et puis on va voir aussi la différence énorme qu’il peut y avoir entre la théorie et la pratique. La théorie c’est toujours magnifique, comme je lisais récemment sur les réseaux sociaux, quelqu’un écrivait : « Si j’avais le choix je voudrais vivre en théorie, parce qu’en théorie tout ce passe bien », et nous allons voir qu’en pratique c’est un peu plus compliqué. Petit détour par l’intelligence, et pour cela on va commencer par présenter une analogie. Une analogie, un peu de fiction ou une expérience de pensée, appelez ça comme vous voulez. Imaginez que vous êtes chercheur en psychologie et que vous voulez savoir (peut-être avez-vous des collègues qui ne sont pas d’accord avec vous) si on peut parler de compétences en lecture. Est-ce que ça existe des gens qui sont bons en lecture et d’autre qui ne le sont pas ? On imagine des enfants de 10 ans en école primaire, est-ce que c’est vrai ? Il y a des gens qui ont cette impression-là, on peut avoir l’impression que des gens sont bons en lecture et d’autres pas. Et si vous dites ça à vos collègues sceptiques ils vous répondent : « Beh non, ça n’a aucun sens de parler de compétences en lecture parce qu’en fait d’abord il faut séparer la compréhension en lecture, la lecture à voix haute, la lecture dans sa tête… Tout ça c’est très différent et donc on ne peut pas parler de compétences en lecture ». Mais vous, vous pensez que quand même on peut parler de compétences en lecture. Qu’est-ce qui va permettre de vous départager ? Eh bien ce genre de question a été abordé plusieurs fois et notamment pour l’intelligence en psychologie, et voilà comment on y a répondu, et vous allez voir que ce n’est pas complètement idiot. Si votre idée est qu’on peut définir une compétence en lecture, vous répondez à ceux qui disent : « Non ce n’est pas possible parce que la compétence en lecture ça peut être plein de choses différentes : compréhension, lecture de mots compliqués, lecture de mots simples…». Qu’est-ce que vous pouvez faire ? Vous pouvez prendre un grand échantillon d’enfants de 10 ans et leur faire passer toutes sortes de textes de lecture, et effectivement vous allez avoir des différences. Prenons un exemple tout simple : les mots que vous connaissez bien vous les lisez plus facilement que les mots que vous connaissez peu. Donc si vous avez plus de vocabulaire, si vous avez déjà plus lu avant vous allez avoir un avantage par rapport à quelqu’un d’autre sur les mots rares parce que vous les connaissez et allez les lire plus facilement que ceux qui ne les connaissent pas. Mais cet avantage-là vous ne l’aurez peut-être pas pour les mots courants que vous deux connaissez. Donc il se pourrait que les différentes mesures qu’on obtient selon qu’on utilise des textes avec des mots rares ou pas, selon qu’on mesure la compréhension en lecture ou le déchiffrage, il se pourrait que tout ça donne des résultats finalement disparates, qui n’ont rien à voir les uns avec les autres, auquel cas on devrait avoir des enfants qui ont de très bonnes notes dans un des tests et de très mauvais scores dans l’autre et d’autres enfants qui ont le profil inverse. Eh bien si vous faites ça vous vous apercevrez que ce n’est pas ce qu’on obtient. Ce qu’on obtient c’est que, certes, il y aura des enfants qui par exemple pourront très bien lire à haute voix mais pas dans leur tête, et d’autres pour lesquels ce sera presque l’inverse par exemple, mais globalement, statistiquement, sur la population ceux qui ont de bons scores à l’un de vos tests auront aussi de bons scores à tous les autres tests. Et c’est ça, ce lien, cette corrélation positive entre toutes les manières de mesurer la lecture qui justifie qu’on parle de compétences en lecture de manière générale ; et c’est ça la base, le principe qui a permis de définir l’intelligence et dont je vais vous parler un tout petit peu maintenant. Le principe est véritablement le même, donc je pense que si vous avez compris, et admis ce qu’il se passe pour la lecture : le simple fait que tous les tests donnent des résultats pas parfaitement équivalents mais liés, ça justifie la définition de la compétence en lecture. Alors pour l’intelligence c’est pareil, sauf que c’est pareil avec des tests beaucoup plus généraux. Il y a de cela plus d’un