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Certains organisateurs de spectacles ont des idées pour le moins singulières. Comme celle de lancer un nain le plus loin possible. Le volontaire est coiffé d'un casque et vêtu d'une combinaison rembourrée.
Le lanceur le tient au-dessus de sa tête pour le lancer comme un projectile. Il peut aussi le tenir par des poignées, fixées à la combinaison, et lui imprimer ainsi un mouvement de va et vient avant de le lâcher.
Le but de ce qu'on n'ose pas nommer un sport est de projeter le malheureux nain le plus loin possible. En 1986, des championnats du monde de "lancer de nains" ont même été organisés en Australie. Le lancer de nains est souvent présenté comme une attraction dans certains bars ou discothèques.
Cette pratique, très populaire en Australie et aux États-Unis, et qui a commencé à se répandre en France dans les années 1990, évoque un peu les exhibitions de monstres de foire qui faisaient la fortune des cirques d'antan.
De nombreux élus et des associations, notamment celles défendant les droits des personnes de petite taille, se sont émus de telles pratiques qui, de leur point de vue, bafouent à l'évidence la dignité humaine.
Pour ses détracteurs, en effet, ce "sport" assimile les nains à de simples objets. Ses défenseurs rappellent, de leur côté, qu'ils sont volontaires et que toutes les mesures de sécurité nécessaires sont prises, les nains étant projetés contre d'épais matelas pneumatiques. Ce qui n'a pas empêché la survenue d'accidents graves.
Quoi qu'il en soit, cette pratique a fait l'objet, en France, d'une décision du Conseil d'État, en date du 27 octobre 1995, qui confirme le droit du maire d'interdire cette pratique, au motif qu'elle est contraire à la dignité humaine. Certains édiles avaient en effet prohibé de tels spectacles dans leurs communes.
Le lancer de nains est également interdit dans certains États américains. De son côté, le comité des droits de l'Homme de l'ONU a jugé, en 2002, qu'une telle pratique devait être proscrite pour des raisons tenant également au respect de la dignité humaine.
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Quand un Président de La République se retire, il continue à bénéficier d'avantages qui paraissent d'autant plus excessifs à certains qu'il peut en profiter jusqu'à son décès.
Ces avantages sont d'abord de nature financière. En premier lieu, un ancien Président de la République touche une confortable retraite, qui se monte à environ 6.000 euros bruts par mois.
Une fois retiré, ce ne seront pas toujours ses seuls revenus. En effet, il pourra ajouter à cette pension principale d'autres retraites si, par exemple, il a été, au cours de sa carrière politique, député, sénateur ou ministre.
Par ailleurs, un ancien Président de la République est membre de droit du Conseil constitutionnel. En tant que tel, il touche une indemnité de 11.500 euros nets par mois, si, du moins, il décide d'y siéger.
Enfin, l'État paie en partie les déplacements de l'ex premier magistrat. En effet, ses trajets en avion, en train ou en bateau sont pris en charge, en première classe, par les pouvoirs publics.
Enfin, un ancien Président de la République n'aura pas à payer son loyer. Du moins s'il choisit d'habiter le logement de fonction meublé qui lui est attribué. Les notes de téléphone sont également payées.
Mais les avantages financiers ne sont pas les seuls dont profitent les anciens Présidents. L'État leur attribue aussi un personnel spécifique, dont il prend en charge le salaire.
Ces personnes mises au service de l'ex Chef de l'État sont une dizaine au total. Certaines sont chargées de veiller à sa sécurité personnelle ainsi qu'à celle de son domicile. D'autres s'occupent de l'entretien du logement de fonction. Enfin, le conjoint de l'ex Président peut obtenir le concours d'un collaborateur, dont la rémunération est prise en charge par l'État.
Une voiture de fonction est également mise à la disposition de l'ancien Président, conduite par un chauffeur rémunéré par l'État. Durant ses déplacements à l'étranger, un ancien Président de la République se voit offrir encore un autre avantage.
En effet, il est logé gracieusement dans la résidence de l'ambassadeur de France, accrédité dans le pays dans lequel il se rend.
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La plupart des Rois de France ont eu de nombreuses liaisons hors mariage. À l'exception de Louis XIII, les Bourbons étaient notamment connus pour leur tempérament sensuel. De fait, Henri IV n'était pas surnommé le "Vert Galant" pour rien.
