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On connaît l'action menée par Coluche pour venir en aide aux plus démunis. Pour les secourir, il a crée les Restos du Cœur et donné son nom à une loi qui encourage les dons à certaines associations.
Encourager les dons
La loi "Coluche" est votée en 1988 et s'inscrit dans la loi de finances pour 1989. C'est en 1986 que l'humoriste a l'idée du dispositif qui est au cœur du texte. Il propose en effet de consentir une large déduction fiscale sur les dons faits à certaines associations.
Le but est donc bien sûr d'encourager ces dons, qui doivent aider les personnes en difficulté.
Certains types d'associations
Mais, pour avoir droit à cette réduction fiscale, il faut faire un don à certaines catégories d'associations. Il peut s'agir d'une association reconnue d'utilité publique. Dans ce cas, elle doit être à but non lucratif et être gérée de manière désintéressée.
Les associations d'intérêt général doivent répondre aux mêmes critères. En outre, ces deux types d'associations ne doivent pas fonctionner pour le profit exclusif d'une minorité, mais pour servir les intérêts de tous.
En pratique, il s'agit souvent d'associations humanitaires, qui viennent en aide aux personnes en difficulté. Elles peuvent exercer leurs activités dans le cadre national ou à l'échelle du monde.
Une déduction fiscale
Si le don est fait à une association éligible à la loi Coluche, il bénéficie donc d'une large réduction fiscale. D'un taux initial de 66 %, elle a finalement été fixée à 75 % en 2005.
Cette réduction fiscale est cependant soumise à un plafond et ne doit pas dépasser 20 % du revenu imposable. Il est à noter que cette déduction ne s'applique pas seulement à l'impôt sur le revenu, mais aussi à l'impôt sur les sociétés et à l'impôt sur la fortune immobilière, ou IFI.
Cette déduction fiscale n'est pas un crédit d'impôt. Aussi les personnes non imposables ne peuvent-elles pas profiter des dispositions de la loi Coluche. Enfin, l'instauration du prélèvement à la source, à compter du 1er janvier 2019, a rendu nécessaire l'aménagement du dispositif.
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Nous avons tous en tête le célèbre lapin de bande dessinée Bugs Bunny, qui se serait damné pour une carotte ! Mais, au fait, sommes-nous bien sûrs que ce gentil animal soit si friand de ce légume ?
Surtout du foin
Il semble bien que l'appétence du lapin pour les carottes relève de l'idée reçue ou même de la légende. Du moins ce légume tient-il une place secondaire dans son menu.
En effet, le lapin est un herbivore. Son régime alimentaire est avant tout composé de foin vert, assez sec et composé de longues fibres. Il mange aussi des herbes de diverses espèces.
Certaines plantes fourragères sont cependant à éviter, comme la luzerne. Elle contient en effet trop de calcium, qui peut donner des calculs urinaires au lapin.
Des carottes trop sucrées
Qu'en est-il des carottes ? Elles ne sont pas complètement oubliées. En effet, le lapin ne mange pas que du foin et de l'herbe. Son régime alimentaire doit aussi comporter de petites quantités de légumes frais.
Mais la carotte n'est pas le plus indiqué. Ce n'est pas à cause du calcium, dont elle ne contient qu'une petite quantité, mais du sucre. En effet, la carotte est un légume sucré. Si vous en donnez trop à un lapin, il aura des dents cariées et prendra trop de poids.
Lui ne demandera pas mieux de la croquer. En effet, les lapins ont une préférence pour les aliments sucrés et amers. Mais c'est donc pour préserver leur santé que leurs éleveurs doivent éviter de leur donner trop de carottes.
Alors, si la carotte est associée au lapin, cela vient-il du goût prononcé qu'il a pour ce légume ? Il existe une autre hypothèse. Le légume lui-même est prolongé par des fanes, qui sont comestibles et dont le lapin est très friand.
Si un lapin en liberté aperçoit des fanes dans un champ où des carottes sont cultivées, il va s'empresser de les grignoter, sans se soucier du légume, qui reste sous terre. Mais l'agriculteur, lui, a tôt fait de penser que ce sont bien les carottes que convoite ce lapin gourmand.
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On imagine volontiers l'homme préhistorique vivant au fond de grottes obscures. C'est pourquoi on l'a baptisé "l'homme des cavernes". En fait, il semble qu'il ait préféré l'air libre pour établir son habitat.