siècle, on a remarqué que c’était le cas pour beaucoup de tests qui a priori étaient tous très différents les uns des autres. Vous avez des tests de raisonnement logique, des tests de vocabulaire où on demande aux gens de définir des mots, on vous dit : « Qu’est-ce que ça veut dire océan ? » ou : « Une île, qu’est-ce que c’est ? », des tests qui ressemblent à des puzzles, vous avez des pièces à emboîter pour faire des formes, des jeux de Tangram par exemple, des choses comme ça. Vous avez des tests de mémoire, on vous donne des suites de mots, de lettres, de chiffres ou de couleurs que vous devez répéter ; toutes sortes de tests qui sont plus ou moins liés intuitivement à ce qu’on pourrait appeler l’intelligence. On s’est aperçu que tous ces tests donnaient des résultats fortement corrélés, c’est-à-dire qu’en général (ce n’est évidemment pas le cas de tout le monde, il y a des différence indubitables) les personnes qui ont de bons résultats à l’un de ces tests ont de bons résultats aux autres, et ceux qui ont des résultats particulièrement faibles à l’un des tests ont également des résultats particulièrement faibles à toutes les autres épreuves. Et ça c’est exactement le même principe que pour la lecture, ça permet de parler d’un facteur général qui pourrait correspondre à ce qu’on appelle habituellement intelligence mais qui est souvent appelé le facteur g (comme général). Pour dire simplement : « Il y a quelque chose qui pourrait ressembler à : les compétences cognitives en général, voilà, on va l’appeler g, ou intelligence parfois, peu importe. C’est comme ça qu’a été définie l’intelligence. Maintenant passons à la pratique, parce que ça c’est la théorie mais ça ne nous dit pas comment on fait pour mesurer les compétences en lecture ou l’intelligence. Je reprend mon analogie de la lecture, on a constaté que plein d’épreuves de lecture donnaient à peu près les mêmes résultats, ou plutôt des résultats corrélés, néanmoins il y a quand même des différences, on ne mesure pas tout à fait la même chose, ce n’est pas parce que c’est corrélé que c’est parfaitement équivalent. Alors comment on peut faire si notre objectif est de mesurer les compétences en lecture en général ? Si on fait lire à un enfant, par exemple, que des mots courants, on va avoir un indice sur les compétences en lecture mais peut-être que ce sera trompeur, alors il faut faire autrement. Si on utilise n’importe quelle autre épreuve on va avoir le même problème. Comment peut-on faire ? Il y a 2 méthodes, la méthode compliquée et la méthode simple. La méthode compliquée c’est celle qu’on devrait utiliser en théorie, elle consiste à faire la liste de toutes les épreuves qu’on pourrait imaginer qui pourrait donner un indice des compétences en lecture et d’extraire par des méthodes statistiques, des méthodes factorielles, les bons coefficients à utiliser pour faire un test. Par exemple : vous avez un test de mots courants, de mots rares et un test de compréhension en lecture, vous faites passer les 3 tests et vous vous dites la compétence en lecture, on va pouvoir la mesurer par la moyenne de ces 3 valeurs, mais la moyenne on va la pondérer, et pas n’importe comment, en fonction de ce nous disent les statistiques. Ce sont des méthodes d’analyse (en composante principale on dit parfois) qui permettent d’extraire les bons coefficients. Alors évidemment c’est un petit peu compliqué parce qu’à la fin on a des coefficients un peu bizarres à attribuer à chaque exercice, donc dans la pratique ce n’est pas ce que l’on fait. Dans la pratique on invente un test, par exemple les 3 épreuves précédentes, et on fait tout simplement la moyenne. Alors ce qu’on obtient est relativement bien corrélé, si c’est bien fait on a un très bon indice, une bonne mesure de la compétence en lecture, mais ce n’est pas la meilleure possible, parce que la meilleure possible ça aurait été avec des coefficients dont on a dit qu’ils pouvaient être déterminants. Et voilà, il s’est passé exactement la même chose pour l’intelligence ou le facteur g, c’est-à-dire qu’on a une liste interminable d’épreuves qu’on pourrait faire passer et dont on pense qu’elles sont liées à l’intelligence et on pourrait extraire les bons coefficients à mettre pour les différentes épreuves