On sait que Louis XIV eut de nombreuses favorites, dont les plus connues sont Mme de Montespan et Mme de Maintenon. Quant à Louis XV, il n'est pas en reste, et ses aventures galantes alimentaient la chronique quotidienne de Versailles.
Mais, dans ce domaine, son petit-fils, Louis XVI, ne suit en rien l'exemple de ses ancêtres.
En effet, on ne lui connaît aucune liaison. Non seulement il n'eut pas de maîtresses, mais il eut du mal à remplir ses devoirs conjugaux. Comment expliquer cette atonie des sens chez le successeur de Louis XV ?
Il faut d'abord rappeler que le jeune homme, alors héritier du trône, se marie très jeune. En effet, au moment de son mariage avec la jeune archiduchesse d'Autriche Marie-Antoinette, en 1770, il n'a que quinze ans. Et sa jeune femme a un an de moins que lui.
Les deux adolescents n'ont donc aucune expérience de la sexualité. Au surplus, le futur Louis XVI est un jeune homme timide et emprunté, qui ne semble éprouver aucun goût particulier pour la bagatelle.
Pour couronner le tout, il souffre d'une légère malformation, qui rend les rapports sexuels douloureux. Il faudra que le frère de Marie-Antoinette, l'Empereur Joseph II, se déplace en personne pour convaincre son beau-frère de consommer enfin son mariage. Ce sera chose faite en 1777.
Et la Reine accouchera de son premier enfant, la future madame Royale, l'année suivante. Mais Si Louis XVI n'eut pas de maîtresses, c'est encore pour une autre raison.
En effet, c'était un homme très pieux, qui ne prenait pas à la légère ses devoirs de croyant. Par ailleurs, il avait pu constater à quel point les débordements de son grand-père avaient pu, à la fin de son règne, miner une popularité qui, en d'autres temps, lui avait valu le surnom de Bien-Aimé.
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La "kippa" est une petite calotte de tissu dont se coiffent les juifs à la synagogue et parfois dans la rue. Cet insigne est réservé aux hommes. Certaines kippas sont tricotées, d'autres, portées souvent par des juifs ultraorthodoxes, sont en velours noir.
Aucun texte religieux n'impose le port de la kippa. Tout au plus trouve-t-on certains passages où il est question de se couvrir la tête en signe d'humilité. Mais le couvre-chef mentionné était un chapeau, d'abord réservé aux prêtres.
À partir du XIIIe siècle, le port du chapeau, destiné à distinguer les juifs, deviendra d'ailleurs une obligation. Ce sera la même chose dans les pays musulmans, où les juifs devront parfois se coiffer d'un chapeau rouge.
À partir du Moyen-Âge, la kippa s'impose peu à peu à côté du chapeau, toujours porté par certains juifs. Ceci étant, la kippa, en tant que telle, n'est pas revêtue d'une valeur particulière. L'essentiel étant, pour un juif entrant dans la synagogue, de se couvrir la tête en signe de respect.
La première raison d'être de la kippa est de fournir un signe de reconnaissance aux juifs. Appartenant à une communauté très dispersée à travers le monde, les juifs, dilués au sein des peuples qui les accueillent, ont besoin de symboles qui manifestent leur identité.
Or, jusqu'à la généralisation de la kippa, le seul signe d'appartenance à leur communauté était la pratique de la circoncision. Et le port de la kippa est d'autant plus considéré comme un signe identitaire qu'elle distingue les juifs des chrétiens qui, du moins pour les hommes, doivent se découvrir dans les églises.
La kippa est également un symbole d'humilité. Elle montre que l'homme est conscient de la présence de Dieu au-dessus de lui. Et c'est, au surplus, un signe très discret, en rien ostentatoire.
En Israël, la kippa n'est pas réservée à la synagogue et peut être portée dans l'espace public. Il n'en va pas de même en France. En effet, le port de la kippa, considérée comme un signe religieux ostensible, est interdit dans les établissements scolaires publics.
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Chaque année, le 17 mars, la fête de saint Patrick est célébrée en Irlande. Pourquoi Ce saint en particulier ? Car il évangélisa les habitants de cette île au Ve siècle. Cette manifestation, qui rassemble des foules nombreuses en Irlande mais aussi dans le monde, donne lieu à divers événements culturels à découvrir absolument !