Des abris et des tentes en plein air
De nombreux indices laissent à penser que l'Homo sapiens, autrement dit l'Homme moderne, avait l'habitude de vivre en dehors des grottes. C'est notamment le cas pour l'homme de Cro-Magnon, qui vivait au Paléolithique supérieur, entre 40.000 et 12.000 ans avant notre époque.
Les traces retrouvées permettent de supposer qu'ils adossaient parfois leurs abris à une paroi rocheuse. La charpente était faite de troncs d'arbres, recouverts de peaux de rennes.
Le sol était pavé de pierres ou de galets, pour éviter l'humidité. Ces hommes préhistoriques pouvaient aussi s'abriter sous des tentes, construites à peu près de la même façon.
Ils choisissaient de préférence des endroits où l'eau et le gibier abondaient. La présence de gisements de silex, dans lequel ils taillaient leurs outils, était aussi recherchée.
Des hommes toujours en déplacement
Ces hommes du Paléolithique étaient essentiellement des semi-nomades. En effet, ils étaient tributaires du gibier, qu'ils suivaient dans ses déplacements.
De même, ils devaient protéger leurs campements de la montée des eaux. En effet, ils s'installaient volontiers dans les vallées, où ils trouvaient l'eau et les silex dont ils avaient besoin.
Mais, durant l'hiver, certains cours d'eau, gonflés par les pluies, menaçaient d'engloutir tentes et abris. Avant que la crue ne se produise, les hommes préhistoriques grimpaient donc sur les plateaux, avant de regagner la vallée au début de la saison chaude.
Les archéologues ont cependant retrouvé les traces de quelques sites permanents au nord de l'Europe. Les hommes y vivaient dans des huttes solides et de plus grande dimension, construites avec des os, des crânes et des défenses de mammouths.
On le voit, si nos ancêtres s'installaient parfois à l'entrée des cavernes, ils en délaissaient les profondeurs, obscures et humides. Ils n'y faisaient que de courts passages, le temps de peindre sur les parois les admirables chefs-d'œuvre rupestres que nous connaissons aujourd'hui.
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À la fin de sa vie, le dictateur irakien Saddam Hussein aurait fait rédiger un exemplaire du Coran avec son propre sang. Les autorités du pays se demandent aujourd'hui ce qu'il convient de faire de cette encombrante relique.
Un Coran écrit avec le sang d'un dictateur
L'histoire peut paraître incroyable et, pourtant, elle semble véridique. Tout commence en 1986, quand l'un des fils de Saddam Hussein est victime d'un grave accident. Le dictateur fait alors le vœu que, s'il en réchappe, il rédigera un exemplaire du Coran avec son propre sang.
À la fin des années 1990, le dirigeant irakien met son projet à exécution. Il s'entoure d'une infirmière, pour prélever le sang, et d'un calligraphe renommé. Il faudra tirer du corps du dictateur de nombreux litres de sang pour pouvoir écrire le livre jusqu'au bout.
Ce sang n'était d'ailleurs pas utilisé directement, mais mélangé à des encres spéciales.
Que faire de ce livre ?
Le "Coran de sang" a été exposé dans la principale mosquée de Bagdad jusqu'à la chute de Saddam Hussein, puis conservé depuis dans un lieu secret. Sa présence embarrasse beaucoup les autorités irakiennes.
Faut-il détruire cet exemplaire particulier du Coran ou le conserver ? Certains, à qui ce livre rappelle de bien mauvais souvenirs, s'en déferaient volontiers. On ne ferait ainsi que suivre l'exemple des soldats américains qui, en 2003, abattirent la grande statue du dictateur, qui trônait sur une place de la capitale.
Dans les milieux dirigeants de Bagdad, certains plaident cependant pour une conservation du "Coran de sang". Il serait un précieux témoignage de la brutalité d'un régime qu'on espérait ne plus jamais revoir.
Mais se pose aussi la question du statut religieux du livre, dans un pays où l'Islam tient une grande place. Pour la plupart des dignitaires religieux, l'écriture de cet exemplaire du Coran relève du blasphème.
En effet, d'après la tradition musulmane, le sang, une fois extrait du corps humain, est impur. Pourtant, en tant qu'exemplaire du Livre sacré des musulmans, on ne peut le détruire. À vrai dire, les religieux ont à trancher là un difficile cas d'école, qui ne s'est jamais produit.
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Pour discrets qu'ils soient, certains changements touchent à la symbolique même de nos emblèmes nationaux. C'est le cas de la légère modification apportée au bleu du drapeau tricolore. Mais pourquoi avoir pris une telle décision ?