pour avoir un bon score de facteur g. Dans la pratique ce n’est pas ce que l’on fait, le test d’intelligence le plus utilisé pour les adultes, la WAIS de Wechsler, ce test a été fait de manière plus pragmatique, c’est-à-dire qu’on a choisi un certain nombre d’épreuves en essayant de les diversifier (verbales, visuelles, réflexion, mémoire, vitesse…) et on fait simplement une moyenne sans pondérer en fonction des résultats statistiques. Ça donne quand même une très bonne estimation de l’intelligence. Quand je vais parler par la suite de QI, je vais parler de résultats de tests du genre de la WAIS de Wechsler qui donne donc de bons résultats. Ça c’est validé, j’avais déjà fait un épisode sur le balado là-dessus donc je ne vais pas y revenir, c’est un énorme thème, mais enfin c’est bien validé scientifiquement, le teste de la WAIS de Wechsler est vraiment solide et ça mesure bien quelque chose, et quelque chose qui est lié à ce qu’on pourrait appeler l’intelligence, ou du moins l’intelligence logico mathématique abstraite, si on veut préciser un petit peu, c’est une forme d’intelligence parmi d’autres. Mais donc les meilleures méthodes possibles pour coller à la définition du facteur g seraient de faire un petit peu autrement, de faire passer plusieurs épreuves en extrayant les facteurs principaux grâce aux méthodes factorielles. Voilà, donc pour fixer les idées et résumer ce qu’on vient de voir, on peut dire que l’intelligence (une forme d’intelligence, en tout cas celle définie par les psychologues avec le QI ou le facteur g) est bien définie et on a des outils pratiques pour l’estimer. Ces outils pratiques (essentiellement la WAIS pour les adultes) ne sont pas parfaits, on sait qu’ils sont très bons, ils donnent globalement une bonne estimation, mais il y a quand même des variations, il y a des choix qui ont été faits et ça ne correspond pas exactement à la définition du facteur g. Donc c’est un indice d’intelligence, mais pas comme une mesure directe du facteur g, ce qu’on voudrait obtenir. J’insiste un peu là-dessus parce que dans la suite vous allez voir quand on va se poser des questions sur d’éventuelles différences moyennes entre hommes et femmes que évidemment selon ce qu’on choisit (facteur g, WAIS ou autre car il y en a d’autres même si la WAIS est la plus utilisée) on ne va pas nécessairement trouver la même chose. Alors maintenant on va arriver enfin au cœur du sujet qui est de savoir s’il y a eu des études (et oui il y en a eu beaucoup) pour savoir s’il y avait des différences ou non entre les hommes et les femmes. Une petite parenthèse en aparté ici, peut-être que vous ressentez la même chose que moi, quand j’ai vu par exemple les publications de Rushton qui a énormément écrit là-dessus et qui s’intéresse beaucoup à la différence de taille de cerveau entre hommes et femmes, et ça va même plus loin si vous êtes allé regarder ne serait-ce que les titres des articles de Rushton, vous voyez qu’il s’intéresse aussi aux différences entre les asiatiques et les européens… Ça a un petit air malsain, on ne se sent pas bien, en tout cas moi je sais que personnellement du côté recherche, je n’en ferai jamais là-dedans. Alors peut-être que du coup vous pensez : « Si ces gens qui étudient ce genre de choses sont tellement intéressés par les différences hommes / femmes, par les différences entre les noirs et les blancs (il y a ça aussi chez Rushton), est-ce qu’ils ne sont pas un peu racistes ? Sexistes ?… ». Alors moi je n’en sais rien, je ne connais pas Rushton, mais c’est tout à fait possible. Alors du coup on peut se demander (référence au 1er épisode) : Mais alors si ces gens ont une idée derrière la tête, est-ce que ça ne pourrait pas fausser les résultats ? Alors je vous rassure tout de suite, d’abord comme je vous l’avais dit au 1er épisode la même situation se passe pour plein d’autres sujets comme l’homéopathie ou autre, mais je vous rassure aussi tout de suite, il y a aussi énormément de gens qui travaillent dans ce même domaine, avec l’idée très claire de vouloir démontrer l’inverse, et c’est très sain comme situation. On va voir plus loin que dans la littérature concernant les différence de QI ou de facteur g entre les hommes et les femmes c’est un bazar pas possible, t…

