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    Science

    Lisez La Science

    LisezLaScience est un podcast dédié aux livres de science. L’idée de ce podcast est de faire des revues de livres scientifiques ou traitant de sujets scientifiques. L’objectif est d’en donner un aperçu qui vise à donner envie de pousser la découverte et de les lire !

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    Copyright: © Copyright LisezLaScience 2014-2018

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    Latest Episodes:
    LisezLaScience - HS11 - #BooktubeAEssai #5 sur l'Espace sans gravité de Florence Porcel pour Echosciences Grenoble Jun 02, 2018
    Show notes

    Dans le cadre des #BooktubesAEssai d'Echosciences Grenoble, j'ai eu la chance de pouvoir présenter en vidéo un livre que j'ai beaucoup apprécier lire : "L'espace sans gravité" de Florence Porcel.

    Vous pouvez maintenant retrouver l'audio dans le flux de Lisez La Science.

    L'espace sans gravité - F. Porcel - crédit : Marabout

    L'espace sans gravité - F. Porcel - crédit : Marabout

    Et l'auteur, Florence Porcel.

    FlorencePorcel - Antarès0702 [CC BY-SA 3.0] - depuis Wikimedia Commons

    FlorencePorcel - Antarès0702 [CC BY-SA 3.0] - depuis Wikimedia Commons

    Pour ceux qui veulent voir la vidéo correspondante, la voici.

    http://www.youtube.com/watch?v=naJCmwvE7TM

    Si vous souhaitez avoir accès aux sous-titres, Marion Sabourdy, grâce à qui tout ceci (les sous-titres, la vidéo, les #BooktubeAEssai, entre autres ...) a été rendu possible, les a ajouté et vous pouvez y accéder en cliquant en bas à droite sur "Paramètres" (la petite roue), puis "Sous-titres" et vous aurez accès aux sous-titres en français (choisissez ceux qui n'ont pas été générés automatiquement).

    Ce #BooktubeAEssai est le cinquième d'une liste qui a pour vocation à grandir et je vous conseille fortement d'aller voir les autres épisodes qui sont vraiment top : https://www.echosciences-grenoble.fr/dossiers/les-booktubes-a-essai-d-echosciences-partagez-vos-lectures-de-sciences-en-video

    Dans la description de la vidéo de ce #BooktubeAEssai sur Youtube, vous pouvez retrouver un certain nombre de liens concernant l'ouvrage, mais aussi Florence Porcel que je vous remets ici :

    • Fiche du livre : https://www.marabout.com/lespace-sans-gravite-9782501117739

    • Site internet de Florence Porcel : http://www.florenceporcel.com/

    • Compte Twitter de Florence Porcel : https://twitter.com/FlorencePorcel

    • Page YouTube de la Galaxie de Florence Porcel : https://www.youtube.com/channel/UC9HapjjoLqdDNwKEWQRaiyA

    • Spatialiste, la playlist : https://www.youtube.com/watch?v=yNzIsy562A0&list=PLGTCVNuFdiprEo4wb6umwWDXCHv3PP-yJ

    • La folle histoire de l'exoconférence : https://www.youtube.com/watch?v=isY82PUvYNM

    Livres cités dans la vidéo

    • L'espace sans gravité de Florence Porcel
      • ISBN : 2501117735 (ISBN13 : 978-2501117739)

      • Auteur : Florence Porcel

      • Nombre de pages : 192 pages

      • Date de parution : 19/10/2016 chez Marabout au sein de la collection Loisirs Illustrés

      • Prix : 15€ chez Amazon et à la Fnac



    • La folle histoire du système solaire de Florence Porcel
      • ISBN : 2100761846 (ISBN13 : 978-2100761845)

      • Auteur : Florence Porcel

      • Nombre de pages : 176 pages

      • Date de parution : 20/09/2017 chez Dunod

      • Prix : 14,90€ chez Amazon et à la Fnac



    • Mars Horizon de Florence Porcel et Erwann Surcouf
      • ISBN : 2756085537 (ISBN13 : 978-2756085531)

      • Auteur : Florence Porcel (scénario) et Erwann Surcouf (illustrations)

      • Nombre de pages : 120 pages

      • Date de parution : 08/03/2017 chez Delcourt

      • Prix : 16,50€ chez Amazon et à la Fnac




    Vous pouvez enfin retrouver l’ensemble des livres cités sur la liste goodreads associée à ce podcast sur le compte de LisezLaScience. Les livres seront placés sur des “étagères” spécifiques par épisode et ceux de celui-ci sont sur l’étagère “lls-hs-11” : https://www.goodreads.com/review/list/30797714-lisezlascience?shelf=lls-hs-11

    LisezLaScience - 23 - Moi, parasite de Pierre Kerner May 30, 2018
    Show notes

    Moi, parasite - P. Kerner - crédit : éditions Belin

    Moi, parasite - P. Kerner - crédit : éditions Belin

    Dans cet épisode j'ai eu la chance de pouvoir échanger avec Pierre Kerner à propos de son livre "Moi, parasite" publié aux éditions Belin et illustré par Alain Prunier et Adrien Demilly.

    Pierre Kerner - crédit : Lyon Science

    Pierre Kerner - crédit : Lyon Science

    Les références des livres évoqués

    • Moi, parasite de Pierre Kerner et illustré par Alain Prunier et Adrien Demilly
      • ISBN : 2410007759 (ISBN13 : 978-2410007756)

      • Auteur : Pierre Kerner

      • Nombre de pages : 192 pages

      • Date de parution : 14/03/2018 chez Belin dans la collection "Science à plumes"

      • Prix : 20€ chez Amazon et la Fnac



    • I Contain Multitudes: The Microbes Within Us and a Grander View of Life de Ed Yong
      • ISBN : 1784700177 (ISBN13 : 978-1784700171)

      • Auteur : Ed Yong

      • Nombre de pages : 368 pages

      • Date de parution : 07/09/2017 chez Vintage

      • Prix : 10,24€ chez Amazon



    • Jamais seul : Ces microbes qui construisent les plantes, les animaux et les civilisations de Marc-André Selosse
      • ISBN : 2330077491 (ISBN13 : 978-2330077495)

      • Auteur : Marc-André Selosse

      • Nombre de pages : 370 pages

      • Date de parution : 14/06/2017 chez Actes Sud Editions dans la collection Nature

      • Prix : 24,50€ chez Amazon et la Fnac



    • La Peste d'Albert Camus
      • ISBN : 2701161665 (ISBN13 : 978-2701161662)