Mais commençons par un peu d'histoire.
L'évangélisateur de l'Irlande
Patrick, né entre 373 et 390, est un personnage semi légendaire. Il serait originaire d'Écosse ou du Pays de Galles. Il aurait été emmené, comme esclave, dans le comté d'Antrim, dans l'actuelle Irlande du Nord, où on l'aurait chargé de garder les moutons.
Il parvient à s'enfuir, quitte donc l'Irlande, mais il a alors une vision, qui le pousse à y revenir. Il s'attache alors à convertir ses habitants au christianisme. Il se serait alors servi d'un trèfle pour leur faire comprendre la notion de Trinité. Depuis lors, cette plante est devenue le symbole de l'Irlande.
Puis Patrick aurait chassé du pays tous les serpents, qui représentaient les croyances païennes. Enfin il serait mort dans le comté de Down, le 17 mars 461.
Même si la "Saint- Patrick" est devenue une fête de l'Église catholique au XVIIe siècle, Patrick ne fut jamais canonisé.
Voila pour l'histoire. Maintenant, attaquons-nous aux festivités !
L'évènement à ne pas râter si vous êtes en Irlande un 17 mars, c'est indubitablement la parade de Dublin !
Un défilé emblématique
Mais attention, cette parade, qui est l'un des symboles les plus forts de la Saint-Patrick, ne se déroule pas seulement dans les rues de la capitale irlandaise. En fait, le monde entier s'est approprié le saint personnage.
C'est aux États-Unis, où la communauté irlandaise était très nombreuse, que les premiers défilés eurent lieu. Boston aurait accueilli la première de ces parades, en 1737, puis New York en organise une en 1762. Mais des défilés très suivis ont également lieu à Chicago, San Francisco, Buenos Aires ou Montréal. A chaque fois, c'est une vraie fête populaire, à vivre au moins une fois dans sa vie pour comprendre la ferveur des participants.
Chaque ville organise la parade à sa manière. Derrière une statue monumentale du saint, viennent des porteurs de drapeaux et des joueurs de cornemuse. Dans la foule bigarrée, nombreux sont les tuniques et les grands chapeaux verts. Au XIXe siècle, le vert est devenu la couleur emblématique de la fête, succédant au bleu.
Des manifestations très diverses
En Irlande, depuis 1996, un festival est organisé chaque année, à Dublin. Mis en avant par les autorités irlandaises, il a pour vocation de promouvoir la culture nationale. Et il y parvient ! L'ambiance est incomparable, la fierté irlandaise palpable et la chaleur de ce peuple évidente !
Ce festival se tient d'abord sur trois jours puis, à partir de 2006, s'étale sur cinq jours. Cette année-là, il attire environ 675.000 personnes, puis un million trois ans plus tard. Le festival est le lieu de manifestations diverses, du théâtre de rue aux concerts de musique traditionnelle, en passant par un feu d'artifice qui est considéré comme le clou du spectacle. Passer la Saint-Patrick à Dublin, c'est comme aller au Mardi Gras à la Nouvelle-Orléans ou au carnaval à Rio de Janeiro, une expérience unique !
À l'occasion du festival, des conférences sont organisées, sur des thèmes comme l'identité et la cultures irlandaises, ou l'évolution de la langue gaélique.
Mais bien d'autres événements ponctuent encore les célébrations de la Saint-Patrick, comme la Vigil Walk, une marche entre les deux cathédrales que la ville d'Armagh, en Irlande du Nord, a consacrées à saint Patrick. Cette ville organise chaque année le Home of St Patrick Festival ! Une expérience intense et riche en culture, en musique, en chants et en danses à l'endroit que Saint Patrick appelait sa « douce petite colline »...
Site internet du Tourisme Irlandais : www.irlande-tourisme.fr
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Durant les dernières décennies, les femmes sont parvenues à se glisser dans la plupart des sports. Aux Jeux olympiques notamment, on en voit soulever des haltères ou enfiler des gants de boxe.
Mais, a contrario, il existe des disciplines sportives encore réservées aux femmes. Et donc interdites aux hommes, du moins en principe. Ainsi ne verra-t-on pas de sportifs participer aux compétitions olympiques de gymnastique rythmique et de natation synchronisée.
