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Chez les humains, un peu plus de 1 % des grossesses se termine pare la naissance de jumeaux. Et encore, seul un tiers de ces jumeaux sont monozygotes, c'est-à-dire issus d'un seul œuf fécondé, qui se divise ensuite.
Ces "vrais jumeaux", comme on les appelle aussi, sont donc issus du même spermatozoïde et du même ovule et ils ont un patrimoine génétique identique.
S'ils sont peu nombreux chez les humains, ils sont encore beaucoup plus rares dans le règne animal. On peut même dire que, chez les animaux, la naissance de vrais jumeaux est exceptionnelle.
À titre d'exemple, 70 % des gestations gémellaires de la jument aboutissent à l'atrophie de l'un des deux embryons ou à un avortement. Et dans les 30 % de cas restants, la jument donne bien naissance à deux poulains, mais l'un d'eux est toujours mort.
Aucune naissance de poulains "vrais jumeaux" n'a donc été signalée pour l'instant. Par contre, les juments donnent parfois naissance à des jumeaux hétérozygotes, issus de deux œufs distincts. On les appelle aussi des "faux jumeaux".
Quelques cas cependant
Dans le monde animal, les naissances de vrais jumeaux sont donc rarissimes. Mais elles se sont déjà produites. Voici quelques années, une chienne appartenant à la race des lévriers irlandais a ainsi donné naissance, par césarienne, à deux chiots parfaitement identiques.
Reliés au même placenta par leurs cordons ombilicaux, ils ont été reconnus comme de vrais jumeaux par le vétérinaire sud-africain qui pratiquait l'intervention. C'était la première fois, en plus de 25 ans de pratique, qu'il voyait un tel cas.
Toujours en Afrique du Sud, une éléphante vivant dans une réserve naturelle a donné naissance à deux éléphanteaux jumeaux. Là encore, la chose est très rare, puisque seulement 0,5 % des grossesses aboutissent à des naissances gémellaires. Et encore un seul des petits survit-il la plupart du temps.
Il est à noter que, s'il est exact que les gènes de ces vrais jumeaux sont identiques, ils ne s'expriment pas de la même manière. Ce qui explique de légères différences, dans la coloration du pelage par exemple.
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Plateforme de streaming sur abonnement, Netflix peut s'enorgueillir d'un succès qui ne se dément pas. Comme toutes les compagnies produisant ou diffusant des films et des séries, elle s'efforce de renforcer sa visibilité auprès de ses abonnés.
Le logo joue un rôle essentiel à cet égard. C'est la signature de la compagnie, que les spectateurs reconnaissent d'emblée.
Dans ce domaine, Netflix s'est montrée plutôt sobre. En effet, elle n'a changé que trois fois de logo depuis son lancement, en août 1997. Et le dernier en date est un simple "N" majuscule, dont la couleur, tirant sur le rouge, emprunte à la palette des films présents au catalogue de la firme.
Une signature sonore
Mais la signature d'une compagnie ne se fait pas seulement par l'image, mais aussi par le son. On se souvient en effet des rugissements du lion de la MGM ou du bip-bip qui accompagnait le globe terrestre de la RKO.
Netflix a également sa signature sonore. Il ne s'agit pas du bêlement d'une chèvre, auquel les responsables de Netflix, dans un hommage ironique à la MGM, avaient d'abord pensé.
Non, ce bruit se compose, pour l'essentiel de deux coups secs. Et il a même reçu un nom, qu'on lui donne familièrement : le "toudoum". Mais on peut se demander d'où vient ce son, qui permet de repérer aussitôt un film ou une série de Netflix.
En fait, on pouvait l'entendre dans la première série originale diffusée par Netflix, "House of cards". L'un des personnages, joué par Kevin Spacey, incarne un politicien retors, qui devient Président des États-Unis lors de la saison 2.
Une fois dans le célèbre bureau ovale, on le voit regarder la caméra et frapper la table à deux reprises avec sa chevalière, comme pour mieux signifier son accession au pouvoir.
Ce sont ces deux coups secs qui forment le fond sonore du "toudoum" de Netflix. On y a ajouté quelques arrangements mélodiques ainsi qu'un effet permettant de rendre le son plus profond.
Du lion de la MGM ou du "toudoum" de Netflix, l'Histoire dira lequel sera finalement retenu par la postérité.
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"Se murger"
Certaines expressions, qui appartiennent au parler populaire ou à l'argot, font référence à l'habitude qu'ont certains d'abuser de la dive bouteille.
Elles sont en général très imagées. Ainsi l'expression "se murger", qui signifie donc s'enivrer, viendrait d'une rue de Paris, la rue Alphonse Murge, qui n'existe plus aujourd'hui.
Des entrepôts de vins et des boutiques de spiritueux la bordaient. Aussi prit-on l'habitude de dire des habitués qui les fréquentaient qu'ils allaient "se murger" ou "se prendre une murge".
"Prendre une cuite"
Tout aussi colorée, l'expression "prendre une cuite" est sans doute mieux connue. Il existe, là encore, des variantes. En effet, on pourra dire aussi "se cuiter".
Cette expression, relativement récente, daterait de la seconde moitié du XXe siècle. Elle aurait été forgée par les ouvriers de la porcelaine ou, du moins, en référence à leur activité.
On sait que la pâte de porcelaine, composée notamment de kaolin, doit subir deux cuissons avant de devenir une assiette ou un plat.