      • Auteur : Albert Camus

      • Nombre de pages : 352 pages

      • Date de parution : 29/03/2013 chez Belin - Gallimard dans la collection ClassicoLycée

      • Prix : 9,27€ chez Amazon




    Vous pouvez enfin retrouver l’ensemble des livres cités sur la liste goodreads associée à ce podcast sur le compte de LisezLaScience. Les livres seront placés sur des “étagères” spécifiques par épisode et ceux de celui-ci sont sur l’étagère “lls-23” : https://www.goodreads.com/review/list/30797714-lisezlascience?shelf=lls-23

    LisezLaScience - 22 - Une brève histoire du temps de S. Hawking Mar 20, 2018
    Show notes

    Une brève histoire du temps - S. Hawking - crédit : Flammarion
    Une brève histoire du temps - S. Hawking - crédit : Flammarion

    Quelques liens pour accompagner l'écoute


    • LisezLaScience - 17 - L'Univers à Portée de Main de Christophe Galfard avec Sébastien Carassou

    • Étagère sur goodreads.com des livres cités durant l'épisode 22

    Le livre



    • Une brève histoire du temps de Stephen Hawking

      • ISBN : 2081404346 (ISBN13 : 978-2081404342)

      • Auteur : Stephen Hawking

      • Nombre de pages : 245 pages

      • Date de parution : 04/10/2017 chez Flammarion au sein de la collection Champs Sciences

      • Prix : 6€ chez Amazon et à la Fnac



    • L'Univers à Portée de Main de Christophe Galfard

      • ISBN : 2081422204 (ISBN13 : 978-2081422209)

      • Auteur : Christophe Galfard, Traduction : Eva Roques et Thierry Piélat

      • Nombre de pages : 448 pages

      • Date de parution : 8/11/2017 chez Flammarion

      • Prix : 19,90€ chez Amazon et à la Fnac



    • Moi, Parasite de Pierre Kerner

      • ISBN : 2410007759 (ISBN13 : 978-2410007756)

      • Auteur : Pierre Kerner, Illustrations : Alain Prunier et Adrien Demilly

      • Nombre de pages : 192 pages

      • Date de parution : 14/03/2018 chez Belin dans la collection Sciences à plumes

      • Prix : 20€ chez Amazon et à la Fnac



    • Santé, science, doit-on tout gober ? de Florian Gouthière

      • ISBN : 2410009301 (ISBN13 : 978-2410009309)

      • Auteur : Florian Gouthière

      • Nombre de pages : 240 pages

      • Date de parution : 21/11/2017 chez Belin

      • Prix : 18€ chez Amazon et à la Fnac



    • E=mc2, l'équation de tous les possibles de Christophe Galfard

      • ISBN : 2081408511 (ISBN13 : 978-2081408517)

      • Auteur : Christophe Galfard, traduction : Eva Roques

      • Nombre de pages : 144 pages

      • Date de parution : 07/06/2017 chez Flammarion

      • Prix : 12€ chez Amazon et à la Fnac



    • Georges et les secrets de l'univers de Stephen Hawking, Lucy Hawking et Christophe Galfard

      • ISBN : 2266176455 (ISBN13 : 978-2266176453)

      • Auteur : Stephen Hawking, Lucy Hawking et Christophe Galfard, illustrations : Garry Parsons,‎ traduction : Frédérique Fraisse

      • Nombre de pages : 288 pages

      • Date de parution : 06/09/2007 chez Pocket Jeunesse

      • Prix : 18,50€ chez Amazon et à la Fnac




    LisezLaScience - 21 - Toute la physique (ou presque) en 15 équations de B. Mansoulié et L. Bernet Mar 13, 2018
    Show notes

    Toute la physique en 15 équations – B. Mansoulié – crédit : Flammarion
    Toute la physique en 15 équations – B. Mansoulié – crédit : Flammarion

    Quelques liens pour accompagner l'écoute


    • Le book de Lison Bernet

    Le livre



    • Toute la physique ou presque de Bruno Mansoulié et illiustré par Lison Bernet

      • ISBN : 2081404265 (ISBN13 : 978-2081404267)

      • Auteur : Bruno Mansoulié : Illustration : Lison Bernet

      • Nombre de pages : 160 pages

      • Date de parution : 15/02/2017 chez Flammarion

      • Prix : 17€ chez Amazon et à la Fnac existe aussi en format Kindle ou ePub pour 11,99€




    LisezLaScience - 20 - Mais qui a attrapé le Bison de Higgs de D. Louapre et L. Bernet Jul 29, 2017
    Show notes

    Mais qui a attrapé le bison de Higgs - D. Louapre - Flammarion - crédit : science étonnante
    Mais qui a attrapé le bison de Higgs - D. Louapre - Flammarion - crédit : science étonnante

    Quelques liens pour accompagner l'écoute


    • Le blog de David Louapre : Science Étonnante

    • La chaîne Youtube de David Louapre

    • Le book de Lison Bernet

    Le livre



    • Mais qui a attrapé le bison de Higgs de David Louapre et Lison Bernet

      • ISBN : 2081364131 (ISBN13 : 978-2081364134)

      • Auteur : David Louapre et Lisez Bernet

      • Nombre de pages : 178 pages

      • Date de parution : 17/02/2016 chez Flammarion

      • Prix : 17€ chez Amazon et à la Fnac




    LisezLaScience – 19 – Le Top 14 Des Découvertes Scientifiques Qui N'Ont Servi A Rien de A. Kroh et M. Veyssié Apr 27, 2017
    Show notes

    le top 14 des découvertes scientifiques qui n'ont servi à rien de A. Kroh et M. Veyssié - Flammarion
    Le top 14 des découvertes scientifiques qui n'ont servi à rien de A. Kroh et M. Veyssié - Flammarion

    Quelques liens pour accompagner l'écoute


    • Une revue du petit traité de l'imposture scientifique d'Aleksandra Kroh

    • La fiche babelio d'Aleksandra Kroh

    • La page wikipedia de Madeleine Veyssié

    • La liste des ouvrages de Madeleine Veyssié que vous pouvez trouver à la fnac

    • L'épisode que j'ai fait à propos du livre de Michel De Pracontal "L'imposture Scientifique en 10 leçons"

    Le livre



    • Le top 14 des découvertes scientifiques qui n'ont servi à rien de Aleksandra Kroh et Madeleine Veyssié

      • ISBN :2081375877 (ISBN13 : 978-2081375871)

      • Auteur : Aleksandra Kroh et Madeleine Veyssié

      • Nombre de pages : 192 pages

      • Date de parution : 27/04/2016 chez Flammarion

      • Prix : 17€ chez Amazon et à la Fnac




    LisezLaScience - HS10 - De l'intérêt de lire la science pour être un bon citoyen Apr 20, 2017
    Show notes

    Version audio du billet paru le 15/10/2014 et mis à jour le 20/04/2017.

