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"Mieux veut être seul(e) que mal accompagné(e)" : En tant qu'introverties, ce proverbe s'applique à nous... la plupart du temps. Nous parlons ici des choses que nous préférons faire seule, et de celles que, pour des raisons personnelles ou pour le regard des autres 👁️, nous aimons mieux faire en groupe. Interactive Transcript and Vocab Helper Try our interactive transcript, live vocabulary and bonus content for FREE for this episode! 👇Get interactive transcripts, live vocabulary and bonus content for ALL our episodes: easyfrench.fm/membership Open the Interactive Transcript Download transcript as HTML Download transcript as PDF Download vocab as text file Download vocab as text file with semicolons (for flashcard apps) Subscribe using your private RSS feed to see the transcript and vocabulary helper right in your podcast app while you listen. Transcript Intro Hélène:[0:18] Salut ! Judith:[0:18] Salut Hélène, comment ça va ? Hélène:[0:20] Ça va, plus ou moins reposée après notre séjour court mais intense à Bruxelles. Judith:[0:27] Et oui, parce que nous avons passé pour moi 10 heures et pour toi deux journées à Bruxelles pour que nous puissions filmer des vidéos là-bas. Hélène:[0:37] Ouais, c'était très intense, on a beaucoup filmé, donc on a plein de contenu qui attend temps d'être préparé pour vous être proposé et on espère que ça vous plaira. Judith:[0:49] Oui, mais depuis le temps qu'on en parle de Bruxelles, de la Belgique, on va enfin pouvoir vous montrer encore une autre facette de la francophonie. Hélène:[0:55] Oui. Aujourd'hui dans ce podcast, on va parler d'autre chose, d'un sujet qui me tient à cœur. Je suis contente qu'on en discute aujourd'hui et avant ça, on va écouter un petit message. Liz:[1:09] Salut, salut, Easy French. Moi, c'est Liz et je voulais raconter quand je suis allée en France, il y avait la canicule et donc il faisait très chaud et comme d'habitude j'utilisais mon parapluie et une dame au hasard dans la rue m'a demandé pourquoi est-ce que je l'utilisais s'il ne pleuvait pas. Pour moi, c'est trop bizarre parce qu'ici au Mexique, on l'utilise n'importe s'ilfait chaud, aussi il pleut. C'est vrai qu'il y a des parapluies spéciaux pour la pluie et pour les UV. Mais du coup, on utilise paraguas et sombrilla pour les mêmes choses. On les utilise comme des synonymes parce qu'on utilise du coup les mêmes. Je voulais demander si est-ce qu'en France, c'est différent les parasols et les parapluies. Et si vous utilisez les parapluies seulement quand il pleut ou si vous les utilisez quand il fait chaud. Et merci d'avance. J'adore votre podcast. Et à bientôt. Hélène:[2:10] J'ai beaucoup aimé cette anecdote. Judith:[2:13] Merci, Lise, pour ton message. Merci d'avoir partagé cette anecdote en France. C'est hyper intéressant. Hélène:[2:19] Ouais, vraiment, j'adore parce que déjà, c'est de saison. Judith:[2:22] Oui, enfin, il paraît qu'on est en été, mais il pleut tout le temps. Hélène:[2:26] Il pleut un peu, ouais, c'est vrai. Mais quand même, on a eu quelques jours de chaleur à Paris. Et c'est vrai que les seules personnes qu'on voit se protéger du soleil avec des parapluies sont des étrangers. Judith:[2:39] Je ne savais pas que c'était aussi courant en Amérique du Sud. Pour moi, c'était très répandu en Asie. Hélène:[2:46] Oui, parce que c'est souvent les touristes qu'on voit le plus à Paris. Judith:[2:50] Eh oui. Hélène:[2:52] Donc, on les voit, les Chinois ou les Coréens ou les Japonais, avec des parapluies dès qu'il y a du soleil. Et donc, on est habitué à les voir faire ça, mais peut-être qu'on ne se rend pas compte à quel point c'est nous qui sommes l'exception de ne pas le faire, plutôt qu'eux qui sont une exception de