Les athlètes pratiquant la gymnastique rythmique et sportive, pour lui donner son nom complet, doivent exécuter, au sol, un certain nombre de figures. Pour y parvenir, ils s'aident d'accessoires divers, comme des rubans, des cerceaux, des massues ou encore des ballons. Les évolutions des gymnastes sont réglées par une chorégraphie.
Même si ce sport s'ouvre peu à peu aux hommes, la natation synchronisée, ou artistique, est encore réservée aux femmes par le Comité international olympique (CIO).
Les nageuses, seules ou en équipes, doivent exécuter des figures acrobatiques, aussi bien en surface que sous l'eau. Les nageuses se produisant en équipe doivent rechercher une coordination parfaite de leurs mouvements. Les épreuves sont divisées en deux parties : un programme technique, avec des figures imposées, et un programme libre.
Par ailleurs, les évolutions, comme dans le cas de la gymnastique rythmique, se font en musique. Tous ces éléments assimilent cette discipline à un véritable ballet aquatique. D'autant que les sportives sont maquillées et souvent vêtues de tenues brillantes.
C'est sans doute parce que ces deux disciplines ressemblent plus à de la danse qu'à du sport que les hommes en sont écartés. Ce qui en dit long sur certains préjugés sexistes et sur l'image de la femme.
Il va sans dire que la gymnastique rythmique comme la natation synchronisée sont des sports exigeants qui, comme la danse d'ailleurs, demandent à qui les pratique de réelles qualités d'endurance.
Si le patinage artistique qui, par certains traits, ressemble à ces deux disciplines, est ouvert aux hommes comme aux femmes, c'est parce que certaines figures doivent être exécutées en couple.
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Je vous propose de découvrir le podcast Actu, un récap' quotidien de l'actualité en moins de 7 minutes:
Apple Podcast:
https://podcasts.apple.com/us/podcast/choses-%C3%A0-savoir-actu/id1668258253
Spotify:
https://open.spotify.com/show/3jGBHbZGDe8U51nLDXAbco
Deezer:
https://deezer.com/show/5657137
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On sait que si les habitants d'un pays parlent, en principe, la même langue, ils n'en prononcent pas toujours les sons de la même façon. En effet, selon la région ou le milieu social dont ils proviennent, ils n'ont pas tous le même accent.
D'après des études récentes, les animaux partageraient cette particularité avec les hommes. Cette modification de l'"accent" de certains animaux viendrait d'abord de leur âge. C'est ainsi qu'en grandissant, des chevreaux appartenant à une espèce de chèvre pygmée bêleraient d'une manière différente.
Ces différences d'intonations seraient également dues à l'habitat. Ainsi, les oiseaux vivant en plaine ne chanteraient pas de la même manière que leurs congénères nichant en montagne. De même, les oiseaux des villes émettraient des notes plus aiguës que ceux des chants.
Ces sons plus aigus, qu'on entend aussi chez certains dauphins par exemple, permettent notamment à ces animaux de s'adapter à un environnement plus bruyant, soit en ville, soit dans un milieu marin marqué par certaines nuisances sonores, comme le bruit des moteurs de bateaux.
Ces différences valent aussi dans le monde marin. Les dauphins fréquentant des eaux tapissées d'herbes ne siffleraient pas de la même manière que leurs congénères évoluant dans des fonds boueux.
D'après les observations faites par les spécialistes, ces différences de modulation, dans l'émission des sons, permettraient aussi d'améliorer la communication entre les individus.
C'est ainsi que des chimpanzés, transférés d'un zoo néerlandais à un parc écossais, ont progressivement adopté un "accent" différent. En effet, les zoologues qui les observaient ont constaté qu'ils tendaient à abandonner certains son aigus au profit d'inflexions plus graves.
Le but de ce changement d'intonation était de pouvoir mieux échanger avec leurs nouveaux compagnons. Et quand deux groupes de dauphins, venant de zones différentes, se rencontrent en mer, ces différences d'"accents" servent aussi à marquer l'appartenance d'un groupe à un secteur donné.
Cette "signature" sonore, on la trouve aussi chez d'autres cétacés, comme les cachalots ou les orques. Et il n'est pas jusqu'à certains poissons qui ne possèdent aussi leur "accent" propre.