Une nouvelle couleur pour le drapeau national
Le changement est resté inaperçu durant de longs mois. En regardant bien le drapeau qui, durant ses allocutions, se trouve derrière le Président de la République, certains spectateurs ont cru remarquer un détail nouveau.
Il leur a semblé que ce drapeau n'était plus tout à fait le même. L'une des trois couleurs, le bleu, leur paraissait plus foncée. Ces spectateurs attentifs avaient raison : Emmanuel Macron a bien décidé, en juillet 2020, que l'une des trois parties du drapeau national serait désormais revêtue de bleu marine.
Depuis 1976, en effet, le drapeau se parait d'un bleu plus clair. C'est le président Giscard d'Estaing qui avait pris cette décision, pour mieux harmoniser le drapeau français à celui de l'Europe, auprès duquel il était souvent disposé.
Un retour aux origines
Cette décision a été prise dans la plus grande discrétion, sans s'accompagner de la moindre campagne de communication.
D'après certaines sources, le Président de la République aurait souhaité en revenir au bleu plus soutenu adopté en 1794, quand les couleurs et les motifs du drapeau national furent adoptés. C'était, en quelque sorte, un retour aux origines.
C'est ce bleu plus intense qu'on peut voir sur certaines représentation de l'époque et dans des toiles comme le célèbre "La liberté guidant le peuple", d'Eugène Delacroix. Il eût été impossible au Président de changer les couleurs du drapeau, car la Constitution le lui interdit.
Rien ne l'empêchait, par contre, d'en changer les nuances. Pour l'instant, ce nouveau drapeau est seulement placé derrière le Chef de l'Etat, durant certains de ses discours, ainsi qu'au fronton de l'Elysée et de certains monuments.
En effet, les mairies sont laissées libres de choisir le nouveau drapeau, décoré d'un bleu plus vif, ou de préférer l'ancien, où la couleur est moins profonde. Selon certaines sources, ce changement mineur aurait coûté environ 5.000 euros.
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Durant le haut Moyen-Âge, certains recueils juridiques, comme la loi salique, s'efforçaient, entre autres choses, de policer un peu les mœurs rudes du temps. C'est ainsi qu'elle punissait les injures de lourdes amendes.
Le reflet des mœurs du temps
La loi salique aurait été composée, entre le IVe et le VIe siècles, à l'usage des Francs saliens, l'un des nombreux peuples d'origine germanique qui composaient la confédération des Francs.
Elle est surtout connue pour avoir légitimé, grâce à l'interprétation très large qu'on fit d'un de ses articles, la transmission de la Couronne capétienne aux seuls mâles, à l'exclusion définitive des femmes.
Mais ce code de lois, qui reflète la violence et la brutalité des mœurs du temps, consacre bien plus de place à la répression du vol ou même au châtiment des hommes dont l'une des coutumes les mieux avérées était d'enlever, sans autre forme de procès, les femmes qui leur plaisaient.
Des insultes punies d'amendes
La loi salique réserve toute une partie, le titre XXXII, à la répression des injures. Chaque insulte a droit à un article particulier. On peut supposer que les insultes soigneusement répertoriées ici étaient les plus couramment employées.
Contrairement à d'autres méfaits, ces injures ne sont pas punies par des châtiments corporels. En effet, les coupables doivent s'acquitter d'amendes.
Dans certains cas, ces amendes sont plus élevées, ce qui prouve que l'insulte était jugée plus grave. Ainsi, un homme en traitant un autre de "dénonciateur" ou d'"infâme" devait s'acquitter d'une amende de 600 deniers ou de 15 sous d'or.
À une époque où la monnaie était assez rare, il s'agissait de sommes importantes. Par contre, il n'en coûtait que 120 deniers de traiter quelqu'un de lâche ou de fourbe.
La loi salique s'efforce de faire justice aux femmes, mais ne peut cacher la misogynie qui est dans l'air du temps. En effet, un homme traitant une femme de "courtisane" devait bien débourser la coquette somme de 45 sous d'or. Sauf, toutefois, s'il parvenait à démontrer que cette appellation n'était pas usurpée.
Le soin mis à détailler les amendes prévues en cas d'injures prouve qu'elles étaient fréquentes.
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Dans un contexte marqué par de retentissantes affaires de harcèlement sexuel, reprises par des réseaux sociaux relayant les accusations de sexisme et de machisme qu'elles provoquent, la vie de certains personnages célèbres est vue d'un œil nouveau. C'est le cas de Picasso, qui aurait traité les femmes de manière cruelle.