le faire. Judith:[3:09] Oui, possible. Alors, j'ai envie de rebondir sur ce sujet de plein de manières, parce que tu connais mon combat contre le soleil et contre les rayons UV. Qui sont responsables, je le rappelle, de 80% du vieillissement cutané. J'ai toujours cette impression que ce qu'on voit faire au Japon, en Corée du Sud, en matière de beauté, ça arrive en France 10 ans, 20 ans après. Donc, Liz, pour l'instant, personne ne se promène avec un parapluie pour se protéger du soleil. Mais je suis sûre que si tu reviens dans 10, 15, 20 ans, tous les Français auront et le petit parapluie, et les gants, et la visière pour se protéger des rayons du soleil. Hélène:[3:51] C'est possible, mais en même temps, j'ai l'impression qu'on a une si forte culture en France de se mettre au soleil que j'ai du mal vraiment à imaginer que ça devienne commun de se protéger avec un parapluie. Parce qu'à Paris surtout et dans la partie nord de la France, vraiment, dès qu'il y a du soleil, les gens se précipitent dehors pour s'asseoir sur une terrasse de café en plein soleil, s'asseoir sur un banc en plein soleil, s'exposer comme ça le plus longtemps possible pour commencer à avoir meilleure mine, parce que c'est vrai que l'hiver est long, on ne voit pas le soleil souvent, et on a un peu cette habitude culturelle de se mettre au soleil dès qu'on peut. Judith:[4:31] C'est vrai, tu as raison sur ça. Ça me rappelle une anecdote que ma maman me racontait. Quand elle était petite, elle vivait au Maroc et il y avait la plage, beaucoup de touristes, et notamment beaucoup de touristes français et britanniques aussi, il me semble. Ils les voyaient par la fenêtre s'allonger au soleil de midi à 16h, devenir tous rouges, alors qu'eux, c'était spécifiquement les heures à laquelle ils n'allaient surtout pas au soleil. Ils attendaient que le soleil redescende un peu pour aller à la plage. Donc, je pense que ta remarque est très pertinente et peut-être que je prends mes rêves pour des réalités. Hélène:[5:01] Ouais, je pense qu'on a encore du chemin à parcourir. Déjà, j'ai l'impression que ça commence tout juste à vraiment se démocratiser de mettre de la crème solaire en ville. Quand on était petites, la crème solaire, c'était vraiment pour la plage. Et maintenant, petit à petit, on commence à voir des gens en mettre aussi en ville, mais ça commence tout juste. Judith:[5:21] Et alors pour en revenir à la question initiale, donc il y a bien une différence entre un parapluie et un parasol. Le parapluie, c'est l'objet qu'on utilise quand il pleut, effectivement, pour se protéger de la pluie. Et en fait, quand on dit parasol, en France, on pense vraiment à cette espèce de parapluie géant qu'on met à la plage pour se protéger du soleil. On ne pense pas à une petite ombrelle. Et c'est vrai qu'en fait, personne n'utilise d'ombrelle en France. Hélène:[5:47] Ouais, le parasol, c'est pour la plage, c'est les restaurants qui en ont sur leur terrasse. Ce n'est pas un objet qu'on met dans son sac. Judith:[5:54] Oui, oui. Voilà, pour répondre à ta question. Hélène:[5:58] Ouais, très intéressant en tout cas. Les choses les plus anodines peuvent être les choses les plus révélatrices d'une culture. C'est assez passionnant. Judith:[6:06] Complètement. Hélène:[6:06] Et après cette petite question et cette petite parenthèse, on va passer au cœur du sujet. Le sujet de la semaine Hélène:[6:17] Initialement, j'avais pensé à parler des voyages en solitaire, mais je me suis dit que finalement, on pouvait aborder le sujet de manière plus globale. Et j'ai pensé simplement aux activités qu'on peut faire seul et à la capacité ou non à passer du temps seul et de bons moments si possible. Judith:[6:38] Alors, on est toutes les deux, deux grandes introverties. Cette