    Vous pouvez retrouver le billet correspondant ici : De l'intérêt de lire la science pour être un bon citoyen


    LisezLaScience - HS9 - La vie de Nikola Tesla - 2/2 - Dossier pour Podcastscience Jul 11, 2016
    Show notes

    Tesla: un nom qui en dehors de la marque de véhicules électriques et de l'unité de mesure du champ magnétique, n'est que rarement associé à l'inventeur américain d'origine serbe né au XIXème siècle et qui participa à l'essor du courant alternatif qui est aujourd'hui indispensable à notre monde.Après avoir découvert son ascension jusqu’à la gloire dans l’épisode précédent sur Nikola Tesla, nous allons découvrir dans celui-ci la deuxième partie plus sombre de sa vie et nous débunkerons aussi un certain nombre de fausses idées à son propos.Ce dossier a été réalisé pour Podcastscience et a été présenté en premier lors du live du 21 juin 2016. Vous pourrez aussi le retrouver sur le site de podcastscience. La suite du succès Dans l’épisode précédent nous avons découvert Tesla, son enfance, son éducation, la création du moteur AC polyphasé et son apothéose avec l’utilisation de ses concepts pour dompter les chûtes du Niagara. Nous avons déjà eu l’occasion d’explorer certains mythes autour de Tesla, notamment concernant l’invention du courant alternatif (non il ne l’a pas inventé) et ce qu’il a pu faire autour du moteur à courant alternatif (il a mis au point un moteur et déposé un brevet en premier, mais dans un contexte où l’idée était dans l’air).Après ce succès, Tesla est retourné à son laboratoire pour reprendre ses recherches et notamment sur la transmission d’énergie sans fil, mais pas uniquement. En effet, avec ses conférences en Europe, il a pu intégrer le fait qu’il pouvait aussi transmettre des messages sans fil. Et tout ceci à travers la Terre.Tesla continua des faire des conférences entre fin 1892 et 1893 pour mettre en avant ses recherches et émerveiller le public. A Philadelphie et à Saint Louis aux Etats-Unis il exploitait l’effet de peau pour passer pour un magicien et illuminer des ampoules et des tubes fluorescents ou provoquer la création d’arc électriques …Tesla holding a gas-filled phosphor coated wireless light bulb which he developed in the 1890's, half a century before fluorescent lamps come into use. Published on the cover of the Electrical Experimenter in 1919.Dans la foulée de ces conférences, Tesla repris son système de plaques avec sa bobine de Tesla et fut capable de recevoir de manière intermittente des signaux jusqu’à une distance de 2 kilomètres. En fait il ne comprenait pas pourquoi des fois il captait des signaux et des fois il n’en captait pas. Il semble que comme son générateur électrique n’avait pas forcément toujours la même vitesse de rotation, la fréquence des ondes qu’il générait n’était pas fixe, mais variait. Et comme il avait mis au point son système pour répondre à une fréquence en particulier et bien des fois, il perdait le signal (un peu comme quand sur votre radio vous vous éloignez un peu de la fréquence de la chaîne que vous écoutez).En perfectionnant ses systèmes électriques pour rendre les fréquences plus stables, Tesla aboutit à un système générant des vibrations mécaniques qui pouvait être agréable pour les humains. La sérendipité dont Alan avait déjà eu l’occasion de parler dans des évènements précédents.. Mark Twain que Tesla comptait depuis quelques temps parmi ses amis vint d’ailleurs la tester. L’histoire retient qu’après en avoir reconnu les effets bénéfiques il dût se précipiter aux toilettes pour accomplir ses besoins, la machine ayant provoqué quelques mouvements intestinaux imprévus[1] …La légende voudrait que Tesla ait accroché un oscillateur mécanique équivalent à la structure de son laboratoire des années plus tard et cela aurait provoqué un mini tremblement de terre, même si de forts doutes existent[2]. En fait l’idée derrière ce genre de chose c’est que son oscillateur vibrait en résonance avec la structure du bâtiment et faisait un peu comme pour les soldats marchant au pas à la fréquence de résonance d’un pont jusqu’à ce qu’il s’écroule.A cette époque-là Tesla répétait que les ondes EM n’étaient pas capables de transporter de l’information[3] et pour lui, ces expériences qu’il réalisait démontraient plutôt ses idées de courant à la Terre … Il alla ainsi dans une direction opposée aux autres personnes travaillant sur la radio en tentant de maximiser le courant passant par la Terre et diminuant au maximum les ondes EM pouvant être générées.C’est d’ailleurs à cette époque que Tesla développe son idée de pouvoir pomper un peu d’énergie dans la Terre et en récupérer énormément via la résonance. Conviction provenant de quelques expériences mal interprétées qu’il cherchera à valider expérimentalement les années suivantes. En effet, il avait deux analogies en tête : d’une part il pensait que comme pour un orage, un éclair déclenchant une grande chute de pluie, une petite impulsion pouvait selon lui déclencher un gros résultat. D’autre part, il pensait aussi que la résonance pouvait impliquer des résultats beaucoup plus important que si on ne prenait pas en compte la fréquence propre du système que l’on étudiait. Son idée importante qu’il va ainsi tenter de développer pendant le reste de sa vie est donc la suivante : si l’on envoyait une impulsion à la fréquence de résonance de la Terre, on pouvait arriver à renforcer les impulsions et obtenir à la sortie (un autre point sur la Terre) une quantité importante d’énergie.N. Tesla, Famous Scientific Illusions, “Electrical Experimenter”, Février 1919, p 692-694Mais revenons aux travaux de Tesla. Après avoir breveté ses inventions (ces oscillateurs), il tenta la même approche que celle qu’il avait entrepris avec Peck et Brown pour le moteur AC. Il chercha à se rapprocher du gratin New Yorkais pour entrer en contact avec des investisseurs et la presse et il y réussit[4]. Ceci lui permettrait de faire parler de ses inventions et trouver des fonds pour les développer[5] …Tesla s’associa ainsi de nouveau à Brown (mais pas à Peck mort en 1890) et à Adams (celui des chutes du niagara). Adams finança la société et tenta de trouver d’autres investisseurs. Mais en 1893 les états-unis était dans une crise financière. Malgré les efforts de Brown et Adams pour trouver des investisseurs et de Tesla pour arriver à en faire parler dans la presse et faire des conférences toutes plus magiques et extravagantes, ce fut un échec[6] cuisant du point de vue business même si Tesla continuait ses recherches. Nouveau labo, Rayons X et bateau commandé à distance Malheureusement tout ce que Tesla avait pu entreprendre dans son laboratoire pris fin prématurément quand un feu se déclara le 13 mars 1895. Il n’avait pas pris d’assurance pour son laboratoire et perdit donc tout l’argent qui avait pu être investi dans son matériel et tout le travail qu’il avait pu réalisé …Suite à cet évènement il emménagea dans un nouveau laboratoire sur Houston Street à New York. En novembre 1895 il entendit parler de la découvert de Roentgen à propos des rayons X. En découvrant ces travaux Tesla fit ce qu’il avait pu faire avec d’autres découvertes dont il avait parlé : il chercha à mieux les comprendre pour tenter de les reproduire et voire l’exploitation commerciale possible.Sauf qu’il comprit rapidement que ce qu’il avait pris pour une erreur dans une photo prise de Mark Twain avec des tubes Geissler était en fait lié aux rayons X. En effet, sur la plaque photographique se trouvait “imprimé” une partie du mécanisme de l’appareil photo et pas Mark Twain….Certains estiment, comme Margaret Cheney par exemple que c’est la preuve que Tesla aurait ainsi découvert les rayons X en premier. Je ne pense clairement pas que l’on puisse dit que Tesla en fut le découvreur, sinon il en aurait parlé, il aurait publié des choses dans les journaux comme il pouvait le faire sur d’autres sujets, etc. Et selon moi c’est d’autant plus vrai qu’il n’a d’ailleurs jamais réclamé la paternité des rayons X. Par la suite il réalisa d’autres expériences mais les brûlures resenties par