    Full show notes at the publisher

    Épisode #230: Origines et coulisses de l’affaire Teissier Feb 07, 2014
    Show notes

    Interview: Serge Bret-Morel.

    « L’AFFAIRE TEISSIER »

    IL ETAIT UNE FOIS…

    1963 : DEA en lettres modernes http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89lizabeth_Teissier

    16/07/1975 – 15/02/1976 : 1er horoscope à la télévision (Antenne 2) suivi d’une levée de boucliers.

    1976, avril : publication de « Ne brûlez pas la sorcière », livre argumentaire en faveur de l’astrologie. Paraît 2 mois après la fin de l’émission mais est rédigé bien avant (préface du 30/11/1975). C’est le début du combat.

    1978-1983 : divers émissions télévisées

    De 1977 à la fin des années 2000 : horoscopes hebdomadaires dans divers magazines de télévision. Prédictions annuelles.

    1988 : Parution de la 1ère édition de l’astrologie, science du 21ème siècle, nouvel argumentaire pour l’astrologie.

    1992 : parution du livre Etoile et Molécules, co-écrit avec le scientifique Henri Laborit

    1993, 28 janvier : table ronde publique à la Sorbonne « La science peut-elle établir un pont avec l’astrologie ? » (réf : science du 21ème siècle, début 1994, p13)

    1993, 19 mars : soutenance à la Sorbonne de la thèse en philosophie de l’astrologue Patrice Guinard L’Astrologie: fondements, logique et perspectives. Le milieu astrologique, pourtant prévenu, n’est représenté que par 3 personnes http://cura.free.fr/18andofr.html . E. Teissier prend contact avec les membres de son jury. Bénéficie-t-elle de l’effet produit par l’excellence du travail de Guinard ?

    1993 : année de contacts avec universitaires de la Sorbonne et d’ailleurs (réf : science du 21ème siècle p14) pour réintroduire l’astrologie à l’université. Elle n’évoque pas la thèse de Guinard dans cette préface, ni ne le fera apparaître dans l’index de sa thèse.

    1994, hiver : nombreux articles de presse sur le thème Plaidoyer d’Elizabeth Teissier pour le retour de l’astrologie à la Sorbonne (réf : science du 21ème siècle p14)

    1996 : DEA en sociologie http://www.eteissier.com/biogra/biog.asp?bouton=11&pagex=2

    2001, avril
    Le 6, l’astrophysicien Audouze prend contact avec le président de l’université pour demander le report de la soutenance.
    Le 7, soutenance de la thèse d’Elizabeth Teissier devant plusieurs centaines de personnes.
    Courriers de plusieurs prix Nobel au ministre de l’Education Jack Lang.
    Le 30, remise au président de l’université d’une pétition signée par 300 sociologues.

    2001, 12 mai : rencontre-débat La thèse de sociologie, questions épistémologiques et usages après l’affaire Teissier, à la Sorbonne. Organisée par l’ASES, association des sociologues enseignants du supérieur.

    2001, juin : articles dans le New York Times et Times magazine (réf : L’homme d’aujourd’hui et les astres, p 562) et en Allemagne

    2001, 6 août : mise en ligne d’une longue analyse critique de la thèse par des sociologues, anthropologue, astrophysiciens, spécialistes de la critique de l’astrologie, historien des sciences, philosophe dont deux professeurs au Collège de France :
    http://www.homme-moderne.org/societe/socio/teissier/analyse/

    2001, 20 septembre : défense du président de l’association internationale des sociologues de langue française (rappelant qu’il n’a pas lu la thèse) http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89lizabeth_Teissier#Une_th.C3.A8se_de_sociologie_controvers.C3.A9e

    2001, novembre : publication de la thèse sous le titre L’homme d’aujourd’hui et les astres (Plon). Elizabeth Teissier y ajoute un long commentaire sur les événements survenus depuis (p561 et suivantes).

    2002, 18 décembre : colloque Raisons et sociétés organisé à la Sorbonne en présence d’intellectuels de renom afin d’ouvrir une discussion sur le fond et de proposer une réponse théorique aux critiques

    2009, juillet : Science et pseudo-sciences N°287 spécial critique de l’astrologie http://www.pseudo-sciences.org/spip.php?article1220 consacrant 15 pages à la question de l’affaire Teissier

    2010, janvier : mise en ligne d’une longue critique du SPS 287 de la ma part intitulée Le chant du signe de la critique traditionnelle ? http://www.lastrologie-et-la-raison.net/sciences_pseudosci.htm . J’y proteste contre la trop grande importance donnée à cette affaire