conversation va être très naturelle pour nous. Effectivement, oui, on peut faire plein de choses seule et toutes les deux c'est comme ça qu'on recharge nos batteries, donc c'est pas tant qu'on peut c'est qu'on a besoin de passer beaucoup de temps seules. Hélène:[6:56] Ouais, exactement, et moi en fait je me suis posé un peu cette question dernièrement parce que j'ai deux amis proches qui sont très différentes l'une de l'autre. Il y en a une qui adore passer du temps seule et qui me disait récemment à quel point elle avait besoin de passer plus de temps seule et une autre qui me disait exactement l'opposé, c'est-à-dire que c'est quelqu'un qui n'aime pas du tout être seule et qui trouvait qu'elle était trop seule et que ça lui pesait énormément. Donc, vraiment, en même temps, j'avais des conversations sur un même sujet avec des personnes qui vivaient la chose de manière complètement opposée. Et je me suis dit que c'était quelque chose d'intéressant à questionner et de se demander un peu pourquoi et comment on passait du temps seul. Déjà, on peut peut-être commencer par parler un peu des activités que, personnellement, on apprécie de faire seules. Judith:[7:47] Oui. Alors, il y a une activité que j'apprécie énormément faire seule et que je peux difficilement faire en groupe, c'est faire du sport. Hélène:[7:54] Pareil. Judith:[7:55] Faire du sport, pour moi, c'est vraiment une activité solitaire. Tout ce qui est sport d'équipe, pour moi, c'est énergivore au possible. C'est hyper stressant. Faire du sport seule, pour moi, ça a vraiment un côté méditatif. Hélène:[8:08] C'est vraiment pareil pour moi. Ça ne m'intéresse pas vraiment d'aller courir avec d'autres personnes, Avant, je courais beaucoup, mais je courais toujours toute seule et pour moi, ça n'avait pas d'intérêt de courir avec quelqu'un. Parce que le sport, c'est un peu le moment où je me retrouve avec moi-même, où je n'ai pas besoin de parler, d'être en représentation, de s'adapter. Ça me paraît difficile d'imaginer faire ça avec d'autres personnes, alors que je sais qu'il y a des gens qui adorent le sport en groupe et qui n'arrivent pas à en faire seuls, justement, parce qu'ils ont besoin d'être motivés par d'autres pour le faire. Judith:[8:43] Je comprends parfaitement. Il y a des groupes qui s'organisent sur Internet, sur Facebook, pour se motiver, des courses en groupe, comme tu disais. C'est vraiment la chose qui me rebute. Il n'y a rien qui peut moins me donner envie de faire du sport que de savoir que je suis avec quelqu'un. Même quelqu'un que j'apprécie. Ce n'est même pas une question de se sentir jugée. C'est juste que c'est tellement plus agréable de le faire seule que je ne vois pas pourquoi je le ferais accompagnée de quelqu'un. Hélène:[9:08] C'est pareil pour moi. Judith:[9:09] Je sens qu'on va enfoncer des portes ouvertes. Hélène:[9:12] Ouais ! Mais c'est drôle parce que c'est pas pareil pour tout le monde. Par exemple, Josh que vous connaissez, les amis, avec qui on a fait des vidéos et même un podcast, lui adore le sport en groupe, je le sais. Judith:[9:24] Mais Josh, ça fait partie des personnes les plus extraverties que je connais. Hélène:[9:29] Ouais. Sinon moi j'aime bien aussi me promener toute seule. Ça peut paraître ennuyeux, mais moi, j'aime bien, même juste dans mon quartier, que je connais par cœur, de sortir un peu, faire un tour, d'observer ce qui se passe dans le quartier, les gens, de regarder s'il y a des nouveaux magasins, juste d'observer en fait, tout en marchant. Je trouve ça très relaxant. Judith:[9:52] Oui, je suis d'accord avec toi. D'autant plus que quand je suis avec toi ou quand je suis avec quelqu'un, j'ai tendance à être vraiment très à fond dans la conversation qu'on est en train