les sujets et le fait que peu d’entreprises étaient susceptibles de pouvoir écouler ce type de matériel[7] lui firent arrêter son travail sur les rayons X.A la suite de ces recherches il entreprit de développer ce qu’il appelait la téléautomatique. Il avait depuis longtemps en tête le fait que les humains étaient des automates réagissant à des stimulis externes. Depuis les quelques cours qu’il eut l’occasion de suivre à Prague lors de sa jeunesse en Europe notamment. C’est une idée dont j’ai déjà eu l’occasion de parler dans l’épisode précédent.. Dans la suite d’un cours de Carl Stumpf, qu’il eut lors de son passage à prague, celui-ci enseigna en effet à Tesla le principe de l’esprit en tant que table rase où rien n’est inné et tout n’est que réponse aux stimuli des sens. Ce concept accompagna Tesla tout au long de sa vie et forma son point de vue sur l’Homme en tant qu’automate et ces idées de téléautomatique.Basé sur ces idées et les analogies qu’il avait en tête, il pensait qu’il était possible de développer des robots qui puissent être aussi réalistes que les humains dans leurs réactions. Entre 1897 et 1899 Tesla décida de mettre en place un robot sous forme de bateau sans humain à bord qui pourrait être utilisé comme une torpille dans les guerres. Notamment comme celle qui opposait les états-unis à l’Espagne depuis avril 1898.http://nikolatesla12germain.weebly.com/blog/nikola-tes-whoIl en fit diverses démonstrations, notamment à JP Morgan, le fameux homme d’affaires dont la banque est liée aux problèmes des subprimes il y a quelques années, et Hammond un homme d’affaires impliquée dans la marine. Ce dernier souhaita investir dans le développement de cette technologie. Tesla continua ses travaux, en construit un exemple plus grand, et déposa un brevet fin 1898. Il envisagea aussi pour des aspects sécurité de diffuser deux signaux qui, uniquement si ils étaient présents, pouvaient activer le système (une porte logique en somme, même si il ne l’appelle pas comme ça).Il en fit la démonstration en Mai 1898 et la foule fut conquise. Malheureusement, cette invention ne fut jamais développée commercialement. Il semble qu’un certain nombre d’inventeurs aient proposé à l’époque des inventions à la marine américaine (Edison le fit aussi d’ailleurs), mais peu d’entre elles, voire quasiment aucune ne furent retenue.Ce travail sur la téléautomatique ne l’empêchait pas de continuer ses recherches sur la transmission d’énergie sans fil. Dans la foulée de ses travaux sur le courant à travers la Terre, il cherchait à voir de quelle manière il pouvait fermer, de la manière la plus efficace le circuit électrique qu’il pensait former avec son courant à la terre. Je rappelle qu’il avait vraiment une vision électricienne des choses.Ses travaux sur les tubes fluorescents où il les illuminait en faisant un vide poussé le firent arriver à la conclusion qu’il pouvait utiliser l’air raréfié de la haute atmosphère pour conduire de l’électricité.Afin de poursuivre ses recherches (et oui, tout cela coûtait de l’argent, d’autant plus qu’il avait toujours beaucoup d’idées en même temps) il s’associa au riche homme d’affaires John Jacob Astor (qui possédait notamment l’un des hôtels les plus luxueux de New York le Waldorf Astoria) qui accepta d’investir 100000 dollars dans sa société.By Published on LIFE [Public domain or Public domain], via Wikimedia CommonsTesla devait en effet avancer et mettre en application les recherches qu’ils menaient sur ces différentes sujets. En effet, pendant que Tesla développait ces idées, Marconi en Europe, dans la suite de Hertz, tentait d’utiliser les ondes EM pour envoyer des messages. Et avec succès. Entre 1898 et 1899, Marconi étendit la portée de ses instruments, notamment jusqu’à ce qu’en mars 1899 il arrive à transmettre un message à travers la Manche. Tesla commençait à sentir le vent tourner et entre le dénigrement des travaux de Marconi et des prétentions surréalistes de transmission de message de par le monde, il se lança dans la mise au point d’un système de communication sans fil à l’échelle mondiale. Et ceci se ferait au Colorado. Tesla et Colorado Springs Building at Tesla's Colorado Springs Laboratory, National Museum of American HistorySon objectif, avec l’installation qu’il fit en mai 1899 à Colorado Springs, était de s’assurer de sa capacité de transmettre des courants à travers la terre et les faire revenir dans l’atmosphère vers n’importe quel point. La construit qu’il fit réaliser fut d’ailleurs la plus grande bobine Tesla construite avec près de 15m de haut[8].Durant sa présence à Colorado Springs, Tesla semble avoir découvert pendant un orage des ondes électriques stationnaires dans la croûte terrestre. Ces ondes stationnaires[9] apparaîssent quand deux ondes de même fréquence et même amplitude en sens opposé forment des points fixes dans le temps[10].By No machine-readable author provided. LucasVB assumed (based on copyright claims). [Public domain], via Wikimedia CommonsTesla pensait que cela pouvait dire que la Terre était un conducteur de taille limitée et qu’avec ce principe il pouvait avoir un rayon d’impact bien plus grand que ce que faisait Marconi.Au cours de ces travaux Tesla pense recevoir en juillet 1899 un signal provenant de l’espace. Histoire de ne pas se ridiculiser, il tente de disqualifier toutes les hypothèses terrestres qu’il peut imaginer, mais au final, il en arrive à la conclusion que ce signale ne peut être terrestre et doit provenir de Mars, présente dans le ciel ce jour-là.Giovanni Schiaparelli [Public domain], via Wikimedia CommonsA l’époque Mars était la vedette des planètes. Entre Schiaparelli et ses canaux et Lowell qui avait annoncé qu’il y avait de la vie intelligente sur Mars, cela pouvait faire sens pour Tesla.Vous devez tous vous demander : mais qu’en était-il réellement? Des analyses ultérieures semblent plutôt aller vers l’émission de signaux par Io lors d’un passage dans un anneau de particules chargées autour de Jupiter qui se trouvait à l’époque dans la même zone du ciel que Mars. Tesla a peut-être reçu un signal n’étant en effet pas terrestre, mais il n’avait rien à voir avec Mars …Mais revenons à la tour de Tesla.. Une fois finit d’être construite, il entreprit divers tests de ses concepts. Le problème avec les expériences qu’il réalisé à Colorado Springs, c’est qu’elles se firent majoritairement sans témoin sans témoin direct autre que lui-même[11] et ceci à la différence de Marconi qui faisait toujours des démonstrations en public! En effet, les témoignages de ses assistants semblent pointer vers le fait que Tesla voulait être seul afin de réaliser les observations de sa transmission sans fil en dehors de sa tour et eux devaient opérer les machines dans la tour.Dans le film le prestige il y a d’ailleurs une scène où l’on voit les acteurs devant un terrain où il y a des ampoules qui seraient soi-disant illuminées par le système de Tesla. Malheureusement, comme dit précédemment, les prétentions de Tesla n’ont jamais eu de témoin à part lui-même...http://peswiki.com/images/am1m1mafp3u2sgf9s2kejxjkwop224k3.jpg Christopher Nolan, Le prestigePour Tesla, à partir du moment où il avait pu tester son principe a courte distance, cela devait forcément fonctionner à longue distance … En passant c’est à cette installation de Colorado Springs qu’il fit en double exposition une des photos les plus célèbres le concernant.See page for author [CC BY 4.0 (http://creativecommons.org/licenses/by/4.0)], via Wikimedia CommonsTesla aurait témoigné avoir su produire de la foudre en boule au sein de ses notes le 3 janvier 1900[12]. Malheureusement, d'après Carlson[13], il n’y a pas vraiment consensus, ne serait-ce que sur la possibilité physique qu’il soit possible d’en produire. Point que Steven Novella semble aussi avancer lors de l’épisode de son podcast sur le culte voué à Tesla dans les milieux new age[14].Toujours est-il que Tesla pensait être arrivé à l’aboutissement de ses recherches, tout du moins de l’obtention de suffisamment de preuves allant dans le sens de ses hypothèses. Pour lui…