    ————————–

    Le point de vue de quelques astrologues de renom dans le milieu astrologique :

    Patrice Guinard : http://cura.free.fr/19afftei.html
    Richard Pellard : l’astrologue que je suis se dit qu’il vaut mieux que l’astrologie reste en-dehors de l’université plutôt que d’y être aussi mal représentée. http://www.astroariana.com/L-affaire-Elisabeth-Teissier.html

    A propos de la pseudo-citation d’Einstein en-tête de thèse :
    http://www.lastrologie-et-la-raison.net/einstein_astrologie.htm


    Épisode #229: (SitP Bruxelles) Yōkai et Yūrei: A la rencontre des monstres et fantômes japonais Feb 01, 2014
    Show notes

    Conférence donnée par Jean-Michel Abrassart le 25 janvier 2014 à “Sceptiques dans un pub, Bruxelles”.


    Épisode #228: A propos des arguments de Catherine Vidal (1. Taille du cerveau et lien entre taille du cerveau et intelligence) Jan 18, 2014
    Show notes

    Ceci est la transcription de l’épisode #228: A propos des arguments de Catherine Vidal (1. Taille du cerveau et lien entre taille du cerveau et intelligence) du balado Scepticisme scientifique. Un tout grand merci à Jérôme pour avoir réalisé cette transcription. Salut, c’est Nicolas Gauvrit pour Scepticisme scientifique, le balado de la Science et de la Raison.Nous voilà en 2014 et on va commencer, très fort vous allez voir, avec une série de petits billets sur un thème très polémique. Nous autres zététiciens, nous autres sceptiques, rationalistes, lorsque nous discutons avec des croyants au paranormal, aux ovnis, à la dangerosité de l’aspartame, nous sommes toujours très étonnés par 2 caractéristiques qu’on rencontre régulièrement avec ces « croyants :– une attitude hypercritique,– un rejet de la méthode scientifique. 1er point, l’attitude hypercritique :Alors je précise un petit peu, voilà ce que ça donne dans la réalité : vous êtes en train de discuter d’homéopathie, d’ovnis, de paranormal, de fantômes, de l’existence de la vie après la mort… avec des gens qui ne sont pas de votre avis, qui ne sont pas rationalistes, qu’est-ce que ça donne ? L’attitude hypercritique, ça consiste à aller chercher la petite bête à un point qui devient délirant. C’est-à-dire que c’est l’art du doute poussé à l’excès. Alors vous avez des gens, par exemple, qui vont vous dire, si je prend l’exemple des ovnis pour faire plaisir à Jean-Michel Abrassart : « Les ovnis sont des soucoupes volantes », et vous leur dites : « Regardez, il y avait 300 cas recensés, les chercheurs ont essayer d’élucider ces cas et pour 295 de ces 300 cas ils ont trouvé une explication tout à fait rationnelle (méprise lune, ballon qui volait, phénomène météorologique…), et il reste 5 cas qui ne sont pas expliqués parce qu’on n’a pas assez de données ». Ensuite on ajoute : « Il y a tout un tas d’études en psychologie qui montrent les limites du témoignage humain et qui expliquent pourquoi on peut observer parfois des témoignages même concordants, même nombreux, qui en fait sont tous faux sur un point capital, ce qui fait que les témoignages d’ovnis, ça reste quand même douteux ». Et vous avez en face de vous des gens qui vous répondent : « Oui, mais il reste quand même ces 5 cas, et puis les témoignages sont parfois corrects, même s’ils ne sont quand même pas fiables à 100%, alors quand il y en a beaucoup il y en a quand même un de correct… ». C’est ça l’attitude hypercritique, chercher la petite bête. On peut toujours chercher la petite bête, on peut toujours trouver quelque chose d’un petit peu douteux dans une étude ; et l’esprit rationaliste, l’esprit sceptique, zététique, ça n’est pas de tout rejeter ou de n’accepter une conclusion que quand on a une preuve absolue, universelle, du résultat qu’on veut démontrer. Parce que ça n’arrive jamais en science, on a des expériences qui sont à chaque fois des arguments, on est un petit peu dans le même genre de raisonnement que la justice, on essaye de « démontrer », mais ça n’est jamais une preuve absolue comme on peut en avoir en mathématique. L’attitude hypercritique, on peut appeler ça du scepticisme, c’est là toute la distinction qu’il fallait faire – on en avait discuté avec mon collègue Jean-François Goubet qui est philosophe de ce terme de scepticisme qui est peut-être mal choisi – c’est peut-être du scepticisme mais ça n’est