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Depuis des temps immémoriaux, le laurier est associé à la victoire. Tressé en couronne, il ceint aussi bien le front des vainqueurs aux Jeux olympiques que celui des généraux victorieux de l'Antiquité. Cette symbolique se perpétue jusque dans les temps modernes, puisque les Rois de France, par exemple, sont parfois représentés avec une couronne de laurier sur la tête.
Mais de nos jours encore, bien que de manière plus discrète, il est associé à cette idée de victoire. En effet, cette couronne de laurier figure toujours en arrière plan sur certains diplômes, comme celui du baccalauréat.
Et il est assez logique qu'on donne une couronne de laurier à un "lauréat", puisque ce mot, tiré du latin "laureatus", signifie précisément "couronné de lauriers".
Pour comprendre pourquoi le laurier est devenu, dès l'Antiquité, un symbole de victoire, il faut en appeler à la mythologie.
Dans un de ces contes dont les Anciens avaient le secret, on apprend qu'au cours d'une compétition de tir à l'arc, Apollon, le dieu grec de la poésie et des arts, aurait eu le dessus sur Éros, le dieu de l'amour. Et pourtant, celui-ci ne manquait pas d'expérience en la matière !
Appolon aurait alors tourné en dérision son divin confrère. Pour se venger, Éros aurait tiré une flèche d'or en direction d'Apollon. Cette fois-ci il ne manqua pas sa cible. L'objectif était de rendre le dieu amoureux de Daphné, une charmante nymphe.
Mais Éros, qui avait plusieurs cordes à son arc, décoche une flèche de plomb vers la belle. Aussitôt, la nymphe se met à détester Apollon. Pour échapper à ses assiduités, elle demande à son père, le dieu Pénée, de la transformer en laurier.
Toujours épris de Daphné, même sous sa nouvelle forme, Apollon voue désormais un culte à cet arbuste. Dès lors, le laurier, devenu l'arbre d'Apollon, sera, pour les Grecs, puis pour les Romains, l'emblème de la réussite. On en posera les rameaux sur le front des militaires, lors de leur entrée triomphale à Rome, mais aussi sur celui des poètes.
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Le riz cantonais est un mets incontournable des restaurants chinois. On le retrouve donc souvent dans nos assiettes. Ce plat, dans lequel le riz est sauté à feu vif, comporte en principe des petits pois, des dés de jambon, des œufs et des oignons verts.
Mais il existe des variantes, certains cuisiniers y ajoutant d'autres ingrédients, comme les carottes. Selon certains, la recette de ce riz frit daterait du VIIe siècle et serait due à l'Empereur Yang Tong.
D'après la légende, ce monarque l'aurait emprunté à des villageois, qui avaient l'habitude d'accommoder ainsi leurs restes. À l'origine d'ailleurs, il n'y avait pas de recette particulière, en dehors du fait de faire sauter le riz à la poêle et de lui ajouter des œufs.
Mais ce mets n'est pas originaire de la région de Canton. En effet, ce plat de riz frit serait apparu, au Moyen-Âge, dans la ville de Yangzhou. Or, cette cité se trouve dans la région du Jiangsu, au nord de Shanghai. Rien à voir, donc, avec Canton.
Alors pourquoi avoir appelé ce plat "riz cantonais" ? Ce nom est lié à l'origine des immigrants asiatiques qui, dans les années 1950 et 1960, se sont installés en France. Beaucoup, en effet, habitaient la région de Canton, d'autres venaient de diverses régions de Chine ou des pays de l'ancienne Indochine française.
Ils n'étaient d'ailleurs pas, pour la plupart, restaurateurs de métier. Ils le sont devenus par nécessité, ne pouvant pas, pour diverses raisons, exercer leur véritable profession.
Ces cuisiniers amateurs, du moins au début de leur nouvelle vie professionnelle, n'ont pas vu d'inconvénient à adapter la recette du riz frit aux goûts culinaires des Français. Ainsi y ont-ils introduit des dés de jambon, inconnus des consommateurs chinois.
Cette appellation de "riz cantonais" vient peut-être aussi de la connaissance assez imprécise qu'ont nos compatriotes de la géographie chinoise. En tous cas, le nom de cette spécialité culinaire n'est pas connu en Chine. Pas même à Canton, où les restaurants seraient bien en peine de vous servir un "riz cantonais".