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    LisezLaScience - HS8 - La vie de Nikola Tesla - 1/2 - Dossier pour Podcastscience Jul 06, 2016
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    Tesla: un nom qui en dehors de la marque de véhicules électriques et de l'unité de mesure du champ magnétique, n'est que rarement associé à l'inventeur américain d'origine serbe né au XIXème siècle et qui participa à l'essor du courant alternatif qui est aujourd'hui indispensable à notre monde.Vous découvrirez que beaucoup d'erreurs sont colportées à ce propos sur l'Internet mondial (inventeur de génie que le système a fait taire, l'homme qui fut capable de dompter l'énergie libre, celui qui pouvait parler aux autres planètes ou encore un vénusien qui était là pour aider l'humanité à grandir) et qu'en se basant sur la littérature sourcée et la science, nous arriverons à comprendre un peu mieux la première partie de sa vie. Ce dossier a été réalisé pour Podcastscience et a été présenté en premier lors du live du 14 juin 2016. Vous pourrez aussi le retrouver sur le site de podcastscience. Introduction On a tous entendu parler de Tesla, que ce soit pour des voitures électriques ou pour l’unité de mesure du champ magnétique. Mais on pense rarement à l’inventeur américain d’origine serbe, contemporain d’Edison, Einstein ou Marconi, qui participa à l’essor de l’industrie électrique et au développement de la radio. Le problème avec Tesla c’est qu’il fit aussi des déclarations fantasques qui font qu’aujourd’hui on entend plus souvent parler de lui comme le chantre du New Age, le maître de l’énergie libre ou pire, un vénusien venu sauver la Terre ...Mais qui est vraiment Nikola Tesla? Sur quoi a-t-il travaillé réellement ?Je vais tenter de démêler le vrai du faux en me basant sur un certain nombre d’ouvrages que j’ai pu lire sur lui directement, sur Edison, ou encore sur l’alterscience.Au cours de ce double épisode nous allons aborder sa jeunesse, son éducation, son voyage en Europe qui le mena à travailler pour Edison, leurs relations, ses travaux sur le courant alternatif et le moteur polyphasé, ceux sur le grand sujet de sa vie : la transmission d’énergie sans fil, ses idées “farfelues” et la fin de sa vie. Je prendrais enfin un peu de temps pour faire du debunking de quelques mythes qui peuvent exister à son propos.Petit disclaimer: les “faits” sur la vie de Tesla, il faut le dire franchement, c’est le bordel pour vérifier. J’ai tenté de donner une vision plus juste de Tesla et si vous pensez que j’ai pu dire quelque chose de faux malgré mes recherches, je suis totalement ouvert à recevoir vos remarques! La jeunesse de Tesla Les parents de Nikola Tesla, Milutin et Djuka, sont nés dans le premier tiers du XIXème siècle[1]. Après un court passage par Senj, sur la côte adriatique de la Croatie, où sont né trois des enfants Tesla[2], ils migrèrent dans une autre ville de Croatie, Smiljan, en 1852.C’est dans cette ville qu’est né Nikola Tesla dans la nuit du 9 au 10 juillet 1856. La légende veut que ce fut à minuit une nuit d’orage et d’éclairs. Un échange aurait eu lieu entre la sage-femme du village qui aurait dit de Nikola qu’il était un enfant de la tempête et Djuka aurait répondu “non, de la lumière”[3].Plusieurs évènements de sa jeunesse, vont marquer toute sa vie. Il découvrit l’électricité statique avec son chat, contracta une horreur pour les boucles d’oreilles, ou encore des troubles obsessionnels compulsifs (les fameux TOC) comme le fait de compter par trois toutes les choses par exemple[4]. Il développa aussi une capacité désormais fameuse à voir, aussi vrai que nature, tout ce qu’il pouvait imaginer[5].Pendant sa jeunesse Tesla fut aussi choqué par la mort de son frère Dane[6] et ses parents furent ensuite très protecteurs avec lui.Suite à cet évènement, ses parents migrèrent à Gospic, toujours en Croatie, où Tesla entra au collège et c’est au cours de cette période qu’il découvrit le principe des turbines et autres roues à aubes. Il prétend d’ailleurs qu’ayant entendu parler des chutes du Niagara il aurait dit à un de ses oncles qu’il maîtriserait leurs forces grâce à ces techniques, ce qu’il réalisa effectivement près de 30 ans plus tard[7].Après avoir fini son collège en 1870, il poursuivit ses études dans un lycée avant d’entrer en 1875 à la Joanneum Polytechnic School de Graz, en Autriche. Nikola entreprit un cursus orienté autour des mathématiques et de la physique. C’est pendant un cours de physique à propos des moteurs ou générateur/dynamo à courant continu que, remettant en cause l’usage du commutateur, son professeur, lui expliqua que l’enlever serait aussi impossible que le mouvement perpétuel[8]. Tesla, instinctivement sûr de son fait, poursuivit cette idée pendant de nombreuses années pour aboutir au moteur à courant alternatif polyphasé qui, aujourd’hui, fait rouler les TGV entre deux grèves notamment.Mais à quoi servait ce commutateur dans les moteurs à courant continu utilisés à l’époque? Prenons un peu de recul pour comprendre un peu ces histoires de courant continu/alternatif et de moteur/générateur d’abord.Le courant continu est celui qui sort d’une pile ou d’une batterie par exemple. Il circulera toujours dans le même sens sans changer d’amplitude au cours du temps. Le courant alternatif de son côté va aller dans un sens puis dans l’autre un certain nombre