d'avoir. Et je me rends vite compte, en fait, que quand je suis toute seule, je remarque des choses que je ne remarque pas quand je me promène avec quelqu'un. Hélène:[10:08] C'est vrai. On est plus dans l'observation, dans un aspect un peu passif, mais sans l'être vraiment, où on n'est pas le seul acteur. C'est plutôt les autres qui sont les acteurs et on les observe un peu. Et c'est reposant, je trouve. Judith:[10:21] Une autre activité que je n'aime pas spécialement faire, mais que je préfère largement faire seule, c'est étudier ou travailler. Pour moi, étudier, c'est vraiment l'activité la plus solitaire qui existe. Je dis ça parce que j'ai étudié la médecine et que tous les gens avec moi travaillaient dans des bibliothèques bondées de gens qui étudient la médecine comme eux. J'ai jamais réussi, j'étais toujours soit chez moi seule, soit dans un café, à payer un café à 4 euros. Mais il fallait que je sois seule et surtout pas à côté de quelqu'un qui étudie la même chose que moi. Hélène:[10:58] Et pourquoi, à ton avis ? Judith:[10:59] Je sais pas, parce que ça me permettait aussi de pas me comparer, je pense, de mieux me concentrer, d'avoir cette impression d'être la seule à faire ce que je suis en train de faire. Ça m'arrivait rarement d'aller dans des bibliothèques, mais j'allais dans des bibliothèques d'universités littéraires. Hélène:[11:16] Ah oui ? Judith:[11:17] Et je savais que j'étais la seule avec mes bouquins de médecine et qu'il n'y avait aucun risque de comparaison. C'était un peu mieux pour moi. C'était moins désagréable. Je n'irais pas jusqu'à dire plus agréable. Hélène:[11:28] Je vois. Moi, j'aimais bien les bibliothèques. Mais c'est vrai que quand même, pour travailler dans le silence. Etudier en groupe, non, j'ai jamais vraiment aimé non plus. Pareil, parce que j'ai un peu du mal avec la comparaison aussi. Mais aller dans une bibliothèque où il y a d'autres gens qui étudient la même chose, ça m'allait bien parce que c'était quand même chacun fait son travail dans son coin. On n'est pas obligés de se parler, mais on est quand même ensemble. Et pour moi, ça restait un petit peu motivant de voir d'autres personnes qui étudiaient aussi, en fait. J'avais l'impression que j'étais comme tout le monde et que du coup, j'ai moins l'impression peut-être de faire quelque chose d'ennuyeux parce que je vois que tout le monde le fait, en fait. Judith:[12:07] Ouais, je comprends. Après, la fac de médecine, c'était un peu particulier parce que c'était aussi un lieu social et de rencontres où les gens des différentes associations se retrouvaient, où les groupes d'amis se retrouvaient. Et donc en fait, je pense qu'il y a beaucoup de gens qui passaient beaucoup de temps à la bibliothèque de médecine, mais qui faisaient des pauses toutes les 20 minutes pour prendre un café avec les copains. Et je pense que ça me rappelait aussi beaucoup que je n'avais aucun copain en médecine et que donc, je n'avais pas du tout envie de ressentir ça et que je préférais m'auto-isoler. Hélène:[12:36] Oui, il y a plein de choses qui rentrent en jeu, pas juste le fait d'étudier. Et sinon, est-ce que tu aimes bien faire des choses un peu comme faire des soins du visage, je ne sais pas, toutes ces choses un peu de self-care ? Est-ce que tu aimes bien faire ça toute seule chez toi ? Judith:[12:52] C'est marrant que tu dises ça parce que la réponse est oui, mais j'étoffe un peu ma réponse. Bizarrement, c'est vraiment quelque chose que je fais quand je suis seule, effectivement. Non pas que je n'en ai pas envie ou que je n'y pense pas quand mon copain est là, mais ça me paraît être une activité un peu superficielle. C'est vraiment mon moment à moi. Et je me sentirais…
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