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Le "Monopoly", dont les versions ne cessent de se multiplier, est sans conteste l'un des jeux de société les plus célèbres. On a longtemps cru qu'il avait été inventé, en 1933, par un chômeur américain, Charles Darrow, alors que son pays subissait de plein fouet la Grande Dépression.
Or il n'en est rien. Si le jeu baptisé "Monopoly" est bien dû à Charles Darrow, celui-ci s'est inspiré, pour le créer, d'un autre jeu, mis au point par une femme.
Elle se nomme Elizabeth Magie. Née en 1866, elle devient sténographe et secrétaire, ce qui ne l'empêche pas de s'essayer à la poésie et au théâtre. Mais c'est aussi une militante.
Elle dénonce la condition des femmes et, fidèle aux idées de son père, qui critiquait l'enrichissement abusif des propriétaires fonciers, elle prétend que le seul possesseur d'un bien devrait être celui qui l'a créé.
En 1903, Elizabeth Magie dépose un brevet pour un jeu de son invention, le "Landlord's game", le "jeu du propriétaire foncier". Son but premier n'est pas de distraire ses contemporains.
En faisant une partie de "Landlord's game", les joueurs doivent comprendre à quel point les propriétaires fonciers accaparent les richesses. Et plus généralement les propriétaires de monopoles, comme John D. Rockfeller par exemple, qui contrôlent des pans entiers de l'économie.
À une époque où l'économie n'est guère enseignée à l'école, ce jeu doit en apprendre les règles aux joueurs. La pédagogie par le jeu, sur ce point aussi, Elizabeth Magie était plutôt en avance sur son temps.
Très optimiste, la conceptrice du jeu pensait que les enfants, instruits par leurs parties, mesureraient les injustices du système économique et chercheraient à y remédier une fois devenus adultes.
On redécouvrira le "Landlord's game", et son influence sur le "Monopoly", dans les années 1970. C'est l'économiste Ralph Anspach qui, accusé de plagier le "Monopoly" et amené à faire des recherches pour assurer sa défense, tire le jeu de l'oubli. Il pourra dès lors dénoncer ce qu'il appela le "mensonge du Monopoly".
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Depuis leur accession à l'indépendance, dans les années 1950 et 1960, les relations de la France avec ses anciennes colonies africaines ont fait l'objet de nombreuses critiques. Les médias ont fini par les résumer d'un mot, la "Françafrique".
Ce qui est reproché à la France, par le biais de ce terme péjoratif, c'est de vouloir conserver sous sa coupe, par d'autres moyens, des pays dont elle considère qu'ils font partie de sa sphère d'influence naturelle.
En d'autres termes, la France aurait mené, au moins jusqu'au début des années 2.000, une politique néocoloniale en Afrique, afin de maintenir son emprise sur les pays composant son ancien Empire.
Depuis la présidence du général de Gaulle, les gouvernements français auraient eu recours à divers moyens pour maintenir leur influence sur les pays d'Afrique de l'Ouest, d'Afrique centrale et de l'océan Indien composant son ancien Empire colonial.
Ainsi, la "Françafrique" se serait traduite par l'envoi sur place d'importants contingents militaires. Des troupes souvent accusées d'ingérence dans les affaires intérieures des pays d'accueil.
On cite souvent, à cet égard, l'exemple de l'opération Barracuda, en 1979, qui a permis à l'armée française de renverser le dictateur Bokassa, Empereur autoproclamé de Centrafrique.
La présence, dans ces pays, d'un grand nombre de conseillers et de fonctionnaires français serait également inséparable de la "Françafrique". Elle est à la base d'une étroite coopération économique avec les pays concernés.
Un autre aspect de cette politique africaine, souvent dénoncé, est son caractère opaque. En effet, les décisions prises, à cet égard, ne relevaient pas, pour l'essentiel, du ministère des Affaires étrangères, mais de conseillers très influents, qui avaient l'oreille du chef de l'État.
Le plus emblématique est Jacques Foccart. Durant des années, celui qu'on surnommera "Monsieur Afrique" s'appuiera sur des réseaux efficaces et des liens étroits avec les hommes d'État africains pour renforcer les liens de la France avec ses anciennes colonies.