de fois par seconde (il s’agit de sa fréquence). C’est celui qui est produit par les centrales électriques et qui vous est délivré par les prises de courant de nos maisons.Afin de pouvoir faire fonctionner des rotatives ou des machines industrielles qui fonctionnent à l’électricité, il fallait disposer de générateurs qui produisent du courant, de fils pour le transmettre et de moteurs pour l’utiliser. Ces moteurs devaient, à l’époque, fonctionner sur les mêmes infrastructures électriques que celles utilisées pour la télégraphie qui fonctionnait par l’interruption d’un courant continu. Et il pouvait aussi être nécessaire de pouvoir faire fonctionner les machines sur batterie (qui délivre du courant continu donc).La recherche avait donc tenté d’aboutir à la création d’un couple générateur/moteur à courant continu. Les travaux de l’époque étaient basés sur l’induction magnétique découverte par Faraday en 1831. L’idée était de générer du courant lors du passage d’un aimant dans une bobine de fil (pour le générateur) ou inversement, de générer un champ magnétique lors du passage d’un courant dans une bobine (pour un moteur).By Abnormaal (Own work) [GFDL (http://www.gnu.org/copyleft/fdl.html) or CC-BY-SA-3.0 (http://creativecommons.org/licenses/by-sa/3.0/)], via Wikimedia CommonsPour faire fonctionner un moteur il fallait tout d’abord pouvoir générer de l’électricité. Le principe était donc de faire tourner une bobine dans le champ magnétique d'un aimant pour produire un courant électrique dans les fils de la bobine. Comme dans une dynamo de vélo ou une roue à aube par exemple. Mais ce courant étant alternatif par nature, il fallait un moyen de le rendre continu. C’est un certain Hyppolite Pixii qui inventa en 1832[9] le fameux commutateur qui permettait de le faire en prenant le courant dans le bon sens à chaque rotation.Une fois le courant continu arrivé au moteur, le système de la dynamo était inversé et le courant passant dans la bobine générait un champ magnétique qui entre les aimants du stator, la partie aimantée fixe, faisait tourner l’axe.Le problème avec l’usage du commutateur c’était que des étincelles étaient générées quand le courant était récupéré dans un sens puis dans l’autre et cela avait tendance à provoquer des incendies[10].By Pulsar at French Wikipedia [Public domain], via Wikimedia CommonsPour en revenir à l’éducation de Tesla, et malgré un bon début à Graz, ses résultats scolaires périclitèrent au cours de ses trois années car il fut absorbé par le démon du jeu[11] et il fuit à Maribor (ville située dans l’actuelle Slovénie) pour travailler[12]. Son père le retrouva et lui proposa de reprendre ses études à Prague mais Nikola déclina l’offre.Peu de temps après cette altercation, son père mourut à Gospic en avril 1879. Nikola continua de jouer aux cartes et à perdre de l’argent. Sa mère craignant pour sa santé, le convainc d’arrêter et Nikola alla dans la famille d’un de ses oncles pour finir ses études[13]. Mais en 1881, son oncle ne pouvait le financer plus longtemps et Tesla dut se résoudre à aller à Budapest. Il comptait y travailler pour un certain Puskas, un ami de la famille, qui avait pour charge d’implanter en Europe le téléphone mis au point par Edison. Mais il fut finalement embauché dans le Bureau Central du Télégraphe en Hongrie[14] où il rencontra Anthony Szigeti qui le suivit un bout de temps.C’est en 1882[15], au cours d’une de leurs marches, que Tesla eut son moment Eureka. Il comprit comment se passer de commutateur. La solution : l’obtention d’un mouvement de rotation dans le rotor via des courants de Foucault générés par l’utilisation de champs magnétiques dans le stator grâce à différentes bobines déphasées dans lesquelles passent un courant alternatif.Si vous n’avez pas tout suivi, ce n’est pas grave. Il faut juste retenir que c’est une idée extraordinaire. Il fallait maintenant qu’il puisse le construire en vrai. Tesla et Edison Après un passage court à Budapest, Szigeti et lui furent envoyés à Paris par Puskas afin de travailler pour une division européenne de la société d’Edison dirigée par un de ses proches, Charles Bachelor[16].La réalisation de Tesla la plus notable pendant cette période chez Edison fut de travailler sur les systèmes installés à Strasbourg pour le gouvernement allemand et résoudre une situation complexe pour la société d’Edison. De retour à Paris, il voulut obtenir la prime promise pour ce travail, mais ses supérieurs se rejetaient la responsabilité et il n’obtint rien. Dégoûté par ces agissements, Tesla démissionna. Mais Charles Bachelor, ayant identifié en lui un inventeur de génie du niveau d’Edison, lui fit une lettre d’introduction pour aller à New York s’il souhaitait y travailler pour Edison. L’histoire retient que Bachelor aurait écrit : “I know two great men and you are one of them; the other is this young man”[17]. Ce qui se traduit à peu près en “Je connais deux grands hommes et vous êtes l’un d’entre eux. L’autre est ce jeune homme”.Tesla sauta sur l’occasion et prit le premier train et le premier bateau pour New-York, perdant au passage tous ses effets personnels[18]. Il y arrive néanmoins sûr de ses connaissances et de sa volonté de vouloir démontrer la supériorité de ses inventions.crédit : inventors.about.com : http://inventors.about.com/library/inventors/bledison.htmArrivé chez Edison, Tesla le trouva devant un gros dilemme: des dynamos avaient été installées à bord du SS Oregon - le paquebot transatlantique le plus rapide du monde - mais elles ne fonctionnaient pas. Ne disposant pas d’ingénieur qui puisse s’y rendre, il proposa à Tesla d’y aller. Celui-ci s’y rendit et traita le problème rapidement. Recroisant le lendemain matin Edison et Bachelor, Tesla leur annonça que le travail était fini. En partant, Tesla entendit Edison confier à Bachelor : This is a damned good man!”