pas du rationalisme. Et le 2ème point c’est le rejet de la méthode scientifique :On l’observe surtout quand on parle d’homéopathie par exemple, ou de la dangerosité de l’aspartame pour prendre 2 exemples assez courants, et voilà ce qu’il se passe quand vous discutez avec un défenseur de l’homéopathie : vous essayez de vous placer sur le terrain scientifique et vous dites : « Il y a des études, par centaines, par milliers même sur l’homéopathie, et quasiment aucune ne trouve un effet au-delà de l’effet placebo pour l’homéopathie », c’est un fait expérimental. Alors il y a quelques études qui annoncent un résultat positif, là il faut peut-être appelé un des principes qu’on est obligé de prendre en compte quand on étudie toutes ces sciences un peu molles où on doit utiliser des statistiques. En médecine, en psychologie, on utilise des statistiques avec un risque contrôlé qui est en général fixé à 5%, ce qui veut dire que si l’homéopathie n’a aucun effet et que vous faites un test, vous avez 1 chance sur 20 (5%) de trouver un effet, ce sera un faux positif. Et donc pour éviter de se tromper, ce qu’on dit toujours en science, et ça c’est répété régulièrement, en tout cas c’est le cas dans les cursus de psychologie : une expérience isolée ne vaut pas grand-chose. Il faut beaucoup d’expériences, et s’il y a beaucoup comme pour l’homéopathie pour laquelle vous avez des milliers d’expériences, il est normal qu’une partie des expériences trouve un résultat significatif et laisse penser que l’homéopathie a un effet. La grande question c’est de savoir s’il y en a plus que 5%, si la moitié des expériences conclue que l’homéopathie a un effet, ça veut probablement dire que l’homéopathie a un effet. Si vous avez moins de 5% des expériences qui concluent que l’homéopathie a un effet, ça s’explique parfaitement par les faux positifs qui devraient être de 5% si l’homéopathie n’a aucun effet, qui est l’hypothèse nulle. Tout ça pour dire que parmi toutes les études sur l’homéopathie, il y en a quelques unes qui disent qu’il y a un effet, mais elles ne sont pas suffisamment nombreuses pour remettre en cause le tableau général qui est quand même qu’il y a un consensus scientifique très fort en faveur de cette idée que l’homéopathie n’a aucun effet au-delà du placebo. Eh bien, quand vous discutez avec des tenants de l’homéopathie, très souvent vous avancez ces arguments et on vous répond que la méthode scientifique n’est pas valable, en l’occurrence pour l’homéopathie. Pourquoi ? Parce que les médecins sont achetés par les laboratoires pharmaceutiques sauf ceux qui font de l’homéopathie bien évidemment. Parce que la science n’a pas arrêté de se tromper par le passé… Alors tout ça c’est vrai. Il faut bien faire la différence, l’argument qui serait faux est : la science a toujours raison ; elle n’a évidemment pas toujours raison, et l’argument qui en revanche est défendu normalement par les rationalistes qui est : parmi toutes les manières de savoir ce qui est vrai et ce qui est faux, la science est quand même de loin la meilleure manière. Et donc pour savoir, par exemple, si l’homéopathie fonctionne, je peux me fier à mon intuition, je peux demander à ma concierge ou alors je peux regarder les documents scientifiques. Parmi toutes ces méthodes la plus fiable c’est certainement d’aller regarder les documents scientifiques. Donc on n’a jamais de preuve absolue de quoi que ce soit, mais chercher les opinions et les consensus scientifiques, c’est de très loin la meilleure méthode. Alors là-dessus on est tous d’accord, là je n’ai choqué personne parmi nos amis rationalistes, zététiciens, mais que ce passe-t-il quand maintenant vous discutez avec un rationaliste, un zététicien et que vous lui annoncez des résultats scientifiques qui au lieu d’aller dans le sens de ses opinions comme pour l’homéopathie ou le paranormal, vous lui annoncez au contraire quelque chose qui choque ses opinions, ses idées politiques, ses idéaux de société ? Eh bien c’est ce qu’il s’est passé pour moi, intérieurement puis après quand j’ai discuté avec des zététiciens, quand j’ai commencé a regarder la littérature scientifique concernant les différences hommes / femmes, avec en tête cette idée, cette question : Est-ce que l’hypothèse selon laquelle il n’y a aucune différence psychologique