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Création française, le système métrique s'est aujourd'hui très largement imposé, en Europe d'abord, puis dans le reste du monde. Seuls trois pays refusent encore de l'adopter : la Birmanie, le Libéria et les États-Unis.
Étant une ancienne colonie anglaise, ce dernier pays a continué d'utiliser les unités de mesure britanniques après son accession à l'indépendance, en 1783.
Les Américains sont donc restés fidèles aux pieds, yards et autres pouces. Pourtant, on aurait pu penser que l'adoption d'un nouveau système de mesures aurait pu permettre à ce nouveau pays souverain de se démarquer de manière encore plus nette de son ancienne métropole.
Sauf qu'en 1783, quand le traité de Paris consacre la souveraineté des États-Unis, la Révolution française, qui inventa le système métrique, n'avait pas encore éclaté.
Conscients que la fidélité au vieux système de mesures britannique contribuait à isoler les États-Unis, et gênait leur commerce, les Américains ont songé, à plusieurs reprises, à adopter le système métrique.
À la fin des années 1970, sous l'administration Ford, la décision de principe avait même été prise. Mais elle fut annulée par le Président Reagan, au début de la décennie suivante.
Les Américains sont habitués aux mesures anglaises. C'est la première raison de leur opposition au système métrique. Et puis ils les trouvent plus concrètes. Le pied, comme son nom l'indique, est basé sur les dimensions moyennes d'un pied humain.
Quant au yard, il mesure la distance allant du sternum à l'extrémité de la main. En comparaison, le mètre semble aux Américains une mesure beaucoup plus abstraite. Calculée par rapport à un méridien, il est bien plus difficile de se la figurer.
On invoqua aussi, contre le système métrique, le coût nécessaire à un tel changement. Mais si les Américains tiennent tant à leur système de mesures traditionnel, c'est aussi par patriotisme. C'est une sorte de marqueur identitaire si l'on peut dire.
Et pourtant, les États-Unis ont adopté très tôt le système décimal, qui, par son côté rationnel, se rapproche du système métrique. Par exemple, 100 cents égalent un dollar.
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Les circonstances de la mort de Hitler, en avril 1945, et le sort fait à son cadavre, continuent de susciter la controverse. Il semble établi que, le 30 avril 1945, le Führer se soit suicidé, en compagnie de sa maîtresse, Eva Braun, qu'il venait d'épouser le jour même.
Il se trouvait alors dans son bunker, construit au centre de Berlin, où il avait reçu les dernières nouvelles d'une guerre qui semblait irrémédiablement perdue.
À partir de là, il semble difficile de rien affirmer avec certitude. En effet, personne n'était présent dans la pièce où le couple s'est suicidé. Le valet de chambre de Hitler qui, en compagnie de certains notables nazis, a retrouvé les corps, aurait vu une blessure sur la tempe du Führer.
Mais d'autres penchent plutôt pour un empoisonnement, ou imaginent une combinaison entre le poison et le suicide par arme à feu.
Les dépouilles sont ensuite brûlées et inhumées à la hâte. Exhumée un peu plus tard, le cadavre de Hitler sera reconnu grâce à ses prothèses dentaires.
Les restes présumés du dictateur nazi, recevront, sur l'ordre des autorités soviétiques, plusieurs lieux de sépulture. En 1970, ils seront incinérés et jetés à l'eau, à l'exception du crâne, conservé aux archives d'État de la Fédération de Russie.
Mais ce crâne est-il bien celui de Hitler ? En 2017, Philippe Charlier, paléopathologiste bien connu pour ses travaux sur les dépouilles de personnages historiques, comme Agnès Sorel ou Diane de Poitiers, est autorisé à examiner le crâne.
Mais le personnel des archives se montre très méfiant. Le médecin ne peut faire procéder à des analyses d'ADN, ni même manipuler le crâne.
Il y remarque cependant un orifice qui pourrait avoir été causé par une balle. Il retrouve aussi des traces de carbonisation. Par contre, rien qui puisse laisser supposer que Hitler se soit tiré une balle dans la bouche.
Mais c'est l'examen de la dentition, et notamment des prothèses dentaires, qui, une nouvelle fois, est décisif. Pour Philippe Charlier, aucun doute : c'est bien celle de Hitler. Fin du mystère ?
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