[19]. En français cela donnerait quelque chose comme “Il est sacrément bon!”.Mais la durée du travail de Tesla chez Edison ne dépassa pas les 6 mois et la raison de son départ est controversée. Edison aurait, selon certaines sources, promis à Tesla 50 000 dollars s’il arrivait à passer de continu à alternatif certaines de ses machines[20]. Ceci semble invraisemblable vu qu’Edison ne croyait pas du tout à l’intérêt du courant alternatif. D’autres expliquent qu’Edison avait des problèmes d’argent[21] et qu’il n’aurait jamais pu promettre une telle somme. D’autres racontent enfin que c’était plutôt pour des améliorations sur des machines[22], ou alors pour le non usage d’un système de lampe à arc qu’il aurait mis au point[23] … Tesla et le moteur à courant alternatif Toujours est-il qu’il partit fonder sa propre entreprise. Après une première création d’entreprise qui se finit en eau de boudin[24], Nikola Tesla se retrouva de nouveau à la rue sans le sou. Avec le peu d’argent qu’il arrivait à gagner il déposa néanmoins un brevet en 1886 pour un nouveau type de moteur. C’est le dépôt de ce brevet qui lui permit de rencontrer Alfred Brown. Cette rencontre allait changer sa vie[25].Coutumier de certaines inventions d’Edison pour le télégraphe, Brown, qui travaillait chez Western Union, vit en Tesla un inventeur à soutenir. Aidés par Peck, un homme d’affaires, ils décidèrent de créer Tesla Electric Company dont l’objectif serait de développer le moteur à courant alternatif.La stratégie de Brown et Peck était dite de “patent-promote-sell”. Breveter des inventions, les mettre en avant auprès d’industriels et vendre les brevets. Peck et Brown n’étaient pas convaincus par le courant alternatif, et pour eux le continu était plus établi dans l’industrie[26]. Tesla leur fit le coup de l’oeuf de Christophe Colomb, en version revisitée : S’il arrivait à faire tourner un oeuf sur lui-même sur sa base sans le toucher, Peck et Brown le soutiendraient avec son idée de courant alternatif. Il y arriva grâce au champ magnétique rotatif qu’il pouvait générer grâce au courant alternatif. Peck et Brown furent impressionnés et le soutinrent[27], tout comme Colomb fut soutenu par la reine d’Espagne grâce à son oeuf.Tesla déposa d’abord des brevets pour un système complet pour le courant alternatif incluant dynamo, transformateur, et moteur. Ensuite l’intérêt de l’invention fut mis en avant grâce à des experts du domaine et à travers plusieurs conférences que Tesla réalisa à propos de son moteur, mais aussi à propos du courant alternatif de manière plus générale[28].crédit : encyclopedia brittanica : http://global.britannica.com/biography/George-WestinghouseEnfin ils surent aussi attirer l’attention de George Westinghouse. Il s’agissait d’un homme d’affaires ayant fait fortune grâce à des inventions dans le domaine du ferroviaire et qui souhaitait se développer dans le domaine de l’électricité. Il était l’un des seuls à voir dans le courant alternatif de bonnes perspectives et dans ce but chercha à acquérir des brevets pour diverses technologies en lien avec ce type de courant. A côté l’achat de brevets pour des transformateurs développés eu Europe, les brevets que la Tesla Electric Company possédait étaient, même pour un prix important[29], un atout important pour disposer de dynamos et de moteurs afin de développer cette activité[30]. Enfin cela lui permettait de se différencier d’Edison qui ne misait que sur le courant continu.Tesla travailla avec les ingénieurs de Westinghouse à Pittsburgh pour industrialiser son moteur[31] de juillet 1888 jusqu’à son départ en août 1889. Ce travail continua sans lui car ce n’est pas avant début 1893[32] que Westinghouse eut la possibilité, autant technique que financière, de pouvoir pousser commercialement les résultats de ces travaux. La guerre des courants La période 1890-1891 fut très compliquée pour les sociétés de l’électricité. Entre la fusion des sociétés d’Edison et celle de Thompson Houston pour former General Electric d’un côté et Westinghouse qui tenta d’acheter de petites entreprises locales d’électricité de l’autre, le monde de l’industrie électrique était sous la pression du monde financier pour se structurer.Par ailleurs, la guerre des courants faisait rage entre Edison et Westinghouse. Edison était convaincu que le courant continu était supérieur au courant alternatif. Westinghouse, de son côté, avait fait, comme d’ailleurs Thompson-Houston, le pari du courant alternatif.Pour comprendre un peu cette bataille entre les deux systèmes, laissez moi juste vous expliquer les enjeux. Comme je l’ai expliqué avant, la télégraphie et l’usage régulier de batteries rendaient indispensable l’usage du continu. Un des problèmes que l’on rencontre quand on veut transmettre du courant, c’est la perte en ligne. L’idée étant que plus la tension est élevée, moins on perd par effet joule[33]. Le problè…