ou cérébrale entre hommes et femmes ou alors, hypothèse un peu plus faible : Toutes les différences qu’on pourrait observer concernant la psychologie ou le cerveau entre hommes et femmes s’expliquent par des effets culturels ou sociaux ? Est-ce que cette hypothèse est validée scientifiquement ? On n’en sait rien ? Ou est-elle réfutée par la science ? Voilà une question que je me suis posée, et j’ai eu des surprises parce que comme beaucoup de gens de notre milieu, zététiciens, rationalistes, etc., j’avais quand même dans l’idée, ou cet espoir que le monde était bien fait. C’est l’illusion de la justice qui a été étudiée par les psychologues sociaux, que le monde était bien fait et qu’il ne devait pas y avoir de différence entre hommes et femmes concernant le cerveau ou la psychologie. D’ailleurs les résultats de la psychologie sociale montrent bien qu’il y a beaucoup d’effets culturels, sociaux, il y a de la discrimination à bien des égards contre les femmes, ça c’est bien établi, il est aussi établi que cette discrimination, ces idées, ces stéréotypes peuvent influencer beaucoup de choses y compris le cerveau lui-même puisqu’on a cette plasticité cérébrale qui fait que le cerveau est sensible à ce que l’on fait, ce que l’on entend, ce que l’on pense, etc… Alors ce que j’ai pu malheureusement observer en discutant avec des gens qui se disent rationalistes, sceptiques, mais sceptiques pas au sens d’un scepticisme universel qui consiste à tout remettre en doute, c’est bien souvent parce que les gens que je fréquente ont un peu les mêmes idéaux d’égalité, c’est le rejet de tout résultat scientifique qui irait contre cette idée qu’il n’y a aucune différence entre hommes et femmes ou que tout s’explique en tout cas par la culture et les discriminations. Et même je dois dire qu’il a été bien souvent quasiment impossible de discuter vraiment du fond du problème et d’en faire un problème scientifique parce que la question d’une différence moyenne entre hommes et femmes et évidemment une question scientifique, mais c’est très difficile même d’aborder simplement la question d’un point de vue scientifique parce que les gens se hérissent tellement assez souvent quand on aborde des questions aussi gênantes, aussi embêtantes que finalement le débat est très vite dévié. Donc j’adresse très simplement cette question, et très rapidement quand j’essayais de discuter de ça, le débat était dévié sur des questions politiques, et donc au lieu de réfléchir comme un scientifique (savoir ce qui est vrai, ce qui est faux), eh bien très vite on m’a sommé d’expliquer pourquoi je m’intéressais à cette question en trouvant ça très louche, ce qui est complètement hors de propos, on peut penser que c’est une question inintéressante, ne pas s’y intéresser, dans ce cas, si c’est votre cas vous pouvez tout de suite raccrocher votre balado et revenir à vos occupations normales, c’est tout à fait légitime bien entendu de ne pas s’intéresser à la question. Mais si on s’y intéresse, il est normal de s’y intéresser d’un point de vue scientifique. Autre chose qu’on m’a souvent dit c’est que la science est fausse là-dessus, fausse sur cette question parce que de toute manière on est imbibés de stéréotypes, de préjugés, etc., y compris les scientifiques. C’est tout à fait vrai, évidemment les scientifiques vont trouver ce qui les arrangent, et que dans les cas, s’il y en a – on verra plus loin qu’il y en a mais ce n’est évidemment pas toujours le cas – où les scientifiques se mettent d’accord pour trouver une différence entre hommes et femmes, c’est en fait simplement le reflet des stéréotypes qu’ils ont en tête, d’une vision sexiste du monde, qui existe effectivement. Ça c’est l’une des deux critiques qu’on fait régulièrement aux croyants, nous autres rationalistes. Alors je voudrais bien quand même qu’on se rende compte de ça. Si vous pensez que certains des résultats dont on va parler tout à l’heure, en neurosciences, en psychologie, ceux qui trouvent une différence sont forcément faux et ne sont que le reflet des préjugés des chercheurs, dans ce cas quel crédit peut-on accorder à des étude: – qui concluent que l’homéopathie ne fonctionne pas alors que là aussi on a un préjugé fort des chercheurs contre l’homéopathie ?