Un homme violent avec les femmes ?
Picasso lui-même n'aurait pas fait mystère du mépris dans lequel il aurait tenu la plupart des femmes. Pour lui, elles n'auraient été, d'après l'une de ses compagnes, Françoise Gilot, guère plus que des "machines à souffrir".
D'après le même témoignage, le peintre aurait divisé les femmes en deux catégories : les "déesses" et les "paillassons". D'après l'une de ses biographes, Picasso aurait eu pour habitude de violer Marie-Thérèse Walter, l'une de ses maîtresses et modèles favoris, avant chaque séance de pose.
De son côté, sa petite-fille Marina parle de la "sexualité animale" de l'artiste. Pour certains, Picasso aurait aimé soumettre les femmes à des rapports sadomasochistes. Ce sera le cas avec la photographe Dora Maar, qu'il impose à sa compagne Marie-Thérèse Walter et qu'il aurait régulièrement battue.
Un dédain manifesté dans ses œuvres
En dehors du témoignage de ses proches, on a voulu chercher dans le triste destin de certains d'entre eux une preuve de la misogynie de Picasso et de sa violence envers les femmes.
Il est vrai que Marie-Thérèse Walter, mère de sa fille Maya, et Jacqueline Roque, se sont suicidées. Serait-ce à cause des mauvais traitements que Picasso leur aurait fait endurer ? Certains l'ont prétendu.
Il faut toutefois remarquer que ces suicides sont intervenus plusieurs années après la mort du peintre, treize ans dans le cas de Jacqueline Roque.
Pour certains, la trace de ce mépris des femmes se lirait dans les toiles de l'artiste. Dans certains de ses tableaux, en effet, Picasso, aidé par les ressources de l'art cubiste, représente les femmes comme des êtres déconstruits, au visage éclaté. Serait-ce une transposition visuelle du dédain dans lequel il les aurait tenues ?
Faut-il pour autant juger un artiste à l'aune des dérèglements de sa vie privée ? La question mérite en tous cas d'être posée.
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Certains logiciels, comme Google Earth ou Google Maps, permettent, en principe, de visualiser l'ensemble des lieux du monde. Mais, pour des raisons diverses, certains endroits demeurent invisibles.
Le souci du respect de la vie privée
Des applications comme Google Earh permettent de se promener en images dans le monde entier. Mais leur œil fureteur est parfois accusé de ne pas respecter la vie privée.
C'est pourquoi certains éléments, comme les visages ou les plaques d'immatriculation des automobiles, apparaissent floutés. Les particuliers peuvent d'ailleurs réclamer l'application d'autres dispositions, visant à préserver leur intimité.
De leur côté, les pouvoirs publics ont pris des mesures pour que certains lieux, jugés sensibles, n'apparaissent pas de manière claire à l'image. C'est ainsi qu'en France, un arrêté de janvier 2020 fournit la liste des lieux qu'il est interdit de photographier ou de filmer par quelque moyen que ce soit.
Des lieux à cacher
En tête de ces lieux sensibles figurent les installations militaires. Ainsi, vous ne pourrez visualiser, sur Google Earth, ni L'Île-Longue, au large de Brest, qui abrite un centre opérationnel de sous-marins, ni la base militaire du Mont Verdun, dans le Rhône, où se trouve un centre de commandement des forces aériennes.
De même, la fameuse zone 51, dans le Nevada, épicentre de tant de thèses complotistes, reste invisible aux regards. Vous ne pourrez pas voir plus clairement les sites des centrales nucléaires, qui pourraient représenter autant de cibles de choix pour des terroristes en puissance.
Pour éviter de faciliter les tentatives d'évasion, toutes les prisons françaises sont désormais floutées. Certains lieux liés au pouvoir, comme le palais royal d'Amsterdam, n'apparaissent pas non plus clairement à la vue.
De leur côté, les particuliers disposent d'un moyen simple pour faire brouiller la vue de leur domicile. Il leur suffit, pour cela, d'utiliser Google Maps et de cliquer sur un onglet spécifique, destiné à signaler de possibles problèmes.
Il faut ensuite cadrer l'image qu'on désire cacher à la vue et préciser les raisons de sa décision. L'application fait droit à votre demande si, par exemple, vous indiquez qu'il s'agit de votre domicile.
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Selon la région et le type de foyer utilisé, les feux de cheminée sont autorisés ou interdits. En effet, ils sont souvent considérés comme une source de pollution majeure.