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    LisezLaScience - HS-7 - Interview de Carl Zimmer à propos de "Planète de Virus" par Podcastscience Mar 17, 2016
    Show notes

    J'ai eu la chance de pouvoir récemment participer (un petit peu) à l'interview de monsieur Carl Zimmer, auteur de "A Planet of Viruses", réalisée par l'équipe de Podcascience. Cette interview a été réalisée en anglais, et si la langue de Shakespeare ne vous fait pas peur, l'audio peut-être retrouvée dans le flux de LisezLaScience (et bien entendu chez Podcastscience) et grâce aux contributeurs géniaux de Podcastscience, vous pouvez auss retrouver la transcription en VO sur leur site.

    L'ouvrage


    Planète de Virus - Carl Zimmer - Belin

    Planète de Virus - Carl Zimmer - Belin

    Planète de Virus est un ouvrage écrit par Carl Zimmer à l'occasion d'une action nommée "World of Viruses" visant à faire de la communication/médiation/vulgarisation (choisissez le mot qui vous convient le mieux) à propos des virus de manière globale et sur des supports aussi variés que possible (site web, vidéo, etc). Dans le cadre de cette action, Carl Zimmer a été missionné pour rédiger ce livre sur les virus. Ce livre nous amène à comprendre un peu mieux les virus, leur façon de fonctionner, mais aussi l'histoire de leur découverte et des interactions (combat n'est pas vraiment el bon mot vu l'intérêt que certains virus peuvent avoir pour nous) que nous avons pu avoir avec les virus en tant qu'espèce.

    C'est un livre qui n'est pas très long et qui est extrêmement facile et agréable à lire. Si jamais la langue de Shakespeare ne vous dérange pas, vous pouvez vous jeter sur la version originale en anglais. Mais si jamais vous souhaitez le lire en français, vous avez de la chance; en effet, Karim Madjer et Alan Vonlanthen de Big Bang Science Communication ont fait un super travail de traduction de cet ouvrage qui est disponible depuis peu aux Editions Belin dans la collection Sciences à Plumes.

    L'interview


    Dans ce cadre, Carl Zimmer a accepté de participer à une interview qui a été réalisée par Podcastscience et à laquelle j'ai eu la chance d'être associée. Ce fut une première pour l'équipe (et aussi pour moi) de réaliser une interview en anglais. Mais ce fut aussi un très grand succès grâce à la grande qualité du travail réalisé par l'équipe de Podcastscience, car l'interview est fluide, très intéressante et de bonne qualité pour qui souhaite en savoir plus sur l'ouvrage et les virus.

    Comme je l'expliquais dans le chapeau, vous pouvez aussi, grâce aux merveilleux contributeurs de Podcastscience, retrouver une retranscription de cette interview sur leur site.

    Pour ceux qui souhaiteraient avoir une version en français dans le texte de cette interview, un peu de patience, elle devrait arriver sous peu ! Pour elle vous aurez accès à une version disposant de Voice Over (comme ce que vous pouvez retrouver pour les reportages télévisés avec des étrangers dont les paroles sont traduites) et une retranscription en VF.

    Je voudrais enfin remercier l'équipe de Podcastscience, et celle de Big Bang Science Communication de m'avoir permis de pouvoir participer à cet interview ! Ce n'est pas tout les jours que l'on peut interviewer un vulgarisation comme Carl Zimmer !

    L'auteur


    Carl Zimmer - crédit : Ben Stechschulte

    Carl Zimmer - crédit : Ben Stechschulte

    Concernant Carl Zimmer, voici une adaptation de la présentation que j'ai eu l'occasion de faire à son propos lors de l'interview de Podcastscience:

    Carl Zimmer a obtenu votre licence d’Anglais à l’Université de Yale avant de travailler pour le magazine Discover à la fin des années 80. D’abord comme relecteur-correcteur puis comme rédacteur en chef adjoint. Chroniqueur au New-York Times (pas si mal quand même), on le retrouve aussi sur des émission radio comme Radiolab et certain de ses livres ont été largement acclamés par la critique : “Soul Made Flesh - a history of Neuroscience” a été par exemple nommé parmi les 100 meilleurs ouvrages par le New York Times Book Review. “Science Ink: Tattoos of the Science Obsessed” a aussi été mis en avant par des média grand public comme le Huffington Post, Der Spiegel, ou encore le Guardian.

    En tant que journaliste, les articles de Carl Zimmer, qu’ils aient été dans Discover, le New York times ou sur son blog, The Loom, qui est maintenant hébergé sur la plateforme du National Geographic, ont été reconnus comme faisant partie des meilleurs écrits scientifiques américains dans diverses anthologies. Carl Zimmer a aussi gagné le prix de l’Association Américaine de l’Avancement du Journalisme Scientifique trois fois pour certains de ses articles.

    Liens


    • Interview de Carl Zimmer en VO pour Podcastscience

    • Retranscription en VO de l'interview pour Podcastscience

    • Page web de Carl Zimmer

    • Page wikipédia de Carl Zimmer en anglais

    • Page web de Big Bang Science Communication

    Le livre



    • Planète de Virus de Carl Zimmer

      • ISBN : 2701197678 (ISBN13 : 978-2701197678)

      • Auteur : Carl Zimmer; Traducteurs : Alan Vonlanthen & Karim Madjer

      • Nombre de pages : 125 pages

      • Date de parution : 03/03/2016 aux Editions Belin

      • Prix : 16€ chez Amazon et la Fnac




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