Or, la chaleur du four, très vive, fait transpirer l'artisan et modifie quelque peu son attitude. Tout comme celle de l'ivrogne qui, après avoir bu un verre de trop, n'a plus une démarche aussi assurée.
"Prendre une cuite", c'est donc subir les effets de la boisson, comme l'artisan prend de plein fouet la chaleur dégagée par le four.
"Se biturer"
C'est vers le monde des marins qu'il faut se tourner, cette fois-ci, pour comprendre l'origine de cette expression.
En effet, la "biture" désigne une partie du câble qui était déroulé au moment où le navire, arrivé à bon port, devait mouiller et jeter l'ancre. Le terme daterait du XVIe siècle. Quand les marins mettaient en place la biture, ils savaient qu'ils ne tarderaient pas à descendre à terre.
Ce qui était le prélude à des ripailles généreusement arrosées. "Se biturer" ou "prendre une biture" serait donc devenu peu à peu synonyme de boire avec excès. Selon une autre version, moins convaincante, la biture n'aurait pas toujours été installée de manière bien droite. Ce qui rappellerait la démarche hésitante de l'ivrogne.
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En vous promenant dans la forêt, à la fin de l'hiver ou au début du printemps, vous pouvez trouver, parmi les feuilles, des bois de cerf. Comme tous les cervidés, il les perd tous les ans, en décembre ou janvier.
Il peut d'ailleurs les faire tomber plus vite, en les frappant contre un arbre. Cela représente une étape naturelle dans la vie de l'animal, qui n'en ressent aucune douleur.
Ces bois sont parfois très développés et plus impressionnants encore chez certains représentants de l'espèce, comme les élans. Les bois de ces animaux peuvent en effet peser près de 30 kilos.
Le cerf se sert de ses bois pour éloigner les prédateurs ou pour marquer sa supériorité sur les autres mâles durant la période de reproduction.
Des bois moins utiles
On peut se demander pourquoi ces superbes ramures tombent chaque année. On l'a vu, ces appendices sont utilisés comme des armes par les cerfs, et notamment durant la période du rut, en automne.
Ils leur servent pour combattre les autres mâles et assurer ainsi leur prédominance. Ils ne pourront en effet se reproduire avec une femelle que s'ils se sont imposés à leurs compétiteurs.
Une fois la saison des amours passée, ils ont moins besoin de ces encombrantes ramures. De toute façon, les taux de testostérone, qui régulent la croissance des bois, sont moins élevés en hiver. De ce fait, ils perdent de la vigueur et finissent par tomber.
Si les bois tombent, c'est aussi pour ne pas trop pomper l'énergie dont l'animal a besoin au plus fort de l'hiver. C'est encore plus vrai des élans, qui vivent dans des régions très froides.
Dès l'arrivée du printemps, en avril généralement, de nouveaux bois se mettent à pousser sous la peau. Leur croissance est très rapide, des bois d'élan pouvant atteindre 20 cm en 10 jours.
Au début, les bois sont recouverts d'une sorte de tissu vivant, appelé "velours", qui les protège et en assure l'irrigation par un réseau très dense de vaisseaux sanguins. puis le "velours" disparaît, pour laisser la place à des bois tout neufs.
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Les tests chargés d'évaluer l'intelligence d'un individu ont été élaborés en 1905 par le pédagogue français Alfred Binet et ses collaborateurs. Ces tests de QI (Quotient intellectuel), qui étaient censés déterminer l'"âge mental" de l'enfant, ont été élaborés à la duite d'une demande du Ministère de l'Instruction publique, comme on l'appelait alors.
À la suite des lois de 1881-1882, qui rendent l'école primaire obligatoire et gratuite, les autorités éducatives se sont aperçues que tous les enfants n'étaient pas en mesure de suivre l'enseignement prévu pour eux.
Le Ministère souhaitait donc disposer d'une mesure objective des capacités intellectuelles de chacun d'entre eux, de manière à pouvoir créer des classes spécifiques, destinées à accueillir les enfants les plus en difficulté.
Le but était donc de repérer ces élèves, grâce à ces tests de QI, de manière à leur dispenser des cours adapté et un soutien approprié.
Ces tests ont fait l'objet de certaines critiques. C'est ainsi que leur concepteur, qui prétendait ne mesurer que le processus intellectuel, et non les connaissances, s'appuyait tout de même sur certains acquis pour construire ses tests.
Une tout autre utilisation
Les tests de QI, cependant, ont parfois été utilisés à d'autres fins, bien moins avouables. En effet, aux États-Unis, ou dans certaines provinces de Canada, à la fin des années 1920, des personnes ayant eu de faibles résultats aux tests de QI étaient obligées de se soumettre à des programmes de stérilisation forcée.
On connaît au moins le cas d'une personne qui, ayant poursuivi les autorités canadiennes à cette occasion, a obtenu gain de cause.
Cette instrumentalisation, à des fins eugénistes, des tests de QI, n'est pas la seule dérive constatée. En effet, certains auteurs ont constaté que les représentants de certaines minorités, comme les Noirs, avaient parfois des résultats plus médiocres aux tests de QI.
Ils ont alors expliqué ces différences de scores, entre les uns et les autres, par des raisons, souvent fondées sur la génétique, qui ont paru racistes à certains observateurs. Pout ces derniers, ces écarts s'expliquaient surtout par la nature de l'environnement social.
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