En 2023, le Président Macron annonce la fin de la "Françafrique". Il reste à voir si la France deviendra vraiment, pour ces pays africains, un interlocuteur comme les autres.
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Les châteaux de la Loire sont l'un des joyaux du patrimoine historique de la France. Chaque année, ils attirent des millions de visiteurs, venus du monde entier.
Le long du val de Loire, où s'étire paresseusement ce fleuve majestueux, se dressent des centaines de châteaux. Il y en aurait au moins un millier, peut-être même 3.000 selon certains.
Qu'il s'agisse de Chenonceaux, Chambord, Blois ou Chinon, ils ont souvent servi de résidences secondaires à nos monarques, qui se plaisaient beaucoup dans ce "jardin de la France" célébré par les poètes.
Mais on peut se demander pourquoi cette région a autant séduit nos Rois. Pourquoi y avoir construit plus de châteaux qu'ailleurs ?
La première raison tient à la valeur défensive du val de Loire. Les Rois y sont en effet à l'abri des turbulences parisiennes, bien protégés par un fleuve dont il est facile de surveiller les passages.
Et puis la région ne manque pas de forteresses, conçues pour résister à de longs sièges. C'est donc là que se réfugient les Rois qui, durant toute la guerre de Cent Ans, aux XIVe et XVe siècle, devront combattre des Anglais très offensifs.
Au terme du conflit, la France est moins menacée sur son sol. À la fin du XVe siècle, les Rois iront guerroyer en Italie. Ils y seront subjugués par les raffinements de la Renaissance.
À leur retour, ils auront à cœur de transformer les vieilles forteresses médiévales en demeures de plaisance. Les machicoulis et les remparts laissent place à une architecture élégante, où la finesse des matériaux se marie à la grâce des formes.
Et c'est précisément dans le val de Loire qu'on trouve la célèbre pierre de tuffeau. Sa couleur claire et son grain très fin donnent à ces chefs-d'œuvre de la Renaissance la beauté qui les pare encore.
Enfin, cette région jouit d'un climat tempéré, un peu émollient peut-être, mais que les hommes de cette époque jugèrent très agréable. Encore une raison d'y bâtir des châteaux.
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Le destin du monde n'a pas seulement été influencé par le nez de Cléopâtre, mais aussi par le pinceau d'Hitler. En effet, si son coup de pinceau avait été plus adroit, il aurait peut-être fait carrière dans les arts et ne serait pas devenu l'un des dictateurs les plus sanglants que l'Histoire ait connus.
Car Hitler se piquait d'être un artiste. Il se présente ainsi par deux fois, en 1907 et 1908, à l'examen d'entrée de l'Académie des Beaux-Arts de Vienne. Ses toiles sont jugées sévèrement par un jury qui déplore une exécution "malhabile" et une "ignorance des techniques".
Pour subsister, Hitler peint alors des cartes postales qu'un ami, qui se fait passer pour aveugle, tente de vendre aux passants. Et il continue à faire des aquarelles. Il en aurait peint un grand nombre, 2.000 ou 3.000 sans doute.
Par contre, Hitler affirme dans "Mein kampf" qu'il n'a jamais été peintre en bâtiment, comme le veut une rumeur qui n'a pas de fondement solide.
La question de l'éventuel talent d'Hitler, en tant que peintre, relève de la subjectivité. Quant à savoir s'il se vengea de ses frustrations d'artiste en se laissant posséder par la folie meurtrière qui devait l'habiter par la suite, ce sont là de simples spéculations.
Quoi qu'il en soit, les toiles d'Hitler sont réapparues après la guerre. Les spécialistes estiment que seulement 10 % de son œuvre aurait survécu. Il est cependant difficile d' authentifier ces toiles. Il existe en effet beaucoup de faux.
Ainsi, sur les 700 tableaux attribués à Hitler, dans un catalogue présenté en 1983, les deux tiers seraient des faux. Depuis le début des années 2.000 des tableaux sont vendus, dont de nombreuses aquarelles.
Ce qui n'a pas manqué de susciter des polémiques. Pourtant, les sujets de ces toiles, des paysages urbains ou champêtres le plus souvent, n'ont aucun caractères délictueux. Hitler les a d'ailleurs peintes, pour la plupart, avant d'accéder au pouvoir.
Il est à noter, enfin, que certaines aquarelles se sont négociées à 14.000 et même à 18.000 euros.
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