Une forte émission de particules fines
En Île-de-France, il est en principe interdit de faire du feu dans l'âtre s'il s'agit d'une cheminée à foyer ouvert, non protégée par une vitre ou un insert. Dans les autres régions, l'utilisation de la cheminée est conditionnée à des ramonages réguliers.
Si de telles précautions sont prises, c'est que la combustion de bois de chauffage est considérée comme une importante source de pollution de l'air. En brûlant dans les cheminées, le bois émettrait en effet des particules fines qui peuvent pénétrer dans les voies respiratoires.
Selon une étude menée en 2010 par Airparif, l'organisme chargé de mesurer la pollution de l'air en Île-de-France, cette combustion du bois de chauffage était alors responsable de 23 % des émissions de particules fines.
Ce type de chauffage émettrait autant de particules fines que le trafic routier. Ce sont les cheminées à foyer ouvert qui pollueraient le plus; ils répandraient dans l'atmosphère huit fois plus de particules fines que les foyers fermés.
Les arguments des professionnels du bois
Dans le secteur du bois, les professionnels se défendent de telles accusations. En effet, ils relativisent le caractère polluant de la combustion au bois. Pour cela, ils s'appuient sur d'autres travaux.
Ils citent notamment une étude d'Airparif, selon laquelle, à proximité du périphérique parisien, l'émission de certaines particules fines, encore plus petites, ne serait liée à la combustion au bois qu'à hauteur de 4 %, alors que le trafic routier serait responsable de 44 % des émissions de ces particules.
D'après ces professionnels de la filière bois, la pollution incriminée serait surtout due à l'utilisation de foyers ouverts. Il faudrait donc, d'après eux, inciter les gens à faire équiper leurs cheminées d'inserts ou à acquérir des poêles de bonne qualité.
Ils rappellent enfin que, si le bois brûlé des particules fines, les arbres, dont il est issu, capturent beaucoup de CO2. En terme de pollution, le bilan serait donc plutôt neutre.
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En ce mois d'août 2021, le monde littéraire est en émoi. En effet, 6.000 feuillets inédits de Céline viennent d'être retrouvés. Mais qu'étaient devenus ces précieux manuscrits ?
Des manuscrits réapparaissent
C'est le journaliste et critique dramatique Jean-Pierre Thibaudat qui avait récupéré ces manuscrits de Céline. Il les a conservés, dans deux grandes caisses, sans en révéler le contenu à personne, jusqu'en juin 2020.
La personne qui les lui avait remis avait en effet insisté pour qu'il n'en révèle l'existence qu'à la mort de Lucette Destouches, la femme de l'écrivain. Celle-ci étant décédée en novembre 2019, à l'âge de 107 ans, le journaliste contacte Emmanuel Pierrat, un avocat spécialiste dans les droits d'auteur, puis les ayants-droit de Céline.
Ces manuscrits comprennent de précieux inédits de l'écrivain, comme "Casse-pipe", dont on ne connaissait qu'une partie, ainsi qu'une version plus complète du roman "Mort à crédit".
Qu'est-il arrivé aux manuscrits de Céline ?
Comment ces manuscrits de Céline étaient-ils arrivés dans les mains de Jean-Pierre Thibaudat ? Celui-ci les avait gardés durant 15 ans, sans vouloir révéler l'identité de la personne qui les lui avait confiés.
De son côté, Céline a toujours prétendu que ces documents lui avaient été volés. Ils auraient été dérobés dans son appartement de Montmartre, que l'écrivain avait quitté, en juin 1944, pour gagner l'Allemagne. Auteur de pamphlets antisémites et de textes publiés dans les journaux collaborationnistes, il craignait en effet pour sa vie.
Mais qui a volé ces feuillets ? L'une des pistes conduit à un certain Oscar Rosembly. Assistant parlementaire du ministre radical Camille Chautemps, puis journaliste dans la feuille de droite "Gringoire", il est hébergé, à partir de 1943, par le peintre Gen Paul, le grand ami de Céline.
D'ascendance juive, Rosembly, craignant les contrôles, se réfugie parfois dans l'appartement que Céline habite dans le même immeuble. En aurait-il profité pour voler les manuscrits ? L'écrivain soupçonna aussi, sans preuves, le résistant Yvon Morandat, ami de Jean Moulin, qui perquisitionna son appartement à la Libération.
Quoi qu'il en soit, une enquête pour "recel de vol", déclenchée par la plainte des ayants-droit de Céline, a été ouverte en février 2021.
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