– qui concluent que les ovnis ne viennent pas de l’espace alors que là aussi on a un préjugé très fort en faveur de l’idée que ça ne vient pas de l’espace ? Si on remet en cause tous les résultats qui trouveraient une différence entre hommes et femmes avec cette idée que c’est forcément le reflet des stéréotypes et d’une idéologie, dans ce cas on ne peut pas, en même temps, rejeter les contre arguments de ceux qui nous disent : « L’homéopathie ça marche et je ne crois pas en la science », « Les ovnis ça vient de l’espace et je ne crois pas en la science », « Le paranormal ça existe et je ne crois pas en la science », parce qu’on fait la même chose sur les différences hommes / femmes.Je vais vous détailler un peu la manière dont j’ai procédé pour chercher la vérité sur cette question, mais il me reste encore quelques petites choses à préciser avant ça. C’est une introduction un petit peu longue, mais qui servira pour plusieurs épisodes, vous allez voir. Alors d’abord il faut préciser que, comme le disent un certain nombre d’auteurs, il existe des neuromythes. Alors par exemple on a pu lire dans la presse grand public que les femmes étaient tellement bavardes qu’elles prononçaient 4 fois plus de mots que les hommes chaque jour. C’est complètement faux, il y a eu des études scientifiques là-dessus, tout à fait sérieuses, c’est un peu anecdotique, mais dans une des études les mieux faite on avait mis autour du cou d’un échantillon d’hommes et de femmes un enregistreur et on a compté le nombre de mots prononcés pendant une semaine par ces hommes et ces femmes. On a trouvé un tout petit peu plus de mots prononcés par les femmes que les hommes, ce qui évidemment peut être totalement culturel mais rien à voir avec le rapport prétendu de 1 sur 4, c’était de l’ordre de quelques pourcents maximum. Donc une différence minimale, rien à voir avec ce neuromythe. Il y a eu aussi beaucoup d’erreurs de faites, on en reparlera dans un prochain épisode du balado, sur l’épaisseur de corps calleux, sur la localisation des aires du langage, etc. Effectivement il y a eu beaucoup de mythes, en général qui ne viennent pas de la science, mais qui viennent plutôt de ceux qui relaient la science en la simplifiant, neuromythes contre lesquels un certain nombre de personnes s’élèvent et viennent essayer de remettre les pendules à l’heure. C’est le cas de Catherine Vidal qui est neuropsychologue, que vous connaissez sans doute, et qui a rôdé une conférence qu’elle a faite un peu partout et sur laquelle je vais me baser dans la suite des épisodes qui vont parler de ça parce que sa conférence est bien foutue et que Catherine Vidal a fini par identifier quelques arguments clés, j’en ai compté 7, peut-être 8.. Donc on a raison de lutter contre ces neuromythes, il y a des gens qui s’en occupent et c’est très bien. Maintenant la question que je me pose est la suivante : Est-ce qu’on est pas en train de remplacer ces neuromythes par des sociauxmythes? Ce que j’appelle un sociauxmythe c’est cette hypothèse que toute différence qu’on peut observer entre hommes et femmes, qu’elle soit cérébrale ou psychologie s’explique par des effets culturels, sociaux et la discrimination. Alors je précise ici tout de suite quelque chose qui n’est absolument pas mise en doute par les scientifiques, c’est l’existence de discriminations, de stéréotypes, du sexisme et le fait expérimentalement prouvé à de nombreuses occasions que ces stéréotypes peuvent avoir une influence sur la psychologie, les compétences, et y compris le cerveau parce qu’il est très plastique et que selon ce qu’on fait, ce qu’on vit, on va avoir des différences cérébrales tout à fait visibles. On en reparlera, là aussi dans un autre épisode. Voilà, la question qu’il faut garder à l’esprit pendant cet épisode et les suivants qui parleront du même thème est la suivante : On sait qu’il y a des effets culturels, que la discrimination contre les femmes, ou dans certains secteurs, contre les hommes (parce que ça arrive aussi même si c’est beaucoup plus rar…

    Full show notes at the publisher

    Épisode #227: Comprendre la publication scientifique Jan 10, 2014
    Show notes

    Interview: Franck Ramus.


    Épisode #226: La zététique de Marcello Truzzi Jan 03, 2014
    Show notes

    Interview: Renaud Evrard.


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